Libreville, du 11 au 13 mai 2026 – Dans le cadre du renforcement des capacités nationales en matière de sécurité aérienne, le personnel clé de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) ainsi que celui du Sous-centre de Coordination de Recherches et Sauvetage (SCC) de Libreville ont pris part à une activité d’assistance technique, organisée par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) dans le domaine des recherches et du sauvetage aéronautique (SAR).
Cette activité réalisée à distance, avec l’appui d’une équipe d’experts SAR de la région Afrique–Océan Indien (AFI), s’inscrit dans le cadre du programme d’assistance de l’OACI aux États africains. Elle visait principalement le renforcement du cadre réglementaire national relatif aux opérations de recherches et sauvetage des aéronefs en détresse, conformément à l’article 25 de la Convention de Chicago et aux engagements internationaux du Gabon.
L’ouverture de la session a été assurée conjointement par le Bureau régional de l’OACI pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WACAF), représenté par son Directeur, M. Romain EKOTO, ainsi que par le Directeur général de l’ANAC Gabon, le Général de Division Éric Tristan Franck MOUSSAVOU.
Les travaux ont été conduits avec l’appui de plusieurs experts spécialisés dans le sous-secteur SAR de l’ANS, notamment M. Koffi BADJINA (expert SAR du Togo), M. Hermann KONAN (expert SAR de Côte d’Ivoire) et M. Patrick BEMBA, expert et coordonnateur SAR.
Réunissant les principaux acteurs impliqués dans la gestion des opérations SAR, cette rencontre a constitué un cadre d’échanges techniques et de partage d’expériences destiné à améliorer l’efficacité du dispositif national de recherche et de sauvetage, conformément aux normes et pratiques recommandées internationales.
Pour le compte du Gabon, plusieurs représentants techniques ont participé à cette activité, parmi lesquels :
- Yannick ADIRA CODJA, Agent technique en météorologie – ANAC ;
- Leonel MBA NKILI, Chef de Service Météorologie aéronautique, Recherches et Sauvetage (MET/SAR) – ANAC ;
- Lieutenant Rodrigue ODZAMA, Officier de l’Armée de l’air ;
- Mme Laeticia Paule DIECK, Chef de Service Navigation aérienne et CB SAR – ANAC.
À l’entame des discussions, le Directeur général de l’ANAC a rappelé que les activités de recherche et de sauvetage ne relèvent pas uniquement d’une exigence réglementaire, mais constituent avant tout une mission profondément humanitaire, où la rapidité de coordination et d’intervention demeure essentielle pour sauver des vies en situation de détresse.
Cette activité intervient dans un contexte marqué par une avancée majeure pour le Gabon avec la signature récente du décret de 2026 fixant les modalités d’intervention ainsi que les moyens de mise en œuvre du service de recherche et de sauvetage des aéronefs en détresse sur le territoire de la République gabonaise, en temps de paix.
Ce nouveau cadre juridique vient renforcer la coopération interinstitutionnelle et clarifier les responsabilités des différents intervenants afin de garantir une meilleure efficacité opérationnelle du système SAR national.
Les échanges ont également permis de promouvoir une culture commune de sécurité, de solidarité et de coopération régionale entre les experts et institutions impliqués dans les opérations de recherche et de sauvetage aéronautique.
Par ailleurs, l’examen du protocole de questionnaire mené avec les experts du Bureau régional a permis de mettre à disposition plusieurs projets de textes essentiels au déploiement d’un système SAR efficace au Gabon, notamment :
- Le projet d’arrêté portant organisation et fonctionnement du Centre secondaire de sauvetage des aéronefs en détresse sur le territoire de la République gabonaise en temps de paix ;
- Le Plan national de recherches et sauvetage (SAR) ;
- Le projet d’arrêté portant organisation et fonctionnement du Comité national de coordination de recherches et sauvetage (SAR) du Gabon.
Autant de textes indispensables au renforcement du corpus réglementaire du SAR en République gabonaise.



Dispensée par Madame COUMBA SENE épouse SIDIBÉ, formatrice commise par l’ERNAM à cet effet, cette session réunit plusieurs acteurs clés du dispositif national de sûreté de l’aviation civile. Y prennent part des représentants de :
Cette formation vise ainsi à renforcer les compétences techniques des participants en matière d’identification, d’évaluation et d’atténuation des menaces, afin de permettre une prise de décision plus efficace et une meilleure optimisation des ressources dédiées à la sûreté.
Cette rencontre intervient dans un contexte international marqué par la recrudescence et la montée croissante des cyberattaques ciblant les systèmes d’aviation civile et les infrastructures critiques. Face aux nouveaux défis liés à l’interconnexion des environnements IT (Technologies de l’Information) et OT (Technologies Opérationnelles), la protection des systèmes numériques, la sécurisation des données sensibles ainsi que la continuité des opérations constituent désormais des priorités stratégiques pour les autorités aéronautiques.
orcement et la modernisation de son écosystème numérique, notamment à travers la sécurisation des infrastructures informatiques, l’amélioration de la continuité des services ainsi que l’optimisation des outils numériques de gestion, de communication et de collaboration.
Prenant la parole, le Directeur Général de l’ANINF a souligné que la cybersécurité relève aujourd’hui d’une responsabilité collective nécessitant une mobilisation permanente des administrations publiques. Il a rappelé que ce projet de digitalisation s’inscrit pleinement dans la vision des plus hautes autorités gabonaises, au premier rang desquelles le Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, qui fait de la souveraineté numérique et de la modernisation de l’administration publique des axes majeurs de l’action gouvernementale.
La rencontre s’est soldée par la signature d’un protocole d’accord définissant le cadre général, les principes et les modalités de coopération entre les deux entités en matière de renforcement et de modernisation de l’écosystème numérique de l’ANAC. Ce partenariat porte notamment sur la sécurisation des infrastructures informatiques, l’amélioration de la continuité des services ainsi que l’optimisation des outils numériques de gestion, de communication et de collaboration.