Libreville, le 2 septembre 2025 – Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de compétitivité aérienne, le Directeur général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), le Général de Division Eric Tristan Franck MOUSSAVOU, a reçu les représentants de l’Association des Opérateurs Aériens (AOC) exerçant au Gabon. Cette rencontre, initiée à la demande de ladite association, s’est déroulée dans un esprit de concertation et d’écoute active.
Les opérateurs ont présenté les différentes difficultés rencontrées dans le cadre de leurs activités à l’aéroport international Léon MBA de Libreville, parmi lesquelles:
- Les délais d’obtention des autorisations permanentes de survol et d’atterrissage ;
- Les taxes et redevances appliquées ;
- La redevance sûreté passager (N7) facturée par Westminster Group ;
- Les coûts des prestations aéroportuaires ;
- Ainsi que la qualité des services et équipements fournis par les prestataires.
Sur la question des autorisations, le Directeur général a rappelé que, dans le souci de maintenir une supervision rigoureuse de la sécurité et de la sûreté des compagnies aériennes, celles-ci sont valables pour une durée de six mois. Leur renouvellement est désormais accéléré, grâce aux résultats probants de la surveillance continue assurée par l’ANAC.
S’agissant de la qualité des services et équipements, il a souligné que des manquements similaires ont été constatés à la fois lors d’audits réguliers et à travers un état des lieux approfondi intégrant les observations des compagnies. Cette démarche s’inscrivait également dans la préparation de l’audit USAP-CMA conduit en juillet dernier avec les experts de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), dont les conclusions ont mis en évidence plusieurs écarts.
À la suite de ces constats, une note de synthèse et un rapport détaillé ont été transmis au Ministre d’État, Ministre des Transports, de la Marine Marchande et de la Logistique, Ulrich MANFOUMBI MANFOUMBI, afin d’éclairer les décisions et d’améliorer la qualité des prestations aéroportuaires.
Sur la problématique des taxes et redevances, le Directeur général a précisé que, conformément aux hautes instructions de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’Etat, et du Ministre d’État en charge des Transports, une commission interministérielle a travaillé sur la révision du cadre tarifaire du secteur aérien. Menée en collaboration avec les ministères de l’Economie et des Finances, du Tourisme et des Hydrocarbures, cette réflexion a abouti à une synthèse transmise aux plus hautes autorités pour orienter les décisions et promouvoir une régulation plus équilibrée.
Concernant la redevance N7, l’ANAC a saisi officiellement les Hautes Autorités pour en solliciter la suspension, en raison des préoccupations identifiées relatives à son application. Il a été recommandé aux compagnies aériennes de ne pas procéder au règlement des factures correspondantes, et de se conformer aux directives qui seront précisées dans le communiqué officiel à venir.
En conclusion, le Directeur général a vivement encouragé les compagnies aériennes à faire remonter régulièrement leurs préoccupations à l’ANAC, afin de garantir une prise en compte rapide et précise des problèmes rencontrés. Cette démarche permettra à l’Autorité d’apporter des réponses adaptées, d’anticiper les difficultés potentielles et d’améliorer de manière continue la qualité, la sûreté et la performance du secteur aérien.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de réforme ambitieuse, portée par la stratégie nationale de compétitivité aérienne. Elle témoigne de l’engagement des autorités à bâtir un secteur plus performant, attractif et résilient, au service du développement économique du Gabon.
