Participation du Gabon à la Conférence FALC 2025

Du 14 au 17 avril 2025, une délégation gabonaise a pris part à la Conférence 2025 sur la Facilitation (FALC 2025) organisée par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) et accueillie par l’État du Qatar à Doha. Cet événement de grande envergure s’inscrit dans le prolongement des activités de l’année de la Facilitation 2024 et des résolutions de l’Assemblée de l’OACI, renforçant ainsi la collaboration internationale en matière de facilitation du transport aérien.

Sous le thème « Faciliter l’avenir du transport aérien : collaboration, efficacité et inclusivité », la conférence a offert aux États membres, aux parties prenantes du secteur aérien ainsi qu’aux organisations internationales, une plateforme stratégique d’échanges et de réflexions sur les évolutions récentes et les perspectives futures en matière de facilitation. Avec un objectif, celui de moderniser le voyage et de connecter les communautés à travers une mise en œuvre renforcée de l’Annexe 9 – Facilitation à la Convention relative à l’aviation civile internationale.

Parmi les moments forts de cette édition, les participants ont assisté à une démonstration technique organisée par les experts du TAG/TRIP et du Conseil du Répertoire des clés publiques (PKD) de l’OACI. Cette session a mis en lumière les capacités des documents de voyage électroniques et numériques modernes, ainsi que les dernières avancées en matière d’automatisation.

Le Gabon a saisi cette opportunité pour renforcer sa compréhension des standards internationaux et explorer les meilleures pratiques en matière de facilitation, d’identification des voyageurs et d’automatisation des processus, pour l’amélioration de l’efficacité des opérations aéroportuaires et la qualité du service aux passagers.

À l’issue des discussions, la Conférence a abouti à la Déclaration de Doha, réaffirmant l’engagement des Etats membres de l’OACI à renforcer la sécurité, l’efficacité et la résilience des chaines de transport aérien tout en simplifiant les procédures aux frontières. De plus, elle appelle à une harmonisation des cadres réglementaires et à une collaboration plus étroite entre les autorités d’aviation civile, les douanes, l’immigration et la santé publique.

En somme, en rassemblant les ministres, experts, régulateurs et acteurs du secteur autour d’enjeux communs, la FALC 2025 aura constitué un pan déterminant pour faire progresser la facilitation du transport aérien au service d’une aviation plus moderne, inclusive et résiliente.

La délégation du Gabon était composée de :
Pour le compte de l’ANAC :
– Samuel SAMBA, Directeur général adjoint ;
– ⁠Yan Yvan MOULOMBI GUIVOLOU, Chef de service FAL;
– ⁠Charlène SOUKI, Cadre AVSEC/FAL ANAC.

Pour le compte de la Direction Générale de la Documentation et de I’Immigration (DGDI) :
– Général Josette Flore ITOUMBA, Directeur général adjoint ;
– ⁠Colonel Bayonne OTOUNGA NTORI, Directeur de la Police de l’Air et des Frontières (DPAF) ;
– ⁠Capitaine John Patrick OTHA GADOULLET, chef de service sûreté et fraude documentaire PAF.

Participation de l’ANAC au Premier sommet mondial du fret aérien de l’OACI (First ICAO Global Air Cargo Summit)

Du 9 au 11 avril 2025, le Gabon, par l’entremise d’une Délégation de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), a pris part aux travaux du « First ICAO Global Air Cargo Summit » Premier sommet mondial du fret aérien organisé par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) à Antalya, en Turquie.

Le sommet a été rythmé par une série d’interventions d’experts internationaux et d’organismes partenaires de l’OACI autour de neuf (9) axes stratégiques, centrés sur la sécurité, la sûreté, l’innovation technologique et la résilience du fret aérien mondial.
Les principales thématiques abordées ont porté sur :
– La libération des marchés du fret aérien ;
– L’essor de l’e-commerce ;
– L’importance des infrastructures modernes ;
– Les avancées numériques et technologiques telles que la RFID, la blockchain ou encore la numérisation des documents ;
– Ainsi que les enjeux sécuritaires, notamment dans le cadre du transport des marchandises dangereuses.

Des réflexions ont également été menées sur l’apport des drones dans le transport de fret, la simplification des procédures douanières, mais également les moyens d’assurer un fret durable, sûr et conforme aux normes internationales, spécifiquement celles de l’Annexe 17 de l’OACI.

Ce sommet a permis aux participants de s’imprégner des meilleures pratiques internationales et de nouer des contacts avec les parties prenantes clés du secteur, dans un contexte de transformation rapide du transport aérien mondial.

En somme, la participation du Gabon à cet événement d’envergure internationale lui a permis de développer ses capacités en matière de sûreté et de facilitation du fret aérien, et témoigne de son engagement à renforcer la compétitivité, la sûreté et la modernisation du secteur aérien national, en parfaite harmonie avec les standards de l’OACI.

La Délégation gabonaise était conduite par Monsieur Jean Benoît NZE NGUEMA, Chef de Service Sûreté, accompagné de ses collaborateurs : Olivier Estaï BOUNGOU, Responsable Sûreté et Facilitation de la Délégation régionale Est, Frandzei TCHORERET NTCHE NONDE, Agent Facilitation, et Madame Diane DIKIGOU DITIMBA, Agent de Sûreté à la Délégation Régionale Ouest.

Rencontre ANAC-Air France

Le 27 mars 2025, le Directeur général de l’ANAC, le Général de Division Éric Tristan MOUSSAVOU, s’est entretenu avec les Responsables de la compagnie aérienne Air France, en vue d’aborder plusieurs points essentiels relatifs à la desserte Libreville-Paris-Libreville.
Cette rencontre visait à trouver des solutions aux préoccupations liées aux tarifs des billets, à la fiabilité des aéronefs et au renforcement de la coopération entre les deux parties.

En effet, le premier point évoqué concernait le coût élevé des billets sur l’itinéraire Libreville-Paris-Libreville. Malgré les avantages accordés à Air France dans le cadre de l’accord aérien entre le Gabon et la France, les tarifs ont connu une inflation importante, rendant les voyages aériens difficilement accessibles pour de nombreux citoyens. Le Directeur général a de ce fait exhorté la compagnie à revoir sa politique tarifaire en introduisant plus de flexibilité et de transparence.

La question de la fiabilité des aéronefs a également été abordée, avec une attention particulière portée aux incidents techniques ayant conduit à des inspections renforcées. À cet égard, le Directeur général a recommandé l’exclusion des aéronefs de plus de 20 ans ou présentant des pannes récurrentes sur la desserte de Libreville, dans un souci de sécurité et de réassurance des passagers. Air France est ainsi invitée à prendre des mesures correctives et à veiller à l’amélioration de la qualité de sa flotte opérant au Gabon.

Enfin, la mise en place d’un cadre de coopération plus étroit a été évoquée. L’ANAC a proposé que ses inspecteurs puissent effectuer des visites à la base d’Air France à Paris dans l’optique de renforcer leurs capacités et d’assurer un meilleur suivi des opérations aériennes.

Par ailleurs, le Directeur général a insisté sur l’importance d’une communication fluide et d’une collaboration transparente entre Air France et les autorités gabonaises, afin de garantir un service de qualité aux usagers. En réponse, L’opérateur a pris acte des observations formulées par l’ANAC et s’est engagé à les examiner diligemment pour y apporter des solutions appropriées.