Renforcement des compétences: le personnel AIR et OPS de l’ANAC formé aux approbations spécifiques de l’aviation civile

Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan de formation et de développement des compétences, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a organisé, du 1er au 5 juin 2026 à son siège, une session de formation au profit du personnel des départements AIR (Navigabilité) et OPS (Opérations aériennes).

Animée par un expert du Loumed Cabin Crew Training Center (LCCTC), centre de formation basé à Pointe-Noire en République du Congo et agréé par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) dans le cadre du programme TRAINAIR PLUS, cette formation portait sur les approbations spécifiques EDTO, LVO/AWO et RVSM, des domaines techniques essentiels à la supervision de la sécurité des opérations aériennes.

Cette initiative visait à renforcer les capacités des inspecteurs et cadres techniques de l’ANAC afin de leur permettre de mieux appréhender les exigences réglementaires internationales applicables à ces approbations spécifiques et d’assurer une surveillance efficace des exploitants aériens.

Au cours de la formation, les participants ont approfondi leurs connaissances sur le RVSM (Reduced Vertical Separation Minimum), dispositif permettant de réduire à 1 000 pieds l’espacement vertical entre les aéronefs évoluant dans certains niveaux de vol, tout en maintenant les plus hauts standards de sécurité. Les aspects réglementaires, techniques et opérationnels liés à sa mise en œuvre ont été examinés conformément aux dispositions de l’OACI.

Les travaux ont également porté sur les opérations par faible visibilité (LVO/AWO – Low Visibility Operations/All Weather Operations), qui encadrent notamment les approches de précision et les décollages dans des conditions météorologiques dégradées. Les participants ont ainsi été sensibilisés aux exigences relatives aux aéronefs, aux équipages, aux infrastructures aéroportuaires et aux systèmes de navigation nécessaires à la conduite sécurisée de ces opérations.

La formation a par ailleurs permis d’aborder les Extended Diversion Time Operations (EDTO), un cadre réglementaire applicable aux vols effectués à une certaine distance d’un aérodrome de dégagement. Les participants ont étudié les critères d’approbation, les exigences opérationnelles et les mécanismes de gestion des risques associés à ce type d’exploitation.

l’ANAC poursuit ses efforts de modernisation et de renforcement des compétences de son personnel technique afin de garantir une supervision conforme aux normes et pratiques recommandées de l’OACI. En consolidant l’expertise de ses équipes dans des domaines à forte technicité, l’Agence se dote des moyens nécessaires pour accompagner efficacement les opérateurs aériens et contribuer au maintien d’un niveau élevé de sécurité de l’aviation civile au Gabon.

Contrôle des obstacles : une formation stratégique au service de la sécurité de la navigation aérienne

Du 1er au 5 juin 2026, Libreville a accueilli une session de formation régionale consacrée au contrôle des obstacles, organisée par l’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale (ASSA-AC), sous l’égide de l’École de Formation de la Cameroon Civil Aviation Authority (EFO-CCAA), avec l’appui de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC Gabon).

Cette rencontre a réuni des représentants de l’ANAC, de GSEZ Airport et de l’ASECNA autour d’un objectif commun : renforcer les compétences des acteurs chargés de préserver la sécurité des opérations aériennes et d’assurer une gestion efficace de l’environnement aéroportuaire.

Face à l’urbanisation croissante, à l’essor des infrastructures et à la multiplication des activités humaines aux abords des aérodromes, la maîtrise des obstacles constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour la sécurité de la navigation aérienne.

Qu’ils soient naturels ou artificiels, les obstacles susceptibles de pénétrer les surfaces de protection aéronautiques peuvent compromettre les trajectoires des aéronefs lors des phases critiques de décollage, d’approche ou d’atterrissage. Leur identification, leur évaluation et leur surveillance régulière sont donc indispensables pour garantir la sécurité des vols et préserver l’intégrité du système de transport aérien.

Le contrôle des obstacles contribue également à la conformité des aérodromes aux normes nationales et internationales, notamment celles édictées par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), tout en favorisant le développement harmonieux des infrastructures autour des plateformes aéroportuaires.

Renforcer les compétences pour une meilleure supervision
Ainsi pendant cinq jours, les participants ont approfondi leurs connaissances sur les mécanismes de détection, d’analyse, de gestion et de suivi des obstacles pouvant affecter les opérations aériennes. La formation a permis d’aborder les exigences réglementaires applicables, les méthodes d’évaluation des risques, les procédures de protection des surfaces de limitation d’obstacles ainsi que les responsabilités des différents acteurs impliqués dans la gestion des aérodromes.

Au-delà des aspects techniques, cette session a offert un cadre privilégié d’échanges entre professionnels du secteur, favorisant le partage d’expériences, la diffusion des bonnes pratiques et le renforcement de la coopération entre les institutions œuvrant à la sécurité aérienne.

Une contribution au renforcement de la culture de sécurité
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de renforcement continu des capacités humaines, considérées comme l’un des leviers essentiels de l’amélioration des performances en matière de sécurité aérienne.

En développant l’expertise des personnels chargés du contrôle et de la surveillance des obstacles, cette formation contribue à consolider la culture de sécurité au sein de la communauté aéronautique nationale et régionale, tout en permettant aux États de mieux répondre aux exigences des audits et évaluations internationales.

Le Gabon, acteur engagé pour l’excellence en matière de sécurité aérienne
Le choix du Gabon pour accueillir cette session de formation s’inscrit dans le cadre du programme d’assistance technique de l’ASSA-AC au profit des États membres de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).

Cette marque de confiance illustre les progrès réalisés par le pays dans le domaine de la supervision de la sécurité aérienne et témoigne des efforts soutenus des plus hautes autorités de la République ainsi que de l’ANAC Gabon pour renforcer les compétences nationales, moderniser la gouvernance du secteur aérien et promouvoir l’application des meilleures pratiques internationales.

L’ANAC renforce la vigilance sanitaire du secteur aérien face à la résurgence d’Ebola en Afrique centrale

Libreville, le 28 mai 2026 – L’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a accueilli dans ses locaux une réunion de concertation stratégique réunissant les opérateurs aériens et le Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP). Présidée par le Directeur Général Adjoint de l’ANAC, Monsieur Camille MAKOUMBOU, mandaté par le Directeur général empêché, la rencontre s’inscrivait dans le cadre du renforcement des mesures de vigilance sanitaire face à l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Cette résurgence du virus Ebola, qui suscite une vive inquiétude dans la sous-région d’Afrique centrale, intervient dans un contexte marqué par l’intensification des mouvements de populations et des échanges aériens entre les pays voisins. En raison de la proximité géographique et de la forte mobilité régionale, les autorités sanitaires gabonaises ont décidé d’anticiper tout risque d’importation de cas sur le territoire national, notamment à travers les plateformes aéroportuaires considérées comme des points d’entrée sensibles.

Dans son propos introductif, Monsieur Camille MAKOUMBOU a rappelé la gravité de la situation sanitaire et souligné la nécessité d’une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs du transport aérien. Il a indiqué que cette rencontre visait à faire un point précis sur l’évolution de l’épidémie, à analyser ses implications pour le secteur aérien et à renforcer les mécanismes de prévention et de coordination entre les différentes parties prenantes.

Le Coordonnateur Technique Adjoint du COUSP a ensuite présenté un exposé détaillé sur la situation épidémiologique en Afrique centrale. Revenant sur l’origine du virus Ebola, ses modes de transmission ainsi que les précédentes flambées enregistrées dans la région, il a insisté sur les risques liés à la circulation transfrontalière des voyageurs. Il a également rappelé que la rapidité de détection et de prise en charge demeure un élément déterminant dans la maîtrise de toute propagation.

Au cours de cette présentation, les responsables du COUSP ont mis en lumière les dispositifs déjà déployés par le Ministère de la Santé au niveau de l’Aéroport International Léon-Mba de Libreville. Ces mesures comprennent notamment le renforcement du contrôle sanitaire des voyageurs, la surveillance épidémiologique aux points d’entrée, ainsi que la sensibilisation des personnels aéroportuaires aux procédures d’alerte et de gestion des cas suspects.

Les échanges avec les représentants des compagnies aériennes et des opérateurs du secteur ont principalement porté sur les protocoles à appliquer en cas de détection de passagers présentant des symptômes évocateurs de la maladie. À cet effet, les représentants du COUSP ont présenté une fiche de renseignement sanitaire obligatoire destinée à faciliter le suivi, la traçabilité des déplacements et la réactivité des autorités sanitaires en cas d’alerte.

À l’issue des travaux, les participants ont convenu de la mise en place d’un comité de coordination placé sous l’autorité de l’ANAC. Cette structure aura pour mission de superviser l’application des mesures de riposte, d’assurer leur efficacité et de garantir la cohérence des actions menées par les différents acteurs du secteur aérien et sanitaire.

En assumant pleinement son rôle de coordination et d’anticipation face aux menaces sanitaires internationales, l’Agence démontre sa capacité à fédérer les institutions concernées autour d’une réponse concertée, proactive et efficace. Cette démarche constitue un signal fort de responsabilité et de confiance pour l’ensemble des usagers et des acteurs du secteur aéronautique national.