Protection de l’environnement

Les transports aériens sont à l’origine de divers types de pollutions ayant un impact sur le changement climatique:

  • effet de serre ;
  • appauvrissement de la couche d’ozone ;
  • pollution sonore et atmosphérique.

Au niveau mondial

Gestion des nuisances sonores

La gestion des nuisances sonores liée au trafic aérien est une matière complexe qui regroupe différents domaines de compétence. Les aéroports étant situés dans des zones géographiques différentes, il faut analyser chaque situation locale et les résultats peuvent différer selon les aérodromes.

L’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) a pris en compte les différentes mesures envisageables pour réduire ces nuisances, et a développé le principe de l’approche équilibrée. Celle-ci consiste à déterminer les problèmes de bruit aux aéroports, puis à analyser les diverses mesures de réduction disponibles, en étudiant quatre principaux éléments :

  • la réduction du bruit à la source (aéronefs plus silencieux) ;
  • la planification et la gestion de l’utilisation des terrains ;
  • les procédures opérationnelles d’atténuation du bruit ;
  • les restrictions d’exploitation.

Elle a pour but d’attaquer le problème du bruit aussi économiquement que possible. L’OACI a élaboré des politiques sur chacun de ces éléments, ainsi que sur les redevances liées au bruit.

Gestions des émissions

Les émissions issues de la combustion du carburant dépendent du régime des moteurs d’aéronefs et augmentent avec le nombre de mouvements sur l’aéroport. La pollution de l’air autour des aéroports est principalement générée par le trafic au sol. Les réacteurs tournent au ralenti, entraînant des rejets de monoxyde de carbone et d’hydrocarbures imbrûlés dus à une combustion incomplète.

L’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) établit des normes internationales pour la fumée et certains polluants gazeux pour les nouveaux turboréacteurs. Elle s’oppose également à l’évacuation des combustibles bruts. L’OACI a élargi la portée de ses politiques relatives à l’impact environnemental des émissions des moteurs d’aviation, de manière à inclure l’incidence mondiale de ces émissions.

Au niveau national

Pour l’Agence Nationale de l’Aviation Civile, l’amélioration de la performance environnementale de l’aviation est un défi crucial à relever.

En tant qu’autorité de l’aviation civile chargée de la mise en œuvre de la politique nationale de l’aviation civile, l’ANAC, en conformité avec les directives de l’OACI , élabore des normes, des politiques et des orientations sur l’application de mesures intégrées de réduction du bruit et des émissions des moteurs d’aéronefs qui tiennent compte des progrès technologiques, des procédures d’exploitation, d’une bonne organisation de la circulation aérienne, d’une planification judicieuse des aéroports et de l’utilisation des terrains ainsi que de l’emploi d’options fondées sur le marché.

A cet effet, sa politique en matière de protection de l’environnement vise notamment à :

  • limiter ou réduire le nombre de personnes exposées à un niveau élevé de bruit des aéronefs;
  • limiter ou réduire l’incidence des émissions de l’aviation sur la qualité de l’air locale;
  • limiter ou réduire l’incidence des émissions de gaz à effet de serre de l’aviation sur le climat mondial.

En avril 2016, conformément à la Résolution A38-18 de l’Assemblée de l’OACI, le Gabon a soumis à l’OACI son premier plan d’actions pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de l’aviation à travers le Projet OACI-UE « Renforcement des capacités pour réduire les émissions de CO2 de l’aviation internationale »