Mission d’évaluation du centre de formation HUTC en vue du renouvellement de son agrément

Dans le cadre de ses missions régaliennes de supervision et de contrôle de la sécurité de l’aviation civile, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a mené, du 5 au 6 octobre 2026, une mission d’audit au sein du Heli Union Training Center (HUTC), situé à Angoulême, en France.

Cette mission s’inscrit dans le processus de renouvellement de l’agrément de cet organisme de formation, habilité à assurer la formation initiale ainsi que le maintien des compétences des pilotes d’hélicoptère de la compagnie Heli Union Gabon.

Elle avait pour objectif d’évaluer le niveau de conformité du centre aux exigences réglementaires en vigueur, ainsi qu’aux normes et standards applicables aux organismes de formation aéronautique.

À cet effet, une délégation de l’ANAC s’est rendue sur le site du centre de formation. Elle était composée de :

• Monsieur Georges MOBAMOU MALEKOU, Directeur de l’Exploitation Aérienne et Inspecteur OPS ;
• Monsieur Ken Rodrigue NZE, Chef de Service Licences et Formation et Inspecteur PEL.

Les travaux ont notamment porté sur l’examen de l’organisation et des dispositifs pédagogiques du centre, des programmes et procédures de formation, des infrastructures et moyens pédagogiques disponibles, ainsi que des qualifications et compétences du personnel impliqué dans le processus de formation.


La formation et le maintien des compétences des personnels navigants constituent en effet des leviers essentiels de la sécurité aérienne, en garantissant que les pilotes disposent des connaissances, des qualifications et des aptitudes nécessaires à l’exercice de leurs fonctions.

L’Agence rappelle, à cet égard, que la délivrance ou le renouvellement d’un agrément ne constitue pas une simple formalité administrative. Il repose sur une évaluation rigoureuse, objective et documentée, visant à vérifier que l’organisme concerné satisfait aux exigences réglementaires applicables.

Clôture de l’atelier de l’OACI sur le Plan régional et le Plan national de sécurité de l’aviation (AFI-RASP & NASP)

Libreville, le 4 septembre 2026 – Après cinq jours de travaux consacrés aux échanges d’expériences et au partage de connaissances, l’atelier organisé sous la houlette de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), dédié au Plan régional de sécurité de l’aviation pour la région Afrique-Océan Indien (AFI-RASP) et au Plan national de sécurité de l’aviation (NASP), a pris fin le vendredi 4 septembre 2026 à Libreville.

Réunissant des acteurs de l’aviation civile issus de plusieurs États de la région et de différentes organisations internationales, régionales et nationales, cette rencontre qui a débuté le 31 août 2026 avait pour objectif de renforcer les capacités des parties prenantes en matière de planification, de coordination et de gestion de la sécurité, tout en favorisant une meilleure appropriation des principes du NASP et de l’AFI-RASP.

Au cours de cette semaine, les participants ont notamment travaillé sur l’identification des risques et priorités nationaux en matière de sécurité aérienne, la définition des objectifs, cibles et indicateurs de sécurité, ainsi que sur les mécanismes permettant d’assurer un suivi efficace des performances de sécurité. Les échanges d’expériences, les exercices pratiques et les travaux collaboratifs ont permis de donner à l’atelier une dimension concrète et opérationnelle.

Des participants satisfaits des travaux
À l’issue des travaux, les participants ont partagé leurs impressions sur le déroulement de l’atelier. Philip K. Whoewieh, participant anglophone représentant le Liberia, et Djibril Seibou Sirifi, participant francophone représentant le Sénégal, ont salué la qualité des échanges, ainsi que l’accueil et l’accompagnement dont ils ont bénéficié durant leur séjour à Libreville.

Ils ont également souligné la pertinence des connaissances et outils acquis au cours de la formation, lesquels pourront, selon eux, contribuer au renforcement de la sécurité de l’aviation civile dans leurs États respectifs.

La cérémonie s’est poursuivie par la remise des attestations de participation, venant sanctionner les cinq jours de travaux et témoignant de l’engagement des participants dans cette démarche de renforcement des capacités.

Intervenant au nom du Directeur Général de l’ANAC Gabon empêché, le Conseiller Technique M. ToussaintMVOLANDONG a réaffirmé l’importance accordée par l’Agence à la tenue de cet atelier, non sans renouveler la gratitude du Gabon à l’OACI et à ses experts pour leur accompagnement, ainsi qu’à l’ensemble des participants pour leur disponibilité, leur engagement et la qualité de leurs contributions. Dans son intervention, il a particulièrement insisté sur la nécessité de transformer les connaissances et outils acquis en actions concrètes, afin que le NASP puisse devenir une réalité pleinement opérationnelle au sein des États et contribuer à une aviation africaine toujours plus sûre, résiliente et performante.
« La réussite de cet atelier ne se mesurera toutefois pas uniquement à la qualité de nos échanges ici, à Libreville. Elle se mesurera surtout à notre capacité collective à transformer les connaissances et les outils acquis en actions concrètes dans nos États. »

Une responsabilité collective pour une aviation plus sûre

Au-delà du partage de connaissances et d’expériences, cet atelier aura ainsi constitué une occasion privilégiée de consolider une culture de sécurité plus proactive, fondée sur l’anticipation des risques, l’exploitation des données de sécurité et la mise en œuvre d’actions préventives et coordonnées.
La rencontre a rassemblé des participants venus notamment du Gabon, du Togo, du Tchad, de la Sierra Leone, du Sénégal, du Niger, du Mozambique, du Mali, de la Guinée équatoriale, de la République du Congo, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie et du Liberia, ainsi que des représentants de l’OACI et d’organisations régionales telles que l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine).
Au niveau national, plusieurs acteurs de l’écosystème aéronautique gabonais ont également pris part aux travaux, notamment l’ASECNA-Représentation au Gabon, Afrijet, le BEIAA, l’ASECNA (Délégations Aux Activités Aéronavales Nationales), SOLENTA Aviation, Fly Gabon et l’ANAC.

Les acquis, conclusions et recommandations issus de ces cinq jours devront désormais être traduits en actions concrètes, afin de contribuer à l’amélioration continue des performances de sécurité, tant au niveau national que régional.
Une ambition partagée : faire de la sécurité de l’aviation une priorité durable et une responsabilité collective.

Libreville accueille l’atelier régional de l’OACI sur les plans de sécurité aérienne AFI-RASP & NASP

Libreville, le 31 août 2026 – Le Gabon accueille, du 31 août au 4 septembre 2026, un atelier régional de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) consacré au Plan régional de sécurité de l’aviation pour la région Afrique-Océan Indien (AFI-RASP) et au Plan national de sécurité de l’aviation /National Aviation Safety Plan (NASP).

Organisé sous la houlette de l’OACI, cet atelier vise notamment à sensibiliser les parties prenantes et à renforcer les compétences des acteurs impliqués dans la planification et la mise en œuvre des plans nationaux de sécurité aérienne, en cohérence avec le Plan mondial pour la sécurité de l’aviation (GASP) et le plan régional. Il doit également permettre aux États d’identifier leurs principaux risques de sécurité opérationnelle, leurs enjeux nationaux prioritaires et les initiatives à mettre en œuvre pour y répondre.

La cérémonie d’ouverture officielle s’est tenue ce lundi 31 août, en présence notamment du Directeur Général adjoint de l’Office National de Sûreté et de Facilitation des Aéroports du Gabon (ONSFAG), M. Wilson MAKAYA MAKAYA, et du Capitaine John Patrick OTHA GADOULLET, représentant le Directeur de la Police de l’Air et des Frontières, ainsi que des représentants des administrations, de l’industrie aéronautique et des autres parties prenantes du secteur.

« La sécurité est une priorité absolue dans l’aviation »

Dans son allocution, le Directeur du Bureau régional de l’OACI pour l’Afrique occidentale et centrale (WACAF), M. Romain EKOTO, a rappelé que la sécurité demeure au cœur de la stratégie mondiale de l’aviation civile.

S’exprimant au nom du Président du Conseil de l’OACI et du Secrétaire général, il a remercié le Gouvernement gabonais et l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC Gabon) pour l’accueil de cet important rendez-vous régional.

Il a souligné que le GASP constitue le cadre mondial de référence pour l’amélioration continue de la sécurité aérienne, avec pour objectif de réduire constamment les décès et les risques de décès liés aux accidents, à travers une stratégie harmonisée.

Pour le Directeur régional, l’enjeu dépasse toutefois la seule prévention des accidents. « A safe, resilient and sustainable aviation system contributes to the economic development of States and their industries », a-t-il notamment rappelé, soulignant ainsi le lien étroit entre sécurité, résilience du système aéronautique et développement économique.

L’AFI-RASP, actuellement en cours de révision, s’inscrit dans cette dynamique en prenant en compte les orientations du GASP 2026-2028, tout en intégrant les risques spécifiques à la région Afrique-Océan Indien.
L’ambition régionale est clairement affirmée : atteindre et maintenir l’objectif de zéro décès dans les opérations de transport aérien commercial à l’horizon 2030 et au-delà, en cohérence avec l’Agenda 2030 des Nations Unies.
Dans cette perspective, M. Romain EKOTO a appelé les États à s’approprier pleinement l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de leurs plans nationaux et régionaux de sécurité, tout en encourageant les participants à partager leurs expériences, les enseignements tirés et les bonnes pratiques.

Le Gabon réaffirme son engagement

Ouvrant officiellement les travaux Au nom de l’ANAC Gabon et du Directeur général empêché, le Général de Division Éric Tristan Franck MOUSSAVOU, le Directeur Général adjoint, M. Camille MAKOUMBOU, a souligné que l’accueil de cet atelier constitue à la fois un honneur et une opportunité pour le Gabon de contribuer à la dynamique régionale et mondiale portée par l’OACI en faveur du renforcement de la sécurité aérienne.
Il a rappelé que, compte tenu du caractère international de l’aviation civile, la sécurité doit être pensée dans une approche coordonnée, structurée et cohérente, au-delà des frontières nationales. Cette vision se traduit notamment par l’articulation entre le GASP, l’AFI-RASP et les NASP, permettant aux États d’identifier leurs risques, de définir leurs priorités et de mesurer leurs performances en matière de sécurité.
Le Directeur Général adjoint a également insisté sur la nécessité de faire des plans nationaux de sécurité de véritables outils de pilotage, capables d’orienter les priorités, de mobiliser les ressources et de mesurer les progrès accomplis. Il a enfin souligné l’importance d’une mobilisation de l’ensemble des acteurs du système aéronautique pour garantir l’efficacité et la durabilité de cette démarche.
« La sécurité aérienne est une responsabilité collective », a ainsi rappelé le Directeur Général adjoint de l’ANAC, invitant les participants à faire de cette semaine un véritable espace de dialogue, de partage d’expériences et de recherche de solutions adaptées aux réalités de chaque État.

Autorités de l’aviation civile, organismes d’enquête, exploitants d’aéronefs, prestataires de services, gestionnaires d’aéroports, services de navigation aérienne, organismes de formation, industrie aéronautique et Forces de Défense et de Sécurité : tous concourent, à leur niveau, à la performance globale du système de sécurité.

Cette mobilisation élargie répond à l’objectif même de l’atelier, qui réunit notamment des spécialistes des opérations aériennes et de la gestion de la sécurité, des inspecteurs de la sécurité de l’aviation civile, des contrôleurs aériens, des gestionnaires de la sécurité des compagnies aériennes et des représentants des organismes participant aux enquêtes sur les accidents et incidents.

Une première journée consacrée aux fondamentaux de la sécurité aérienne

Après la cérémonie d’ouverture, les travaux techniques de cette première journée ont porté sur trois thématiques majeures :
• l’aperçu du Plan mondial pour la sécurité de l’aviation (GASP) ;
• la présentation du Plan régional de sécurité de l’aviation pour la région AFI-RASP ;
• les risques opérationnels de sécurité.
Ces différentes sessions doivent permettre aux participants de mieux appréhender les orientations mondiales et régionales en matière de sécurité, mais également de les traduire dans leurs contextes nationaux.
La rencontre constitue ainsi un cadre privilégié pour renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes, améliorer l’identification et la gestion des risques et favoriser la mise en place de mécanismes efficaces de suivi de la performance en matière de sécurité aérienne.

Durant cinq jours, experts de l’OACI et représentants des différents États et acteurs du secteur poursuivront leurs échanges autour d’un objectif commun : renforcer les capacités nationales, mieux maîtriser les risques et contribuer à l’amélioration continue de la sécurité de l’aviation civile dans la région AFI.