Mission d’évaluation du centre de formation HUTC en vue du renouvellement de son agrément

Dans le cadre de ses missions régaliennes de supervision et de contrôle de la sécurité de l’aviation civile, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a mené, du 5 au 6 octobre 2026, une mission d’audit au sein du Heli Union Training Center (HUTC), situé à Angoulême, en France.

Cette mission s’inscrit dans le processus de renouvellement de l’agrément de cet organisme de formation, habilité à assurer la formation initiale ainsi que le maintien des compétences des pilotes d’hélicoptère de la compagnie Heli Union Gabon.

Elle avait pour objectif d’évaluer le niveau de conformité du centre aux exigences réglementaires en vigueur, ainsi qu’aux normes et standards applicables aux organismes de formation aéronautique.

À cet effet, une délégation de l’ANAC s’est rendue sur le site du centre de formation. Elle était composée de :

• Monsieur Georges MOBAMOU MALEKOU, Directeur de l’Exploitation Aérienne et Inspecteur OPS ;
• Monsieur Ken Rodrigue NZE, Chef de Service Licences et Formation et Inspecteur PEL.

Les travaux ont notamment porté sur l’examen de l’organisation et des dispositifs pédagogiques du centre, des programmes et procédures de formation, des infrastructures et moyens pédagogiques disponibles, ainsi que des qualifications et compétences du personnel impliqué dans le processus de formation.


La formation et le maintien des compétences des personnels navigants constituent en effet des leviers essentiels de la sécurité aérienne, en garantissant que les pilotes disposent des connaissances, des qualifications et des aptitudes nécessaires à l’exercice de leurs fonctions.

L’Agence rappelle, à cet égard, que la délivrance ou le renouvellement d’un agrément ne constitue pas une simple formalité administrative. Il repose sur une évaluation rigoureuse, objective et documentée, visant à vérifier que l’organisme concerné satisfait aux exigences réglementaires applicables.

Amélioration continue : clôture de la phase de la mission d’assistance technique de l’OACI dans les domaines ANS et AGA

Libreville, le 28 août 2026 – La phase de la mission d’assistance technique du Bureau régional de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) pour l’Afrique occidentale et centrale (WACAF), consacrée aux domaines des Services de la navigation aérienne (ANS) et des Aérodromes et aides au sol (AGA), s’est achevée le jeudi 27 août 2026, à l’issue de quatre jours de travaux entamés le lundi 24 août.
Une séance de clôture s’est tenue ce vendredi 28 août 2026, en présence des représentants de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), des experts du Bureau régional WACAF de l’OACI ainsi que des différentes parties prenantes concernées, notamment GSEZ-AIRPORT, gestionnaire de l’aéroport international Léon-MBA de Libreville, l’ASECNA, acteur majeur dans la fourniture des services de navigation aérienne, ainsi que l’Armée de l’air, notamment impliquée dans les activités de recherche et de sauvetage (Search and Rescue – SAR).
Une démarche inscrite dans l’amélioration continue de la sécurité aérienne
Pour rappel, cette mission d’assistance technique a été sollicitée par le Gabon en vue d’évaluer les éléments cruciaux de son système national de supervision de la sécurité, ainsi que les activités de mise en œuvre qui y sont associées, dans une démarche d’amélioration continue.
La phase conduite du 24 au 27 août 2026 a ainsi porté spécifiquement sur les domaines des Services de la navigation aérienne (ANS) et des Aérodromes et aides au sol (AGA).
La méthodologie mise en œuvre par les experts de l’OACI s’est articulée autour de trois principaux axes :
• la collecte des données et l’analyse des écarts, permettant notamment d’identifier les priorités d’action ;
• l’orientation de l’État dans la mise en conformité de son cadre législatif, réglementaire, organisationnel, opérationnel et technique, ainsi qu’en matière de gestion de la sécurité ;
• le suivi du plan d’actions de l’État, dans une perspective de renforcement durable du système national de supervision de la sécurité.
La rencontre de clôture a permis de faire le point sur les travaux réalisés au cours de cette phase et de présenter les principales observations et conclusions formulées par les experts.
À l’issue des échanges et des analyses conduites, plusieurs points forts ont notamment été relevés, parmi lesquels :
• le leadership institutionnel et l’engagement des responsables en faveur de la sécurité aérienne ;
• l’engagement en faveur de la sécurité, considéré comme un élément essentiel dans la consolidation du système national ;
• l’existence d’un cadre réglementaire et de mécanismes de supervision contribuant à l’encadrement des activités de l’aviation civile ;
• une culture qualité favorisant l’amélioration des processus et des pratiques ;
• ainsi qu’une coordination étroite et franche entre l’Autorité et les acteurs de l’industrie, facteur important pour l’efficacité de la supervision et la mise en œuvre des exigences de sécurité.
Parallèlement, les experts ont formulé plusieurs axes d’amélioration, en lien avec les écarts observés au cours de la mission. Ces recommandations visent à consolider les acquis, à améliorer les dispositifs existants et à renforcer progressivement l’efficacité du système national de supervision de la sécurité dans les domaines ANS et AGA.
Les échanges entre les experts de l’OACI et les différentes parties prenantes locales ont permis de favoriser une compréhension partagée des écarts identifiés, des priorités à traiter et des actions à poursuivre. La clôture de cette phase marque donc non pas l’aboutissement de la démarche, mais la poursuite d’une dynamique d’amélioration continue, fondée sur le suivi des actions engagées, la consolidation des acquis et la mise en œuvre progressive des mesures d’amélioration identifiées.

Libreville accueille un atelier sur la protection de l’environnement dans l’aviation

La Commission Africaine de l’Aviation Civile (CAFAC), en collaboration avec l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA/EASA), a organisé à Libreville, les 19 et 20 août 2026, un atelier de formation consacré à la protection de l’environnement dans le secteur de l’aviation.

Organisée dans le cadre du projet de mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA), cette formation avait pour objectif de renforcer les capacités des professionnels et experts africains sur les enjeux environnementaux liés à l’aviation civile, tout en favorisant le partage d’expériences et de bonnes pratiques entre les différents acteurs du secteur.La cérémonie d’ouverture a réuni les responsables de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile – Gabon, les experts de la CAFAC et de l’AESA/EASA, ainsi que de nombreux participants issus de plusieurs États africains et organismes intervenant dans le domaine de l’aviation et de l’environnement.Avant le démarrage des travaux, M. Frankline OMONDI, expert en environnement à la CAFAC, a pris la parole pour son mot de circonstance. Il a souligné l’importance de renforcer les compétences des autorités et professionnels de l’aviation civile afin de mieux prendre en compte les enjeux environnementaux dans le développement du transport aérien en Afrique.L’atelier a enregistré la participation de représentants de treize pays africains, à savoir : L’Égypte, le Cap-Vert, le Nigéria, le Ghana, le Rwanda, l’Éthiopie, l’Ouganda, la Guinée équatoriale, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Sénégal, le Gabon et la Tunisie.

Au niveau national, plusieurs institutions et acteurs du secteur ont également pris part aux travaux, notamment L’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC-Gabon), L’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), le Conseil National Climat (CNC), la Direction Générale de l’Environnement et de la Protection de la Nature (DGEPN), ainsi que les compagnies aériennes FlyGabon, Afrijet et Solenta Aviation Gabon.Durant les deux journées de formation, les participants ont été amenés à approfondir leurs connaissances sur les principaux enjeux liés à la protection de l’environnement dans l’aviation. Les travaux ont alterné présentations théoriques, études de cas, exercices pratiques et échanges interactifs, permettant aux participants de confronter leurs expériences et de partager les bonnes pratiques mises en œuvre dans leurs différents pays.Une attention particulière a également été accordée aux principes fondamentaux de CORSIA, ainsi qu’aux mécanismes et démarches permettant au secteur de l’aviation de contribuer davantage aux efforts internationaux de réduction de son empreinte environnementale.

À l’issue des travaux, la cérémonie de clôture a permis de revenir sur les principaux enseignements de cette session et de saluer l’engagement des différents participants. Les échanges ont notamment mis en évidence la nécessité de renforcer la coopération entre les États africains, les autorités de l’aviation civile, les organismes environnementaux et les opérateurs du secteur pour relever collectivement les défis environnementaux auxquels fait face l’aviation.À travers l’accueil de cet atelier à Libreville, l’ANAC-Gabon réaffirme son engagement en faveur du développement d’une aviation civile durable, en contribuant au renforcement des compétences de ses agents et à la mise en œuvre des initiatives internationales et africaines en matière de protection de l’environnement.

Cette rencontre aura ainsi constitué un cadre privilégié de partage d’expertise et de renforcement de la coopération entre les différents acteurs, au service d’une aviation africaine plus responsable, résiliente et respectueuse de l’environnement.