Amélioration continue : clôture de la phase de la mission d’assistance technique de l’OACI dans les domaines ANS et AGA

Libreville, le 28 août 2026 – La phase de la mission d’assistance technique du Bureau régional de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) pour l’Afrique occidentale et centrale (WACAF), consacrée aux domaines des Services de la navigation aérienne (ANS) et des Aérodromes et aides au sol (AGA), s’est achevée le jeudi 27 août 2026, à l’issue de quatre jours de travaux entamés le lundi 24 août.
Une séance de clôture s’est tenue ce vendredi 28 août 2026, en présence des représentants de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), des experts du Bureau régional WACAF de l’OACI ainsi que des différentes parties prenantes concernées, notamment GSEZ-AIRPORT, gestionnaire de l’aéroport international Léon-MBA de Libreville, l’ASECNA, acteur majeur dans la fourniture des services de navigation aérienne, ainsi que l’Armée de l’air, notamment impliquée dans les activités de recherche et de sauvetage (Search and Rescue – SAR).
Une démarche inscrite dans l’amélioration continue de la sécurité aérienne
Pour rappel, cette mission d’assistance technique a été sollicitée par le Gabon en vue d’évaluer les éléments cruciaux de son système national de supervision de la sécurité, ainsi que les activités de mise en œuvre qui y sont associées, dans une démarche d’amélioration continue.
La phase conduite du 24 au 27 août 2026 a ainsi porté spécifiquement sur les domaines des Services de la navigation aérienne (ANS) et des Aérodromes et aides au sol (AGA).
La méthodologie mise en œuvre par les experts de l’OACI s’est articulée autour de trois principaux axes :
• la collecte des données et l’analyse des écarts, permettant notamment d’identifier les priorités d’action ;
• l’orientation de l’État dans la mise en conformité de son cadre législatif, réglementaire, organisationnel, opérationnel et technique, ainsi qu’en matière de gestion de la sécurité ;
• le suivi du plan d’actions de l’État, dans une perspective de renforcement durable du système national de supervision de la sécurité.
La rencontre de clôture a permis de faire le point sur les travaux réalisés au cours de cette phase et de présenter les principales observations et conclusions formulées par les experts.
À l’issue des échanges et des analyses conduites, plusieurs points forts ont notamment été relevés, parmi lesquels :
• le leadership institutionnel et l’engagement des responsables en faveur de la sécurité aérienne ;
• l’engagement en faveur de la sécurité, considéré comme un élément essentiel dans la consolidation du système national ;
• l’existence d’un cadre réglementaire et de mécanismes de supervision contribuant à l’encadrement des activités de l’aviation civile ;
• une culture qualité favorisant l’amélioration des processus et des pratiques ;
• ainsi qu’une coordination étroite et franche entre l’Autorité et les acteurs de l’industrie, facteur important pour l’efficacité de la supervision et la mise en œuvre des exigences de sécurité.
Parallèlement, les experts ont formulé plusieurs axes d’amélioration, en lien avec les écarts observés au cours de la mission. Ces recommandations visent à consolider les acquis, à améliorer les dispositifs existants et à renforcer progressivement l’efficacité du système national de supervision de la sécurité dans les domaines ANS et AGA.
Les échanges entre les experts de l’OACI et les différentes parties prenantes locales ont permis de favoriser une compréhension partagée des écarts identifiés, des priorités à traiter et des actions à poursuivre. La clôture de cette phase marque donc non pas l’aboutissement de la démarche, mais la poursuite d’une dynamique d’amélioration continue, fondée sur le suivi des actions engagées, la consolidation des acquis et la mise en œuvre progressive des mesures d’amélioration identifiées.

Libreville accueille un atelier sur la protection de l’environnement dans l’aviation

La Commission Africaine de l’Aviation Civile (CAFAC), en collaboration avec l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA/EASA), a organisé à Libreville, les 19 et 20 août 2026, un atelier de formation consacré à la protection de l’environnement dans le secteur de l’aviation.

Organisée dans le cadre du projet de mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA), cette formation avait pour objectif de renforcer les capacités des professionnels et experts africains sur les enjeux environnementaux liés à l’aviation civile, tout en favorisant le partage d’expériences et de bonnes pratiques entre les différents acteurs du secteur.La cérémonie d’ouverture a réuni les responsables de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile – Gabon, les experts de la CAFAC et de l’AESA/EASA, ainsi que de nombreux participants issus de plusieurs États africains et organismes intervenant dans le domaine de l’aviation et de l’environnement.Avant le démarrage des travaux, M. Frankline OMONDI, expert en environnement à la CAFAC, a pris la parole pour son mot de circonstance. Il a souligné l’importance de renforcer les compétences des autorités et professionnels de l’aviation civile afin de mieux prendre en compte les enjeux environnementaux dans le développement du transport aérien en Afrique.L’atelier a enregistré la participation de représentants de treize pays africains, à savoir : L’Égypte, le Cap-Vert, le Nigéria, le Ghana, le Rwanda, l’Éthiopie, l’Ouganda, la Guinée équatoriale, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Sénégal, le Gabon et la Tunisie.

Au niveau national, plusieurs institutions et acteurs du secteur ont également pris part aux travaux, notamment L’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC-Gabon), L’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), le Conseil National Climat (CNC), la Direction Générale de l’Environnement et de la Protection de la Nature (DGEPN), ainsi que les compagnies aériennes FlyGabon, Afrijet et Solenta Aviation Gabon.Durant les deux journées de formation, les participants ont été amenés à approfondir leurs connaissances sur les principaux enjeux liés à la protection de l’environnement dans l’aviation. Les travaux ont alterné présentations théoriques, études de cas, exercices pratiques et échanges interactifs, permettant aux participants de confronter leurs expériences et de partager les bonnes pratiques mises en œuvre dans leurs différents pays.Une attention particulière a également été accordée aux principes fondamentaux de CORSIA, ainsi qu’aux mécanismes et démarches permettant au secteur de l’aviation de contribuer davantage aux efforts internationaux de réduction de son empreinte environnementale.

À l’issue des travaux, la cérémonie de clôture a permis de revenir sur les principaux enseignements de cette session et de saluer l’engagement des différents participants. Les échanges ont notamment mis en évidence la nécessité de renforcer la coopération entre les États africains, les autorités de l’aviation civile, les organismes environnementaux et les opérateurs du secteur pour relever collectivement les défis environnementaux auxquels fait face l’aviation.À travers l’accueil de cet atelier à Libreville, l’ANAC-Gabon réaffirme son engagement en faveur du développement d’une aviation civile durable, en contribuant au renforcement des compétences de ses agents et à la mise en œuvre des initiatives internationales et africaines en matière de protection de l’environnement.

Cette rencontre aura ainsi constitué un cadre privilégié de partage d’expertise et de renforcement de la coopération entre les différents acteurs, au service d’une aviation africaine plus responsable, résiliente et respectueuse de l’environnement.

Certification aérienne : l’ANAC évalue avec succès le personnel d’ARCTICSKY AIRLINES avant le lancement de ses opérations

Dans le cadre du processus de certification de la compagnie ARCTICSKY AIRLINES, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a mené, du 15 au 25 juillet 2026, une mission d’évaluation des connaissances théoriques en réglementation aéronautique (Air Law) du personnel navigant et technique de la compagnie.

Cette opération s’inscrit dans le respect des dispositions du Règlement Aérien Gabonais (RAG), qui impose à tout personnel exerçant une fonction essentielle à la sécurité de l’aviation civile à bord d’un aéronef immatriculé en République gabonaise de détenir un titre aéronautique délivré ou validé par l’ANAC. L’obtention de ce titre est notamment conditionnée par la réussite d’un examen portant sur les connaissances en droit aérien et en réglementation applicable.

La mission visait à vérifier le niveau de maîtrise des exigences réglementaires par les futurs personnels opérationnels de la compagnie avant le démarrage de ses activités sous immatriculation gabonaise.

Les évaluations ont concerné l’ensemble des catégories de personnel soumises à cette exigence réglementaire, à savoir les pilotes, les mécaniciens navigants (Flight Engineers) ainsi que les techniciens de maintenance aéronautique (Aircraft Maintenance Engineers). L’intégralité du personnel concerné par la délivrance d’un titre aéronautique a ainsi été évaluée.

Afin de tenir compte de l’organisation opérationnelle de la compagnie, les examens se sont déroulés sur deux principales bases d’exploitation. Une première session a eu lieu à Sharjah, aux Émirats arabes unis, où ont été évalués les pilotes, les mécaniciens navigants et les techniciens de maintenance affectés à cette base. Une seconde session s’est tenue à Bishkek, au Kirghizistan, et a concerné les mêmes catégories de personnel en activité sur ce site.

Selon l’ANAC, le choix de ces deux sites a permis de couvrir l’ensemble des effectifs concernés tout en respectant les contraintes opérationnelles et la répartition géographique des équipes de la compagnie.

Les examens se sont déroulés dans des conditions jugées satisfaisantes, conformément aux procédures d’évaluation en vigueur. Les résultats individuels ont été consignés dans des procès-verbaux d’examen et des fiches de notation établis à cet effet.

À l’issue de cette mission, l’ANAC estime que les objectifs fixés ont été pleinement atteints. Les résultats obtenus sont globalement satisfaisants et témoignent d’une bonne maîtrise des exigences réglementaires par les personnels évalués. Ils confirment que les pilotes, mécaniciens navigants et techniciens de maintenance disposent des connaissances théoriques requises pour exercer leurs fonctions sur des aéronefs immatriculés au Gabon, dans le strict respect des normes nationales et internationales en matière de sécurité aérienne.