ANAC: procédure de délivrance de l’autorisation d’exploitation de drone

La procédure de délivrance de l’autorisation d’exploitation des drones obéit aux étapes suivantes:

1.Soumission de la demande :
L’opérateur de drone doit soumettre une demande d’autorisation à l’autorité compétente en fournissant tous les documents requis, tel que le formulaire DE-ANS-F-E-12 de demande de vol drone, les informations sur l’équipement utilisé, les certifications du pilote, et autres documents exigés par la réglementation en vigueur.

2.Évaluation de la demande :
L’ANAC examine attentivement la demande, vérifie la conformité aux réglementations en place et évalue les compétences du pilote, la nature de l’opération prévue, les zones de vol proposées, ainsi que les mesures de sécurité envisagées.

3.Prise de décision :
Sur la base de l’évaluation, l’ANAC décide d’accorder ou de refuser l’autorisation d’exploitation du drone.
En cas d’approbation, l’autorisation est délivrée après paiement suivant le barème de prestation de l’ANAC contenu dans l’Arrêté n°000016/MTL/ANAC du 21 décembre 2018 portant adoption du barème révisé des redevances des prestations rendues aux usagers par l’Agence Nationale de l’Aviation Civile.
Elle peut être délivrée avec des conditions spécifiques à respecter, telles que les restrictions de vol, les horaires et dates autorisés, les zones d’opération permises, les altitudes à respecter, etc.

4.Suivi et renouvellement :
L’opérateur est tenu de respecter scrupuleusement les conditions énoncées dans l’autorisation.
Des contrôles réguliers peuvent être effectués par l’autorité pour vérifier la conformité continue. (Photo drone: Nicholas Halftermeyer, licence Creative Commons) )

Deux inspecteurs de l’ANAC en mission à l’aérodrome de Koulamoutou

L’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a initié une mission d’inspection technique, pour faire un état des lieux sur le site de l’aérodrome de KoulaMoutou, capitale Provinciale de la Province de l’Ogooué Lolo, à la suite des éboulements et des ravinements progressifs survenus aux abords de la piste d’atterrissage et précisément au niveau de la bande de piste, des aires adjacentes, des accotements de la piste, ainsi qu’au niveau des accotements de la voie de circulation. L’inspection visait à mieux apprécier la gravité des dégradations et établir un plan d’actions  pour remédier à la situation.

Soulignons que ces dégradations ont été causées par les pluies diluviennes qui se sont abattues dans la majorité des localités du pays, présentant ainsi un risque de sécurité majeure pour la structure de la piste d’atterrissage, mais également pour les usagers de l’aire qui exploitent cet aérodrome.

C’est à ce titre que les inspecteurs, Alphonse DJOUNDOU NGARY et Joe-Mannix LEKIBI, spécialisés dans le domaine des aérodromes et aides au sol ont été instruits par le Directeur Général de l’ANAC pour effectuer ladite mission.

En effet l’une des fonctions primaires de l’ANAC dans le domaine des aérodromes et aide au sol est de s’assurer que les infrastructures aéroportuaires remplissent et garantissent toutes les conditions de sécurité et de sûreté requises pour une exploitation sécuritaire par les usagers.

Déroulement de la mission

Pour rallier la capitale provinciale de l’Ogooué Lolo, les inspecteurs ont emprunté la voie terrestre à bord de leur véhicule. Durant le voyage, Ils ont rencontré plusieurs difficultés liées notamment à l’état des routes. De plus dans certaines localités, ils ont été confrontés à la situation dégradée des ponts en bois, rendant le trajet éprouvant. Arrivés à destination après environ deux jours de route, ils se sont rendus sur le site de l’aérodrome de Koulamoutou.

L’état des lieux a permis aux inspecteurs de faire un constat des dégâts et d’établir un diagnostic pour que les travaux de réparation et de stabilisation des talus se fassent dans les meilleurs délais afin de stopper l’évolution des éboulements vers les accotements et des chaussées aéronautiques.

Certaines actions ont été déjà menées par l’ASECNA aux Activités Nationales, notamment en ce qui l’information aéronautique par voie de NOTAM aux usagers de de l’air, pour leur expliquer la situation qui prévaut sur cet aérodrome.

Au terme de cette mission qui était plus que nécessaire pour nos valeureux inspecteurs car il fallait apaiser les populations de cette localité sur l’Etat de l’Aéroport, un rapport sera adressé à l’autorité de tutelle pour proposer des solutions.