Brazzaville : le Comité des Ministres de l’ASSA-AC réaffirme son engagement en faveur d’une aviation civile plus performante et communautaire

Réunie le 26 juin 2026 à Brazzaville, en République du Congo, la 8e session ordinaire du Comité des ministres de l’Agence de supervision de la sécurité aérienne en Afrique centrale (ASSA-AC) a permis aux États membres de la CEMAC d’examiner les principaux dossiers relatifs à la gouvernance, à la modernisation réglementaire et au renforcement de la sécurité de l’aviation civile dans l’espace communautaire.

La République gabonaise a pris part à ces assises à travers la présence du Général de Division Eric Tristan Franck MOUSSAVOU , Directeur général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), représentant le Ministre d’État, ministre des Transports, de la Marine marchande chargé de la Logistique.

Les travaux ont porté sur des questions structurantes pour l’avenir de l’institution et du secteur aérien en Afrique centrale, notamment le rapport de la 10e session ordinaire du Comité de direction, l’état de mise en œuvre des décisions antérieures, le Plan stratégique 2026-2028 de l’ASSA-AC, l’approbation de plusieurs règlements communautaires, les états financiers de l’exercice 2025, ainsi que des notes d’information relatives aux audits, aux programmes nationaux de sécurité et au renforcement des capacités du personnel technique des États membres.

Au-delà des décisions techniques et institutionnelles, les discours prononcés à l’ouverture et à la clôture des travaux ont donné à cette session une portée politique et stratégique singulière. Dans son mot de bienvenue, Mme Lucie OKEMBA, maire de l’arrondissement 3 Poto-Poto, a souligné que cette rencontre excédait le simple cadre protocolaire. Elle a mis en exergue l’idée selon laquelle la sécurité du ciel africain repose fondamentalement sur la solidarité entre les États, la confiance mutuelle et la mise en commun des compétences, autant de valeurs appelées à soutenir le développement économique de l’Afrique centrale.

Prenant la parole au nom de la Commission de la CEMAC, son président, M. Baltazar ENGONGA EDJO’O, a rappelé que l’intégration régionale ne saurait demeurer une ambition de principe ou une simple proclamation politique. Il a insisté sur la nécessité de la traduire en actes concrets, en présentant le transport aérien comme un instrument stratégique de désenclavement, de libre circulation des personnes et des biens et de renforcement de la compétitivité économique de la sous-région. Tout en saluant les avancées enregistrées grâce à l’action de l’ASSA-AC, il a appelé à l’intensification des efforts de modernisation des systèmes nationaux de supervision afin de répondre avec plus d’efficacité aux mutations du secteur aérien mondial.

Dans son propos de clôture, M. Josué Rodrigue NGOUONIMBA, Ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande de la République du Congo, Président en exercice du Comité des Ministres, a replacé les travaux sous le sceau de la responsabilité collective, de la stabilité institutionnelle et de la bonne gouvernance. Il a invité les États membres à examiner les dossiers avec la rigueur requise, afin de consolider durablement les acquis de l’Agence et de poursuivre les réformes nécessaires à une meilleure conformité aux normes et pratiques recommandées par l’Organisation de l’aviation civile internationale.

Les messages délivrés au cours de cette session convergent ainsi vers une même exigence : faire de l’aviation civile un levier de souveraineté technique, d’intégration communautaire et de transformation économique. Ils rappellent que la sécurité aérienne ne relève pas seulement d’une obligation réglementaire, mais qu’elle constitue également un fondement essentiel de la crédibilité des États, de la confiance des usagers et de la fluidité des échanges au sein de l’espace CEMAC.

Pour le Gabon, les conclusions de Brazzaville présentent un intérêt particulier. L’adoption de nouveaux instruments communautaires, l’accent mis sur les programmes nationaux de sécurité et l’approfondissement de la réflexion sur la connectivité régionale constituent autant de paramètres susceptibles de renforcer l’action nationale en matière de supervision et de modernisation du transport aérien. À travers sa participation à cette session, notre pays réaffirme son adhésion à une vision communautaire fondée sur l’exigence normative, la coopération technique et la construction d’un espace aérien plus sûr, plus cohérent et plus performant.

l’ANAC renforce les capacités des opérateurs aéroportuaires en matière de sûreté de l’aviation civile

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national de formation en sûreté de l’aviation civile, l’ Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a organisé, les 26 et 27 juin 2026 à Port-Gentil, une session de formation au profit des personnels des sociétés POOL Pétrolier, ART et Afrijet, tous opérateurs intervenant sur la plateforme aéroportuaire de Port-Gentil.

Cette formation a été dispensée par l’Instructeur Jean Benoît NZE NGUEMA, Chef de Service Sûreté, conformément aux exigences nationales en matière de sûreté de l’aviation civile. Elle a permis aux participants de consolider leurs connaissances sur les principes fondamentaux de la sûreté aéroportuaire, les procédures de prévention des actes d’intervention illicite, ainsi que les bonnes pratiques à observer dans l’exercice de leurs fonctions.

A travers cette initiative, l’ANAC réaffirme son engagement à renforcer les capacités opérationnelles des acteurs du secteur aérien. En assurant une formation continue des personnels exerçant dans les zones aéroportuaires sensibles, l’ANAC contribue au développement d’une culture de sûreté conforme aux normes de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).

Cette session de formation s’inscrit pleinement dans la politique de l’ANAC visant à maintenir un niveau élevé de sûreté et de sécurité que l’ensemble des aéroports du Gabon.

Le renforcement régulier des compétences des opérateurs constitue en effet un levier essentiel pour garantir la protection des infrastructures aéroportuaires, des aéronefs, des passagers et des personnels contre toute menace susceptible de compromettre la sécurité de l’aviation civile.

l’ANAC poursuivra le déploiement de son programme national de formation afin d’accompagner l’ensemble des opérateurs du transport aérien dans l’amélioration continue de leurs performances en matière de sûreté, au bénéfice de l’ensemble de la communauté aéronautique et des usagers.

   

 

 

Participation du Gabon à la 10e session ordinaire du Comité de direction de l’ASSA -AC à Brazzaville

Brazzaville, capitale de la République du Congo, a accueilli du 23 au 24 juin 2026, la 10e session ordinaire du Comité de direction de l’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale (ASSA-AC). Cette rencontre statutaire a réuni les responsables des autorités d’aviation civile de la zone CEMAC et les experts des Etats membres autour des principaux enjeux liés à la gouvernance, à la sécurité et à la modernisation du transport aérien dans l’espace communautaire.

La République gabonaise y était représentée par le Directeur général de l’ ANAC Gabon, le Général de Division Eric Tristan Franck MOUSSAVOU, accompagné de M. Eric MOUSSOUAMI MOUSSIROU, Chef de la Cellule Qualité et Gestion de la Sécurité. La participation du Gabon à cette session témoigne de son attachement au renforcement de la coopération régionale et à la promotion d’une aviation civile sûre, performante et conforme aux standards communautaires et internationaux.

Les échanges ont porté notamment sur :

  • Le rapport d’activité 2025;
  • La gestion de la sécurité par les Etats;
  • Les projets de formation;
  • Les textes réglementaires communautaires;
  • Le Plan stratégique 2026-2028;
  • ainsi que les états financiers de l’exercice de l’ASSA-AC clos 2025.

Cette session prépare par ailleurs la tenue du Comité des Ministres de l’ASSA-AC, annoncée pour le 26 juin 2026 à Brazzaville, et qui réunira les Ministres en charge de l’aviation civile des Etats membres de la CEMAC. Elle constitue, à ce titre, une étape déterminante dans le processus d’examen et de maturation des dossiers soumis aux instances décisionnelles de l’Agence.