NECROLOGIE- Décès de Monsieur Samuel SAMBA

La Présidence du Conseil d’Administration et la  Direction Générale de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) ont la profonde douleur d’annoncer le décès de Monsieur Samuel SAMBA, Coordonnateur Administratif, ancien Directeur Général Adjoint de l’ANAC, survenu à Libreville, le 13 août 2026.

Homme de devoir et de conviction, Monsieur Samuel SAMBA a consacré une partie importante de sa carrière au service de l’aviation civile gabonaise. Dans ses différentes fonctions, notamment en qualité de Directeur des Aérodromes puis de Directeur Général Adjoint, il a contribué avec engagement au fonctionnement et au développement de l’Agence, ainsi qu’au renforcement de la coopération et des compétences dans le secteur de l’aviation civile.

À cette douloureuse occasion, le Président du Conseil d’Administration, M. Marcel Robert TCHORERET, le Directeur Général, le Général de Division Éric Tristan Franck MOUSSAVOU, les membres du Conseil d’Administration, le Comité de Direction et l’ensemble du personnel de l’Agence présentent à la famille du défunt et à ses proches, leurs condoléances les plus attristées et les assurent de leur profonde compassion en cette pénible circonstance.

Que la terre lui soit légère.

 

Gestion des chaussées aéronautiques : l’ANAC renforce les compétences de ses agents à Ouagadougou

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique de formation continue, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a renforcé les compétences de deux de ses agents à travers leur participation à une formation consacrée à la gestion des chaussées aéronautiques à Ouagadougou, au Burkina Faso du 03 au 07 août 2026, organisée par l’Union des Gestionnaires des Aéroports d’Afrique du Centre et de l’Ouest (UGAACO).

L’ANAC Gabon y était représentée par Madame Armandine OSSALOYIKA ADOGA et Monsieur Emmanuel BEKALE EVEVE, tous deux agents de la Direction des Aérodromes et des Équipements Aéronautiques (DA).

La formation a permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les différentes composantes de la gestion des chaussées aéronautiques, infrastructure essentielle au bon fonctionnement et à la sécurité des aérodromes.

Le programme s’est articulé autour de quatre grands axes :

• les fonctions fondamentales des chaussées aéronautiques et le programme de gestion de leur entretien ;
• les principes et méthodes de dimensionnement des chaussées rigides et souples ;
• les techniques d’évaluation et d’auscultation des infrastructures ;
• ainsi que l’évaluation financière et la mise en œuvre des programmes d’entretien.

Les participants ont notamment été familiarisés avec les différentes méthodes de dimensionnement, qu’elles soient empiriques ou modernes, applicables aussi bien à la construction de nouvelles infrastructures qu’au renforcement des chaussées existantes.

Une attention particulière a également été accordée aux méthodes d’auscultation et d’évaluation de l’état des chaussées aéronautiques.

Les travaux ont porté sur le relevé des dégradations, l’évaluation de l’uni (planéité), la mesure de l’adhérence à travers le coefficient de frottement, ainsi que la détermination de la portance selon le système ACR-PCR.

Ces connaissances constituent des outils importants pour permettre aux gestionnaires et aux autorités de supervision de disposer d’une meilleure connaissance de l’état des infrastructures, d’anticiper les besoins d’intervention et de contribuer au maintien des conditions de sécurité des opérations aériennes.

Au-delà des aspects techniques, la formation a abordé la dimension économique de la gestion des chaussées aéronautiques, notamment l’évaluation des coûts liés à leur entretien, leur réparation et leur renforcement.

Les chaussées représentent en effet une part significative de l’investissement nécessaire à la construction d’un aéroport. Leur gestion efficace constitue donc un enjeu majeur pour optimiser les dépenses, prolonger la durée de vie des infrastructures et garantir leur disponibilité sur le long terme.

La maîtrise des outils de planification et de programmation de l’entretien permet ainsi de mieux hiérarchiser les interventions et d’orienter les ressources financières vers les besoins prioritaires.

La session a été animée par Messieurs Dongo Edgar KOUAME et Tcho Sylvère ANOUAN, formateurs pour le compte de l’UGAACO, sous la supervision du Secrétaire Exécutif de l’UGAACO, Monsieur Simon KABORE.

À travers la participation de ses agents à cette formation, l’ANAC Gabon poursuit sa démarche de renforcement des compétences de son personnel technique. Cette dynamique s’inscrit dans sa volonté de disposer de ressources humaines toujours mieux formées, capables d’accompagner efficacement la surveillance, la gestion et l’amélioration des infrastructures aéronautiques.

Le renforcement continu des compétences constitue ainsi un levier essentiel pour contribuer au maintien d’un niveau optimal de sécurité des opérations aériennes et à l’amélioration durable des infrastructures aéroportuaires au Gabon.

Cette participation témoigne également de l’engagement du Gabon à s’inscrire dans une dynamique régionale de partage des connaissances et d’harmonisation des pratiques professionnelles dans le secteur de l’aviation civile en Afrique.

Des experts de l’ANAC renforcent leurs compétences sur la réglementation communautaire CEMAC en matière de sécurité aérienne

Dans le cadre du renforcement des capacités de ses inspecteurs techniques, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a pris part à une formation régionale consacrée à la réglementation communautaire CEMAC dans le domaine de la navigabilité (AIR). Organisée par l’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale (ASSA-AC), cette session s’est tenue du 20 au 24 juillet 2026 dans la salle de conférence de l’aéroport international Maya-Maya de Brazzaville, en République du Congo.

La délégation était composée de MM. NZIENGUI Joël Davy et MOUKOUNGOU Arnaud, respectivement Chef de Bureau immatriculation d’aéronefs et inspecteur stagiaire des opérations aériennes, qui ont pris une part active à cette rencontre technique réunissant les autorités de l’aviation civile des États membres de la CEMAC.

Cette formation avait pour objectif de vulgariser les nouveaux règlements communautaires de la CEMAC, de renforcer la maîtrise des procédures d’audit et de surveillance continue appliquées dans les États membres, de consolider les compétences des inspecteurs en matière de certification et de favoriser la création d’un réseau régional d’experts capable de renforcer l’assistance mutuelle entre les autorités de l’aviation civile.

Les travaux ont été animés par M. Thierry BESSON, expert aéronautique du cabinet APAVE Aeroservices, qui a partagé son expertise sur la mise en œuvre des normes internationales et leur intégration dans le cadre réglementaire communautaire.

Pendant quatre jours, les participants ont approfondi les dispositions du Règlement n° 678/25/CEMAC/C/P/REX-AIR/C, notamment celles relatives aux organismes de gestion du maintien de la navigabilité (CAMO) et aux organismes de maintenance agréés (AMO).

Concernant le volet CAMO, les échanges ont porté sur le suivi technique continu de la navigabilité des aéronefs, l’approbation et la surveillance des programmes d’entretien, la gestion des consignes de navigabilité ainsi que le suivi des modifications et réparations majeures. Les participants ont également étudié l’intégration des Systèmes de Gestion de la Sécurité (SGS) conformément aux exigences de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) au sein des organismes agréés.

Le module consacré aux AMO a permis d’approfondir les mécanismes d’harmonisation des critères d’agrément applicables dans l’ensemble des États membres de la CEMAC, les procédures de délivrance et de suivi des agréments Partie 145, les exigences relatives au maintien de la navigabilité ainsi que les méthodes de surveillance des ateliers de maintenance afin de garantir leur conformité aux exigences de sécurité.

Des ateliers pratiques ont complété ces enseignements. Les inspecteurs ont notamment été formés aux techniques d’audit des Organismes de Maintenance Agréés (OMA) et ont participé à des exercices de groupe consacrés à l’identification, à la formulation et au traitement de situations réelles de non-conformité.

La dernière journée a été consacrée aux évaluations théoriques et pratiques des participants, supervisées par le cabinet APAVE Aeroservices. L’ensemble des délégués a validé avec succès les compétences acquises avant de recevoir officiellement leurs attestations de fin de formation.

Lors de la cérémonie de clôture, le Directeur Général Adjoint de l’ANAC Congo, représentant le Directeur général empêché, a salué l’engagement des participants et rappelé l’importance d’une mise en œuvre harmonisée des nouvelles dispositions réglementaires dans l’ensemble de l’espace communautaire CEMAC. Une photo officielle a réuni les autorités, le formateur et les représentants des différents États participants. La mission s’est achevée par une visite des chutes de la Doué (Loufoulakari), favorisant les échanges et le renforcement des liens entre les experts des différentes autorités de l’aviation civile.

Cette formation a permis aux inspecteurs de l’ANAC Gabon de renforcer leur maîtrise du règlement communautaire REX-AIR, notamment en matière d’approbation des programmes d’entretien, de gestion des consignes de navigabilité, de certification des organismes de maintenance et d’évaluation des Systèmes de Gestion de la Sécurité. Les participants ont également consolidé leurs compétences en matière d’audit, grâce à l’acquisition d’une méthodologie standardisée fondée sur des preuves objectives ainsi qu’au perfectionnement des techniques de détection, de classification et de traitement des non-conformités.

Les résultats obtenus témoignent du succès de cette initiative régionale. La validation des compétences de l’ensemble des participants constitue une étape importante vers une harmonisation des pratiques de surveillance dans l’espace CEMAC. Cette dynamique contribue également à renforcer la confiance mutuelle entre les autorités nationales de l’aviation civile et favorise, à terme, la reconnaissance réciproque des agréments et des licences délivrés par les États membres.

À l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées. À l’endroit de l’ASSA-AC, il est notamment préconisé d’élaborer un guide communautaire harmonisé des audits OMA et CAMO, de mettre en place une plateforme régionale permettant le suivi des organismes certifiés et d’instituer des sessions annuelles de recyclage technique afin d’accompagner les évolutions du règlement REX-AIR.

Au niveau national, les recommandations invitent les autorités de l’aviation civile à informer les compagnies aériennes et les ateliers de maintenance des nouvelles exigences relatives au maintien de la navigabilité et aux Systèmes de Gestion de la Sécurité, tout en harmonisant progressivement les outils et grilles d’inspection en vue de l’application complète de la réglementation communautaire.