Audit de renouvellement du permis d’exploitation de la compagnie HELI UNION Gabon

Dans le cadre de la procédure de renouvellement du permis d’exploitation aérien de l’opérateur  HELI UNION Gabon, une mission d’audit d’évaluation a été conduite par l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) à Port-Gentil, du 15 au 18 octobre 2025.

La délégation mandatée à cet effet était composée de :

  • Monsieur Georges MOUBAMOU MALEKOU, Directeur de l’Exploitation et inspecteur des opérations aériennes;
  • Monsieur MOMBO BOUTAMBA, Inspecteur de la Navigabilité;
  • Monsieur Romuald Peggy’s SOUNGOU, Chef de la Cellule coopération internationale et inspecteur sûreté.

Cette mission avait pour principal objectif de vérifier la conformité de l’exploitant aux exigences réglementaires en vigueur, telles que définies par les textes encadrant l’exploitation aérienne des hélicoptères au Gabon. Elle s’inscrit dans le cadre du processus de renouvellement du Certificat de Transport Aérien (CTA), document indispensable à la poursuite des activités de l’opérateur.

L’audit a porté sur l’ensemble des volets techniques, opérationnels et réglementaires, notamment ceux relatifs aux opérations aériennes, à la navigabilité et à la sûreté.

Une particularité notable de cette mission a été la réalisation d’un vol de démonstration, conduit en présence d’un pilote expert, visant à évaluer les spécificités d’exploitation sollicitées par HELI UNION Gabon dans le cadre de sa demande de renouvellement. Cette démonstration a permis aux inspecteurs de constater les aptitudes techniques et opérationnelles de l’opérateur à répondre aux exigences particulières liées à son domaine d’activité.

Clôture de l’atelier de validation et d’études de sécurité des procédures de vol des aérodromes nationaux

Libreville, le 17 octobre 2025 – L’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC Gabon) a clôturé, le vendredi 17 octobre 2025 à son siège, l’atelier consacré à la validation des projets de cartes et procédures de vol des aérodromes nationaux non communautaires, ainsi qu’à la réalisation des études de sécurité correspondantes.

Ouvert le 30 septembre 2025, cet atelier s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention signée le 26 septembre 2024 à Dakar entre l’ANAC Gabon et l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), visant à doter les aérodromes de l’arrière pays (Lambaréné, Mouila, Lébamba, Tchibanga, Mayumba, Oyem, Makokou et Koulamoutou) des procédures de vol aux instruments conformes aux normes de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), afin d’améliorer la sécurité et la régularité des opérations aériennes.

Après trois semaines de travaux intensifs, les participants issus de l’ANAC, de l’ASECNA, le la Délégation aux Activités Aéronautiques Nationales du Gabon (DAANG), des compagnies aériennes et des administrations concernées ont pu:

  • Identifier les dangers liés à la mise en œuvre des nouvelles procédures ;
  • Evaluer les risques susceptibles d’impacter la sécurité aérienne ;
  • Déterminer les mesures de réduction appropriées pour les risques jugés inacceptables ou tolérables, conformément à la matrice d’évaluation et d’atténuation des risques en vigueur.

Présidant la cérémonie de clôture au nom du Directeur général de l’ANAC Gabon empêché, Monsieur Pascal TRUFFAULT IGOUWE a salué la qualité du travail accompli et la contribution des experts mobilisés: « Cet atelier a incarné bien plus qu’un simple exercice technique. Il a démontré que la sécurité de la navigation aérienne est une responsabilité partagée par tous ». De même, il a rappelé la volonté du Gabon de moderniser ses infrastructures aéronautiques dans un esprit de coopération régionale, réaffirmant l’engagement du pays à renforcer son système d’aviation civile grâce à des outils techniques fiables et inclusifs.
En clôturant les travaux, il a encouragé les parties prenantes à poursuivre leurs efforts et à appliquer les recommandations formulées, tout en lançant un appel à la continuité de l’engagement pour la sécurité aérienne.

En somme, les séances de brainstorming, menées dans un esprit de collaboration et de rigueur méthodologique, ont permis de poser les bases d’une mise en œuvre sécurisée des procédures PBN (LNAV) sur les huit aérodromes concernés. La diversité des expertises mobilisées a favorisé une approche exhaustive et collaborative de l’analyse des risques.

Les résultats de cet atelier constituent une étape essentielle vers la mise en œuvre opérationnelle des nouvelles procédures de vol, garantissant une navigation plus sûre pour les équipages, les passagers et les aéronefs desservant les régions de l’intérieur du pays. La prochaine étape sera la validation en vol qui consistera à vérifier en conditions réelles que les procédures de vol nouvellement conçues sont sûres, précises et conformes aux critères de conception.

La réussite de ce projet repose désormais sur:

  • la mise en œuvre rigoureuse des mesures de réduction identifiées ;
  • le suivi continu des indicateurs de sécurité;
  • la coordination renforcée entre les parties prenantes

Résultats de l’audit USAP-CMA: le Gabon consolide la sûreté de son aviation civile

Du 21 au 31 juillet 2025, le Gabon a accueilli la mission d’audit du système national de sûreté de l’aviation civile dans le cadre du Universal Security Audit Programme-Continuous Monotoring Approach (USAP-CMA) conduit par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).

Cet audit, principalement centré à l’aéroport international Léon MBA de Libreville, s’est déroulé en deux phases:

– une phase documentaire, consacrée à l’examen du cadre réglementaire national et de la capacité de supervision exercée par l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC);
– une phase d’observation sur le terrain, destinée à vérifier la mise en œuvre effective des procédures aéroportuaires et des mesures de sûreté.

En amont, un comité technique avait été mis en place par la Direction Générale de l’ANAC, sous la supervision du Ministère des Transports, de la Marine Marchande et de la Logistique, afin de répondre aux attentes des plus hautes autorités nationales. Ce comité a oeuvré à l’examen des 494 questions de protocole, à la formation et à la certification du personnel, ainsi qu’au renforcement des moyens humains, matériels et logistiques. Cette préparation rigoureuse a permis de poser des bases solides et de démontrer l’efficacité du dispositif national de sûreté.

Le rapport préliminaire de l’OACI a conclu à un système robuste et structuré, fondé sur une législation complète et un dispositif mature, tout en identifiant certains domaines nécessitant des améliorations ciblées.

Un score en nette progression
Le Gabon enregistre désormais un indice global de durabilité de 78,77%, soit une progression de 18,33 points par rapport aux 60,44% obtenus lors de la précédente évaluation. Cette amélioration significative traduit un engagement politique et technique fort de l’Etat gabonais et de l’ANAC.

Les principales recommandations

L’audit a formulé plusieurs recommandations clés, parmi lesquelles:
– Renforcer la formation et la certification du personnel ;
– Intégrer l’ensemble des acteurs dans un programme de surveillance continue;
– Systématiser les contrôles opérationnels (personnes, véhicules, fret, fournitures, etc);
– Améliorer la riposte aux actes illicites;
– Accélérer la mise en place du système API-PNR (information préalable sur les voyageurs/dossiers passagers);
– Intensifier la transmission d’informations à INTERPOL sur les documents frauduleux.

En perspective, le Gabon se prépare à accueillir l’audit USOAP-CMA, qui viendra consolider le niveau de supervision de la sécurité aérienne, conformément aux normes internationales en vigueur.

Une crédibilité renforcée
Avec un tel score, le Gabon rejoint le cercle des pays africains disposant d’un système de supervision de la sûreté aérienne fiable et robuste. Cette avancée renforce la crédibilité internationale de l’aviation civile gabonaise et confirme la volonté des autorités de poursuivre leurs efforts pour garantir la sécurité des passagers, du personnel et des installations aéroportuaires. Toutefois, il est essentiel de concentrer les efforts sur:

– la formation continue du personnel;
– le suivi technique et opérationnel;
– la gestion proactive des problèmes de sûreté.