Lancement de la formation sur les RPAS

Le lundi 24 février 2025 s’est tenue à Libreville, la cérémonie d’ouverture de l’atelier portant sur les « systèmes d’aéronefs pilotés à distance » en anglais « Remotely Piloted Aircraft System (RPAS) », organisé du 24 au 28 février 2025 par l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC Gabon) en collaboration avec les Autorités Africaines et Malgaches de l’Aviation Civile (AAMAC), au profit des personnels des Autorités de l’aviation civile en charge de la réglementation et de la surveillance des activités y relatives, et ceux de l’industrie en charge de l’utilisation ou de l’organisation des activités des RPAS au sein de leurs unités opérationnelles.

Présidé par le Directeur général de l’ANAC le Général de Division Éric Tristan Franck MOUSSAVOU, l’événement a vu la participation de Monsieur Louis BAKIENON, Secrétaire Exécutif des AAMAC, de Monsieur Brice Thierry Arist SOKI, Représentant de l’Agence pour la Sécurité et la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) auprès de la République Gabonaise, des membres du Comité de Direction de l’ANAC ainsi que des Experts des AAMAC.

L’atelier relatif à la réglementation et à l’exploitation des RPAS a trait au renforcement des capacités des personnels du système de l’aviation civile, dans le but de fournir aux acteurs des outils d’orientation pour bâtir un cadre réglementaire adapté à l’évolution des RPAS.

Dans cette optique, le Secrétaire Exécutif des AAMAC a souligné l’importance de cette formation sur la réglementation des RPAS (drones) dans l’espace aérien du Gabon, en mettant en avant la transformation rapide de l’aviation avec l’essor des drones et la nécessité pour les États d’anticiper et d’encadrer leur intégration pour en garder le contrôle. Les AAMAC, en collaboration avec les autorités nationales et internationales, œuvrent pour harmoniser les réglementations africaines avec les standards de l’OACI. L’objectif est d’assurer un développement sûr et durable des drones en Afrique à travers :
• Un cadre réglementaire solide et adapté aux réalités africaines.
• Une intégration harmonieuse des drones dans l’espace aérien existant.
• Un renforcement des capacités des États membres pour mieux gérer cette nouvelle technologie.

Dans son allocution, le Directeur général de l’ANAC Gabon a relevé l’intérêt pour l’aviation civile de s’adapter aux avancées technologiques et aux évolutions réglementaires liées aux drones. Il a insisté sur le fait que cet atelier constitue une occasion privilégiée d’apprentissage et d’échange sur les meilleures pratiques, tout en permettant le développement de nouvelles compétences pour un encadrement efficace de l’exploitation des RPAS.
Mettant en avant la collaboration entre les AAMAC et l’ANAC Gabon, alignée sur la vision des autorités gabonaises visant à revitaliser le secteur aérien à travers la formation, la modernisation des infrastructures et la dynamisation du transport aérien, il a exprimé sa gratitude envers les experts et intervenants pour leur précieuse contribution. Enfin, il a encouragé les participants à tirer pleinement profit de cette formation, en renforçant leur réseau tout en explorant de nouvelles stratégies.

Participation de l’ANAC au Symposium Mondial sur le soutien à la mise en œuvre (GISS) 2025 : L’avenir de l’aviation rencontre la durabilité et l’intelligence artificielle

Sur invitation de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) et de l’Autorité d’Aviation Civile des Emirats Arabes UNIS, le Gabon a pris part à la 4e Edition du Symposium Mondial de Soutien à la mise en œuvre de l’OACI (GISS 2025) qui s’est tenu du 10 au 12 février à Abu Dhabi.

Cet évènement d’envergure a rassemblé plus de mille (1000) experts du secteur de l’aviation,  autour du thème « Le prochain vol : innover pour un avenir durable»,  qui durant trois jours ont eu des discussions approfondies sur l’avenir de l’aviation, l’aviation durable, l’augmentation de la production de carburant d’aviation durable (SAF), ainsi que l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) .

Les débats ont couvert divers domaines stratégiques, notamment :

Innovation et Durabilité – L’une des principales sessions du symposium a mis en lumière l’importance de l’innovation pour promouvoir une aviation plus durable. Les intervenants ont insisté sur le besoin urgent d’adopter des technologies vertes et de renforcer les pratiques de gestion de l’espace aérien pour réduire l’empreinte carbone de l’industrie aéronautique. Le lancement du Global Sustainable Aviation Marketplace (GSAM) a été accueilli avec enthousiasme comme une initiative visant à encourager les partenariats public-privé pour la décarbonation du secteur.

Sécurité et Sûreté – Le symposium a également abordé les enjeux de sécurité et de sûreté, rappelant l’importance de maintenir des normes élevées pour répondre aux défis actuels et futurs. Des experts ont partagé leurs connaissances sur les meilleures pratiques et les innovations en matière de sécurité aérienne, soulignant la nécessité de la coopération internationale pour garantir un ciel sûr pour tous.

Transition Numérique – La transition numérique a été identifiée comme un levier essentiel pour la transformation du transport aérien. Les participants ont discuté des opportunités offertes par les technologies numériques pour améliorer l’efficacité opérationnelle, la gestion de l’espace aérien et l’expérience passager. Les échanges ont mis en avant l’importance de l’adoption des technologies numériques pour rester compétitif dans un secteur en constante évolution.

Perspectives Futures – Le Maroc a été annoncé comme l’hôte de la prochaine édition du GISS en 2026, promettant de poursuivre les discussions cruciales pour l’avenir de l’aviation civile. Les organisateurs et participants ont salué le succès de cette édition à Abu Dhabi et exprimé leur optimisme quant aux avancées futures.

80 ans plus tard, la Convention de Chicago est toujours actuelle et pertinente!

Du 4 au 5 décembre 2024, l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) a célébré le 80e anniversaire de la signature de la Convention de Chicago, un moment historique qui a marqué le début d’une ère nouvelle pour l’aviation civile mondiale. L’événement a eu lieu à Chicago, lieu symbolique où la Convention a été adoptée en 1944.

L’objectif principal de ces deux journées était de mettre en lumière les progrès majeurs accomplis ces 80 dernières années, mais aussi de fixer une vision claire pour les décennies à venir. La Convention de Chicago, signée le 7 décembre 1944, a en effet jeté les bases d’un système de transport aérien international coordonné, visant à promouvoir la paix, la coopération et le développement économique mondial. Cet anniversaire a été l’occasion de célébrer ces réalisations tout en se concentrant sur les défis à venir, notamment la durabilité environnementale et l’innovation technologique dans le secteur aérien.

Le Gabon a pris part à cet événement de grande envergure, représenté par le Directeur Général de l’ANAC, le Général de Brigade Eric Tristan Franck MOUSSAVOU, accompagné de Madame Larissa Pamela DIANGA NZENGUE, Directrice des Aérodromes et des Equipements Aéronautiques. Par cette participation, le Gabon a réaffirmé son engagement à soutenir un développement aéronautique durable et inclusif.

Sous le thème « Un ciel sûr et un avenir durable : ensemble pour les 80 prochaines années », l’OACI a organisé une session historique de son Conseil ponctuée par des discussions qui ont réuni des représentants des États, du secteur privé, de l’industrie, des organisations internationales et des experts afin d’explorer des moyens de rendre l’aviation plus sûre, durable et inclusive.

Une résolution a à cet effet été adoptée, marquant le 80e anniversaire de la Convention de Chicago et soulignant le rôle déterminant de l’OACI dans la construction d’un avenir aérien mondial. Cette résolution traduit l’engagement des États membres à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, tel qu’annoncé par l’OACI lors de l’événement AFI Week tenu à Libreville qui préconisait la révision de sa stratégie pour la période 2026-2050.

Trois tables rondes de haut niveau ont également permis d’aborder des questions émergentes et des enjeux de taille pour le secteur aérien, axées sur des thèmes clés tels que la croissance économique, le développement social et la durabilité environnementale, le rôle de l’innovation pour un avenir durable, ainsi que les défis à surmonter et les investissements à sécuriser pour assurer la durabilité de l’aviation. Ces discussions ont également souligné l’importance de la coopération intersectorielle pour favoriser le changement et garantir un avenir durable à l’aviation.

Le Secrétaire américain aux Transports a déclaré  que « l’OACI avait permis de créer une communauté internationale unie autour de l’objectif de rendre l’aviation plus sûre, plus durable et plus équitable ». 80 ans après la signature de la Convention, le secteur aérien est plus interconnecté que jamais, grâce à des standards globaux qui facilitent les échanges internationaux et soutiennent le développement économique mondial.

Le Président de l’OACI, Salvatore Sciacchitano, a rappelé que la Conférence de 1944, en pleine Seconde Guerre mondiale, avait été un moment charnière où 54 pays ont décidé de faire de l’aviation un vecteur de paix et de coopération, plutôt qu’un instrument de conflit. « Les visionnaires de 1944 ont posé les bases d’un système aérien capable de s’adapter à un monde en perpétuelle évolution », a-t-il déclaré, soulignant ainsi la flexibilité et la solidité de la Convention de Chicago qui a permis de guider l’évolution de l’aviation pendant ces huit décennies.

L’OACI continue de jouer un rôle fondamental en tant qu’acteur central du développement du transport aérien, garantissant un avenir où l’aviation soutient la paix, la coopération internationale et le développement durable.

La participation du Gabon à cet événement a été une opportunité de renforcer son engagement pour le développement d’une aviation civile moderne, sûre et respectueuse des principes de durabilité et d’inclusion, et de contribuer activement aux efforts mondiaux visant à construire un avenir plus vert et plus équitable pour l’aviation.