L’ANAC participe au symposium sur la sécurité de l’aviation et les enquêtes sur les accidents et les incidents d’aviation

Le symposium sur la sécurité aérienne et les enquêtes sur les accidents et incidents d’aviation s’est tenu à Abou Dabi, aux Émirats arabes unis, du 19 au 21 novembre 2024. Cet événement a été organisé conjointement avec la quatrième réunion annuelle et l’atelier de la plateforme coopérative des organisations régionales d’enquête sur les accidents et incidents (RAIO), rassemblant des représentants de haut niveau de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), des autorités de l’aviation civile et des experts du secteur aérien.

L’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) y a participé activement, représentée par son Directeur général adjoint, Monsieur Samba Samuel, accompagné de deux inspecteurs de l’aviation civile.

L’objectif principal de cette rencontre était de partager des informations sur les initiatives entreprises par les organisations régionales d’enquête (AIG), de présenter leurs priorités pour l’année à venir et d’explorer des pistes de coopération à l’échelle régionale, interrégionale et mondiale. Les discussions ont principalement porté sur les priorités stratégiques et les domaines de collaboration visant à améliorer les enquêtes sur les accidents et incidents dans l’aviation. L’ANAC a ainsi pu recueillir des informations pour améliorer ses stratégies de prévention.

Les échanges ont permis de souligner l’importance de développer des partenariats solides pour soutenir les RAIO, de renforcer l’engagement des États membres envers ces organisations et de promouvoir une coopération accrue aux niveaux régional et interrégional.

Ces initiatives visent à optimiser la coordination et l’efficacité des enquêtes sur les accidents et incidents, contribuant ainsi à une amélioration continue de la sécurité aérienne mondiale.

L’ANAC participe à la 27e réunion APIRG

L’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) participe à la 27e réunion du Groupe régional de planification et de mise en œuvre pour l’Afrique et l’Océan Indien (APIRG), qui se tient du 4 au 8 novembre 2024 à East London, en Afrique du Sud, organisée par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) . Une rencontre stratégique réunissant des délégations de plusieurs États africains ainsi que les bureaux régionaux de l’OACI pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WACAF) et pour l’Afrique orientale et australe (ESAF). Elle marque un jalon significatif dans la coopération régionale en matière de sécurité et de planification de la navigation aérienne, avec la tenue des dernières sessions respectives du Groupe régional de planification et de mise en œuvre pour l’Afrique et l’Océan Indien (APIRG/27), et du Groupe régional de sécurité de l’aviation (RASG-AFI/10).

En effet, la session extraordinaire conjointe APIRG et RASG-AFI, tenue à Libreville en juillet dernier, a entériné la fusion de ces deux entités en un format de sessions communes, renforçant ainsi l’efficacité et la synergie de leurs missions complémentaires. À cette occasion, le nom de la nouvelle entité fusionnée, « Groupe Afrique-Océan Indien de planification et de mise en œuvre du système d’aviation (AASPG)» a été approuvé, ainsi que sa structure organisationnelle. Cette réunion APIRG/27 est d’autant plus importante car elle matérialise le dernier rassemblement séparé de l’APIRG et du Groupe régional de sécurité de l’aviation pour l’Afrique et l’Océan Indien (RASG-AFI).

Lors de ce sommet, le Directeur général de l’ANAC le Général Eric Tristan Franck MOUSSAVOU, accompagné des membres de la délégation qu’il conduit, prend activement part aux échanges portant sur les projets stratégiques. Les délégués examinent le cadre de performance pour la planification et la mise en œuvre de la navigation aérienne, les progrès réalisés dans l’adoption des blocs constructifs de base (BBB) et des modules du système mondial de mise en œuvre des blocs de navigation aérienne (ASBU), ainsi que l’état d’avancement des projets sous l’égide d’APIRG. Les questions liées aux déficits dans les infrastructures de navigation aérienne et des initiatives de surveillance de l’espace aérien de la région AFI sont également abordées.

Parallèlement, la réunion RASG-AFI/10 se concentre sur l’évaluation des initiatives de sécurité dans la région AFI, incluant les progrès en matière de projets liés à la sécurité, les plans régionaux et nationaux de sécurité aérienne, ainsi que d’autres initiatives visant à réduire les risques et renforcer la surveillance de la sécurité.

Pour l’ANAC, cette fusion offre une opportunité d’améliorer l’efficacité de ses opérations de surveillance et de sécurité, en conjuguant ses efforts avec les autres États membres et en bénéficiant d’un partage d’informations plus direct et systématique. Sa participation à la réunion APIRG/27 s’inscrit dans une vision à long terme, celle de faire de l’aviation gabonaise un modèle de sûreté et d’innovation technique, en adoptant des approches modernes et en renforçant la coopération interétatique. De plus, le Gabon vient d’être retenu par l’OACI pour abriter en 2025 les réunions conjointes APIRG 28 et RASG AFI 11 qui seront désormais jumelées en une seule réunion dénommée « Groupe Afrique-Océan Indien de planification et de mise en œuvre du système d’aviation (AASPG) ».

Historiquement, les groupes APIRG et RASG-AFI ont été institués par le Conseil de l’OACI pour répondre aux besoins spécifiques de la région AFI (Afrique et Océan Indien). APIRG, créé en 1980 suite aux recommandations de la sixième réunion régionale de navigation aérienne AFI de 1979, est principalement axé sur la planification et le développement des infrastructures de navigation aérienne. De son côté, RASG-AFI, établi en 2010 lors de la 190e session du Conseil de l’OACI (Décision C-DEC 190/4), se concentre sur la gestion des risques et l’amélioration de la sécurité aérienne dans la région.

La délégation de l’ANAC conduite par le Directeur général comprend:
– Chef de la Cellule Inspection;
– Directeur des Aérodromes;
– Chargée d’études du Directeur général
– Chef de Service Navigation Aérienne;
– Responsable Qualité Adjoint ;
– Chef de Bureau Météorologie.

Conférence scientifique sur la météorologie aéronautique 2024 : L’ANAC Gabon s’implique !

L’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a participé à la 2ᵉ Conférence scientifique sur la Météorologie aéronautique, qui s’est tenue à Genève du 21 au 25 octobre 2024. Organisée par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et abritée à son siège, ce séminaire a rassemblé des experts pour s’informer des dernières avancées en matière de météorologie aéronautique, mais aussi de définir les grandes orientations futures dans ce domaine crucial de l’aviation.

Cette importante rencontre a vu la participation de professionnels de la météorologie aéronautique venus de divers horizons, dont l’expert de l’ANAC-Gabon Monsieur Léonel MBA NKILLI, Chef de Bureau de la météorologie aéronautique, qui a à cette occasion animé une présentation sur le thème: « Météorologie, espace et changement climatique : nouvelles technologies pour soutenir les services de météorologie aéronautique ».
En effet, Alors que les changements climatiques intensifient les phénomènes météorologiques dangereux tels que les turbulences, orages, vents violents, il s’est agi d’édifier les participants quant à leurs conséquences éventuelles dans le domaine aéronautique. De ce fait, L’ANAC a exploré des solutions pour contribuer à la réduction de l’empreinte carbone du secteur, notamment par l’optimisation des itinéraires en fonction des prévisions météorologiques.

La participation de l’ANAC à cette conférence scientifique témoigne de son engagement dans sa recherche constante à développer des approches pour anticiper les risques et minimiser leur impact sur les opérations aériennes. En s’ouvrant aux innovations internationales, l’ANAC s’engage à adopter des solutions idoines pour garantir la sécurité et la durabilité de l’aviation. Cette implication active s’inscrit dans une vision plus large visant à renforcer la résilience de l’aviation civile gabonaise face aux changements climatiques, tout en s’inspirant des modèles internationaux de gestion de la météorologie aéronautique. Et ce, dans le respect des standards mondiaux.