Participation de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC- Gabon) à la Troisième édition de la Semaine de la Sécurité Aérienne TSA-ACAO sur la problématique des aéronefs sans pilote

Du 27 au 30 Avril 2026, deux représentants de l’ANAC ont pris part à la 3e édition de la Semaine de la Sécurité Aérienne TSA-ACAO, tenue à Marrakech, au Maroc, sous le thème  » La prochaine ère de la sécurité aérienne : s’adapter aux menaces et transformer l’écosystème « .

Organisée sous l’égide de l’Organisation de l’Aviation Civile Arabe (ACAO) , cette rencontre internationale a réuni plusieurs acteurs majeurs de la sûreté et de la sécurité de l’aviation civile, notamment le Gouvernement du Maroc, le Département d’Etat des Etats-Unis (DOS), la Transportation Security Administration (TSA), ainsi que des experts et autorités de l’aviation civile de nombreux Etats membres.

L’ANAC y était représentée par Mme Aïcha IBRAHIME MPOUH, Directeur de la Sûreté et de la Facilitation, et M. Oliver Estai BOUNGOU, Responsable Sûreté et Facilitation de la Délégation Régionale Sud-Est. Leur participation traduit l’engagement constant de l’ANAC à renforcer ses capacités institutionnelles et à anticiper les nouvelles menaces pesant sur l’aviation civile.

Parmi la thématique majeure abordée figurait la problématique des systèmes d’aéronefs sans pilote (UAS), communément appelés drones. Leur essor rapide dans les usages civiles et commerciaux constitue à la fois une opportunité technologique  et un défi majeur pour la sûreté aérienne, en raison des risques d’intrusion dans les zones sensibles avec l’intention de commettre un acte d’intervention illicite, de collision avec les aéronefs et d’usages malveillants.

La session intitulée  » Menaces liées aux drone – ce qui nous empêche de dormir la nuit  » a particulièrement retenu l’attention. Les experts de l’ACAO (Arab Civil Aviation Organisation ) et du laboratoire PNNL (Pacific Northwest National Laboratory) y ont présenté les risques croissants que les drones font peser sur le trafic aérien civil, ainsi que les limites actuelles des systèmes de lutte anti-drones (Counter-UAS).

Les discussions ont permis d’approfondir les difficultés de détection, d’identification et de neutralisation de ces appareils, tout en soulignant la nécessité d’un encadrement réglementaire harmonisé afin de mieux contrôler leur exploitation, d’assurer leur traçabilité et de renforcer la protection des infrastructures critiques.

Les échanges ont également porté sur le Plan mondial pour la sûreté de l’aviation (GASeP) de l’OACI, les retours d’expérience sur les incidents récents de sûreté aérienne, ainsi que les meilleures pratiques de prévention des actes d’intervention illicite. Une attention particulière a été accordée à la coopération entre Etats et au partage d’informations stratégiques face aux menaces émergentes.

Cette participation a permis aux représentants de l’ANAC – Gabon de s’approprier les nouvelles orientations internationales en matière de sûreté aérienne et d’identifier les pistes concrètes pour l’intégration de la menace que représentent les drones dans les dispositifs nationaux de prévention contre les actes d’intervention illicite. A l’instar des MANPADS et des cyberattaques, les drones constituent aujourd’hui une menace silencieuse, mobile et difficilement identifiable, qui doit impérativement être prise en compte dans le système national de sûreté.

L’objectif demeure clair : garantir un haut niveau de sécurité dans les aéroports ouverts à la circulation aérienne, protéger les passagers, les équipages et les installations sensibles, tout en préservant l’intégrité de l’espace aérien national.

A travers cette participation, l’ANAC réaffirme son engagement en faveur d’une aviation civile moderne, sûre et conforme aux standards internationaux, au service de la sécurité des usagers et du développement durable du transport aérien au Gabon.

 

 

Participation de l’ANAC Gabon à un atelier stratégique de cybersécurité à l’ANINF, dans le cadre de la coopération Gabon – États-Unis

Dans le cadre du renforcement de la cybersécurité nationale, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC Gabon) a pris part à un atelier stratégique organisé du 20 au 24 avril 2026 à la Tour de l’ANINF à Libreville.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la coopération entre la République Gabonaise et les États-Unis d’Amérique, avec l’appui de la société MITRE Corporation, experte de référence dans le domaine de la cybersécurité.

Sur instruction du Directeur Général de l’ANAC, le Général de Division Éric Tristan Franck MOUSSAVOU, une délégation de l’institution a activement participé aux travaux.

L’ANAC était représentée à cet atelier par trois agents de son Service Informatique.

1)       Madame Vanecia Stévie NGO MYTOULOU, Chef de service informatique et Chef de cellule par intérim de la cellule cybersécurité ;

2)      Monsieur Rufin MBADINGA MOUKAGNI, Chef de bureau développement et administrateur des bases de données ;

3)      Monsieur Carmel Fred PATCHELLI LOUBENDJE LOUBAT, Cadre informatique.

Cet atelier a réuni les principales parties prenantes nationales, notamment les représentants des administrations publiques, des experts techniques ainsi que des partenaires internationaux, autour des enjeux majeurs liés au renforcement de la cybersécurité au Gabon.

Les échanges ont porté sur plusieurs axes stratégiques, notamment :

  • Les rôles et responsabilités des parties prenantes nationales en matière de cybersécurité ;
  • L’identification des priorités stratégiques ;
  • L’évaluation des capacités existantes ;
  • Le renforcement du cadre réglementaire.

Un point essentiel des travaux a concerné la nécessité de mettre en place des dispositifs structurants pour la sécurité des systèmes d’information, notamment :

  • La création de Centres Opérationnels de Sécurité (SOC) sectoriels ;
  • La mise en place d’un SOC national, chargé de la supervision, de la détection et de la réponse aux incidents de cybersécurité à l’échelle nationale.

Ces travaux s’inscrivent dans une dynamique de modernisation et de sécurisation des infrastructures critiques, visant à renforcer la cyber-résilience du Gabon.

À travers sa participation à cet atelier, l’ANAC Gabon réaffirme son engagement à contribuer activement à la stratégie nationale de cybersécurité et à accompagner les initiatives visant à garantir la sécurité des systèmes d’information dans le secteur de l’aviation civile.

Cette participation illustre également la volonté de la Direction Générale de positionner l’ANAC comme un acteur clé de la transformation digitale et de la sécurisation des systèmes au niveau national.

Participation du Gabon à la 37ᵉ Réunion du Groupe d’experts de la sûreté de l’aviation civile

L’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a pris part à la 37ᵉ Réunion du Groupe d’experts de la sûreté de l’aviation civile (AVSEC/37), organisée par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), du 13 au 17 avril 2026 à Montréal.

Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le cadre des travaux permanents de l’OACI visant à renforcer le dispositif mondial de sûreté de l’aviation civile. Elle a réuni des experts internationaux et des représentants des États membres autour des enjeux stratégiques liés à la prévention des actes d’intervention illicite, à l’adaptation des dispositifs de sûreté face à l’évolution des menaces, ainsi qu’au partage des bonnes pratiques en matière de coopération internationale.

La délégation gabonaise était composée de :
– Madame Aïcha IBRAHIME MPOUH, Directeur de la Sûreté et de la Facilitation ;
– Monsieur Romuald Peggy’s SOUNGOU, Chef de la Cellule Coopération Internationale et Traduction ;
– Monsieur Jean Benoît NZE NGUEMA, Chef de Service Sûreté.

Au cours des travaux, les représentants du Gabon ont activement contribué aux discussions techniques et stratégiques, notamment sur l’évolution des normes et pratiques recommandées (SARPs) en matière de sûreté, ainsi que sur le renforcement des capacités des États pour faire face aux menaces émergentes.

Au-delà de la participation institutionnelle, la présence du Gabon à ce panel revêt un intérêt stratégique majeur. En effet, elle permet au pays :

– d’anticiper les évolutions réglementaires internationales et d’adapter son cadre national en conséquence ;
– de renforcer les compétences techniques de ses experts à travers un accès direct aux dernières innovations et orientations en matière de sûreté ;
– de consolider sa crédibilité sur la scène aéronautique internationale en affirmant son engagement en faveur des standards de l’OACI ;
– et de favoriser des partenariats techniques susceptibles d’améliorer durablement la sûreté des plateformes aéroportuaires nationales, notamment à Libreville.

In fine, garantir un système national d’aviation civile sûr et résilient, tout en positionnant le Gabon comme un acteur engagé et responsable au sein de la communauté aéronautique internationale.