Libreville, le 24 avril 2025 – Dans le cadre de la mise en conformité du système national de sûreté de l’aviation civile avec les standards internationaux relatifs aux mécanismes de Gestion des risques, notamment en prévision de la mission d’audit de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) prévue pour juillet 2025, le Général de Division Eric Tristan Franck MOUSSAVOU, Directeur général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), et le Général de Brigade Etienne MADAMA MAHOUNDI , Secrétaire Général du Conseil National de Sécurité (CNS) ont signé un protocole d’accord stratégique « relatif au partage d’informations et à l’évaluation des menaces dirigées contre l’aviation civile nationale ».
Ce protocole a pour objectif principal de formaliser la collaboration entre les deux institutions en matière de partage d’informations sensibles découlant de l’évaluation des menaces dirigées contre l’aviation civile, en application de la norme 3.1.3 de l’Annexe 17 de la Convention relative à l’Aviation Civile Internationale ainsi que de l’exigence 12.2.1 du Programme National de Sûreté de l’Aviation Civile, adopté par le décret n° 00153/PR/MTL du 10 mai 2017.
Le texte confie désormais au CNS la responsabilité de la collecte des informations, de l’analyse et de l’évaluation des menaces potentielles, qu’elles proviennent de groupes terroristes, d’acteurs à motivation politique ou encore de réseaux criminels organisés. Ces renseignements, une fois consolidés, seront transmis à l’ANAC sous forme de données crédibles et exploitables, permettant ainsi à la Cellule Nationale de gestion des risques en sûreté de l’aviation civile pilotée par l’ANAC en sa qualité d’autorité compétente, de réunir toutes les composantes d’une évaluation continue et rigoureuse du niveau des risques.
En effet, ce mécanisme ouvre la voie à la mise en place d’un système national d’évaluation des risques, qui repose sur l’analyse combinée de la menace, des conséquences et des vulnérabilités propres à chaque plateforme aéroportuaire locale. Le CNS assurera de ce fait la coordination avec l’ensemble des services de renseignement, tandis que l’ANAC, via la cellule d’experts, procédera à l’évaluation approfondie des informations fournies par le CNS en fonction du niveau de risque d’une part.
D’autre part, l’accord établit également les modalités d’un exercice conjoint des prérogatives des deux institutions dans un cadre sécurisé, garantissant la confidentialité des informations partagées. Ceci dans l’optique de faciliter la détection et l’atténuation des activités suspectes afin de protéger efficacement l’intégrité du système de l’aviation civile gabonaise, et d’assurer la mise en œuvre effective de la politique de sécurité de l’Etat dans le secteur de l’aviation civile.
Ce protocole marque ainsi une étape déterminante dans le renforcement du dispositif national de sûreté aérienne, en dotant le Gabon d’un outil structurant et conforme aux exigences internationales pour anticiper, détecter et neutraliser les menaces potentielles. Il traduit une volonté claire des autorités nationales de faire de la sécurité de l’aviation une priorité stratégique, et de positionner le Gabon comme un acteur fiable et engagé dans le respect des normes de l’OACI.

