Libreville, le 11 mai 2026 – L’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a procédé, ce jour, au lancement officiel de la formation consacrée à la gestion des risques en sûreté de l’aviation civile, organisée en partenariat avec l’École Régionale de la Navigation Aérienne et de Management (ERNAM).
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Directeur Général de l’ANAC, le Général de Division Éric Tristan Franck MOUSSAVOU, qui a salué l’engagement constant de l’ERNAM dans le renforcement des capacités des États africains en matière d’aviation civile, notamment à travers des programmes de formation adaptés aux exigences internationales en matière de sécurité et de sûreté aériennes.
Dispensée par Madame COUMBA SENE épouse SIDIBÉ, formatrice commise par l’ERNAM à cet effet, cette session réunit plusieurs acteurs clés du dispositif national de sûreté de l’aviation civile. Y prennent part des représentants de :
– l’ANAC;
– l’Office National de Sûreté et de Facilitation des Aéroports du Gabon (ONSFAG);
– la Gendarmerie des Transports Aériens (GTA);
– du Conseil National de Sécurité (CNS);
– ainsi que du Commissariat de Police de l’Aéroport (COMPOL).
Une réponse aux nouveaux défis sécuritaires
Dans son allocution, le Directeur Général de l’ANAC a rappelé que la sûreté de l’aviation civile constitue aujourd’hui un enjeu stratégique majeur, dans un contexte marqué par l’évolution constante des menaces liées notamment au terrorisme, à la criminalité transnationale organisée, aux cybermenaces et aux risques internes.
Face à ces défis, il a souligné la nécessité pour les États d’adopter une approche proactive et dynamique fondée sur l’analyse des risques, conformément aux orientations de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).
Cette formation vise ainsi à renforcer les compétences techniques des participants en matière d’identification, d’évaluation et d’atténuation des menaces, afin de permettre une prise de décision plus efficace et une meilleure optimisation des ressources dédiées à la sûreté.
Renforcer la résilience du système national de sûreté
Au-delà de l’acquisition de connaissances techniques, cette initiative s’inscrit dans une dynamique globale de consolidation du système national de sûreté de l’aviation civile. Elle intervient également dans la perspective des évaluations et audits internationaux à venir, qui nécessitent un haut niveau de préparation et une coordination renforcée entre les différentes institutions concernées.
La diversité des profils représentés au cours de cette session illustre l’importance de l’approche collaborative dans la gestion des risques. La sûreté de l’aviation civile repose en effet sur une responsabilité partagée entre les administrations et les services impliqués dans la protection de la plateforme aéroportuaire et de l’espace aérien national.
Durant plusieurs jours, les participants seront amenés à échanger autour d’études de cas, d’exercices pratiques et de retours d’expérience visant à identifier les vulnérabilités du système et à proposer des réponses adaptées au contexte national.
Pour l’ANAC, la gestion des risques ne doit pas être perçue uniquement comme un outil technique, mais comme une véritable culture fondée sur l’anticipation, la vigilance permanente, la responsabilisation et la coordination interinstitutionnelle.


Cette rencontre intervient dans un contexte international marqué par la recrudescence et la montée croissante des cyberattaques ciblant les systèmes d’aviation civile et les infrastructures critiques. Face aux nouveaux défis liés à l’interconnexion des environnements IT (Technologies de l’Information) et OT (Technologies Opérationnelles), la protection des systèmes numériques, la sécurisation des données sensibles ainsi que la continuité des opérations constituent désormais des priorités stratégiques pour les autorités aéronautiques.
orcement et la modernisation de son écosystème numérique, notamment à travers la sécurisation des infrastructures informatiques, l’amélioration de la continuité des services ainsi que l’optimisation des outils numériques de gestion, de communication et de collaboration.
Prenant la parole, le Directeur Général de l’ANINF a souligné que la cybersécurité relève aujourd’hui d’une responsabilité collective nécessitant une mobilisation permanente des administrations publiques. Il a rappelé que ce projet de digitalisation s’inscrit pleinement dans la vision des plus hautes autorités gabonaises, au premier rang desquelles le Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, qui fait de la souveraineté numérique et de la modernisation de l’administration publique des axes majeurs de l’action gouvernementale.
La rencontre s’est soldée par la signature d’un protocole d’accord définissant le cadre général, les principes et les modalités de coopération entre les deux entités en matière de renforcement et de modernisation de l’écosystème numérique de l’ANAC. Ce partenariat porte notamment sur la sécurisation des infrastructures informatiques, l’amélioration de la continuité des services ainsi que l’optimisation des outils numériques de gestion, de communication et de collaboration.
À l’instar des administrations qui placent l’humain au cœur de leurs priorités, la Direction Générale a tenu à honorer ses collaborateurs en ce jour qui leur est dédié, en reconnaissance des efforts quotidiens de chacun dans l’atteinte des objectifs assignés à l’institution.
Un temps fort de la cérémonie a été la remise, par l’Inspection du Travail, des médailles de bronze et diplômes du Travail aux agents totalisant dix années d’ancienneté. Cette distinction vient saluer leur fidélité, leur dévouement et la qualité des services rendus au fil des années. Il s’agit notamment de :
La cérémonie a également été l’occasion de remettre plusieurs attestations de participation et de formation :
Une célébration partagée jusqu’à Oyem


