Harmonisation des règlements de navigation aérienne : l’ASSA-AC et les AAMAC franchissent une étape majeure pour la CEMAC

Douala, du 27 avril au 2 mai 2026 , dans le cadre du renforcement  de la sécurité aérienne en Afrique centrale, l’Agence de Supervision  de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale (ASSA-AC) et les Autorités Africaines et Malgache de l’aviation civile (AAMAC) ont organisé un Comité technique à Douala au Cameroun.

C’est à cette occasion que l’ANAC s’est vue représenter par deux experts du domaine de la Navigation Aérienne, il s’agit de :

  • MVOLA NDONG Toussaint, Conseiller Technique du Directeur Général, Directeur de la Navigation Aérienne pi, Inspecteur de rang exceptionnel, spécialité ATS/AIS/MAP et SAR ;
  • MANGUENDJI Laurianne, Chef de Service CNS et Inspecteur CNS.

Cette initiative s’inscrit dans la  mise en place des règles communautaires visant le maintien d’une meilleure sécurité aérienne dans la zone CEMAC.

Les travaux ont réuni les experts techniques représentant l’ensemble des Etats membres de la CEMAC, ainsi que les institutions suivantes :

 

  • L’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique centrale (ASSA-AC);
  • Les Autorités Africaines et Malgache de l’Aviation Civile (AAMAC);
  • La Cameroun Civil Aviation Authority (CCAA);
  • L’Autorité Nationale de l’Aviation Civile de Centrafrique (ANAC – Centrafrique);
  • L’Agence Nationale de l’Aviation Civile du Congo (ANAC – Congo);
  • L’Agence Nationale de l’Aviation Civile du Gabon (ANAC – Gabon);
  • L’Autorité aéronautique de la Guinée équatoriale (AAGE);
  • L’Autorité de l’Aviation Civile du Tchad (ADAC).

Conformément au mandat reçu lors de la 56e session du Conseil des AAMAC, le regroupement du groupe d’experts visait à doter les Etats membres d’un cadre réglementaire commun, directement applicable, afin d’améliorer la mise en œuvre des éléments cruciaux EC1 et EC2 de l’OACI.

Les travaux se sont appuyés sur les dernières annexes de l’OACI, les textes communautaires existants et les procédures de l’USOAP CMA 2024-ANS.

Pour l’atteinte des objectifs assignés au groupe d’experts, deux groupes ont été mis en place, ce qui a permis d’aboutir à des livrables concrets, par domaine couvert ils ont été repartis ainsi qu’il suit :

Groupe 1  (20 livrables) 

  • Règles de l’air, services de la circulation aérienne (ATS),
  • Recherche et sauvetage (SAR),
  • Information aéronautique (AIS),
  • Cartes aéronautiques, procédures PANS-OPS,

Exigences communes pour les services de navigation aérienne.

Groupe 2 ( 21 livrables)

  • Météorologie (MET),
  • Unités de mesure

Télécommunication aéronautiques (CNS) couvrant les aides radio, les systèmes de télécommunication, les radars, le spectre radiofréquences, les liaisons C2 pour drones, ainsi que les exigences d’installation et de maintenance des équipements.

Seule l’annexe relative à la certification des fournisseurs de services (notamment l’ASECNA) a été reportée à une session ultérieure pour permettre d’affiner sa structure.

Clôture et perspectives

A l’issue des travaux, une restitution solennelle a été faite au Directeur général de l’ASSA-AC et au Secrétaire exécutif des AAMAC, qui ont salué la qualité et la richesse des échanges.

l’adoption prochaine de ces règlements communautaires permettra aux Etats de la CEMAC de disposer d’un référentiel harmonisé, renforçant ainsi l’efficacité et la sécurité du transport aérien régional.

 

 

 

Atelier régional AIG à Dakar : les Etats africains renforcent leur coopération en matière d’enquêtes sur les accidents d’aviation

Le Bureau régional Afrique Occidentale et Centrale de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI/WACAF) a abrité, du 20 au 24 avril 2026 à Dakar, un atelier régionale consacré à la validation de la documentation générique relative aux enquêtes sur les accidents et incidents d’aviation (AIG).

Cette rencontre technique de haut niveau s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des Etats africains en matière d’investigation aéronautique, pilier essentiel de l’amélioration continue de la sécurité du transport aérien.

L’atelier a réuni un large éventail d’Etats africains engagées dans la modernisation de leurs systèmes d’enquêtes techniques. Ont notamment pris part aux travaux :

Le Cameroun, La Sierra Leone, Le Burkina Faso, Le Cap-Vert, Le Benin, Le Mali, Le Congo, Le Tchad, La Guinée, Le Ghana, La Mauritanie ainsi que le Sénégal pays hôte.

Un représentant de l’URSAC-UEMOA a également participé aux échanges techniques.

La République Gabonaise était représentée par le Bureau Enquêtes Incidents et Accidents d’Aviation (BEIAA), l’Agence Nationale de l’Aviation Civile ( ANAC) a pris part au travaux à travers M. NGOYENDAMA Pacôme Damien, Responsable adjoint Qualité et Gestion de la Sécurité.

Au cœur des travaux figurait la validation collective de documents génériques destinés à fournir une base documentaire d’enquêtes sur les accidents et incidents d’aviation entre les Etats participants.

Ces documents constituent désormais une base technique permettant :

  • D’améliorer la conduite des enquêtes techniques indépendantes;
  • D’assurer la conformité avec les normes internationales;
  • De renforcer la qualité des analyses de sécurité;
  • De faciliter le partage d’informations entre autorités d’enquête.

La validation consensuelle par l’ensemble des délégations marque une avancée significative vers une approche régionale coordonnée des investigations aéronautiques.

L’atelier a également favorisé le rapprochement entre Etats participants. Plusieurs pays ont profité de cette plateforme régionale pour signer des protocoles d’accord (MOU) destinés à renforcer l’assistance mutuelle lors des enquêtes d’accidents majeurs.

Ces accords permettront notamment le partage d’expertise, la mobilisation rapide d’enquêteurs spécialisés et l’appui technique entre Etats en cas d’évènement aéronautiques significatif.

La participation du Gabon à cet atelier traduit la volonté des autorités nationales de poursuivre le renforcement du système de sécurité aérienne conformément aux standards internationaux.

A travers le BEIAA et l’ANAC, le pays confirme son engagement à développer une culture de sécurité proactive, fondée sur l’analyse des évènements, le partage d’expérience et la coopération régionale.

Dans un contexte de croissance du transport aérien en Afrique, les conclusions de l’atelier de Dakar apparaissent comme une avancée majeure vers une meilleure prévention des accidents et une consolidation de la confiance dans le secteur aérien africain.

 

 

BETOLE ADA Moïse : une expertise gabonaise au sein de la CVS de l’ASECNA

C’est une nouvelle distinction qui honore le Gabon et illustre, une fois de plus, son expertise dans l’industrie aéronautique à l’échelle continentale. En effet, Monsieur BETOLE ADA Moïse a été porté au sein de la Commission de Vérification de la Sécurité (CVS) de l’ASECNA, un organe stratégique composé d’experts de haut niveau chargés d’accompagner le Conseil d’Administration sur les enjeux cruciaux de sécurité aérienne, d’inspection et d’audit technique.

Un profil qui s’est imposé par l’excellence
Suite à un appel à candidature ouvert aux pays membres de l’ASECNA, le dossier de M. BETOLE ADA Moïse s’est distingué avec autorité. Son profil, alliant rigueur technique et expérience institutionnelle de haut niveau, a convaincu les pairs. Au fil d’une carrière jalonnée de responsabilités significatives au sein de l’ASECNA, il a notamment exercé les fonctions de Chef du Département Météorologie puis de Conseiller Technique du Directeur Général, deux postes qui témoignent d’un ancrage profond dans les rouages opérationnels et stratégiques de l’Agence.

Son parcours est celui d’un expert forgé par l’exigence du terrain, ayant acquis une maîtrise avérée des systèmes de navigation aérienne, des normes internationales de sécurité et des exigences propres à la gestion des représentations nationales. Une expertise rare, que le Gabon peut aujourd’hui revendiquer avec fierté sur la scène continentale.

L’ANAC Gabon, acteur clé d’une diplomatie aéronautique offensive
Cette élection n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat d’une démarche volontariste et structurée portée par la Direction Générale de l’ANAC, qui a conduit une campagne diplomatique active auprès des pays membres de l’ASECNA pour soutenir la candidature de M. BETOLE ADA Moïse.

Au-delà de sa mission première de régulation et de supervision de l’aviation civile nationale, l’ANAC œuvre sans relâche à valoriser et à projeter la compétence gabonaise au sein des instances africaines et internationales, convaincue que la présence nationale dans ces organes de décision est un levier stratégique pour peser sur les normes, les politiques et les orientations qui façonnent l’avenir du transport aérien en Afrique.

La présence de M. BETOLE ADA Moïse au sein de la CVS intervient dans un contexte où les exigences en matière de sécurité aérienne ne cessent de se renforcer. Créée en 2010, cette commission est un maillon essentiel du dispositif de gouvernance de l’ASECNA. Elle veille notamment à l’évaluation des Systèmes de Gestion de la Sécurité (SGS) des représentations nationales, à la conformité aux normes de l’OACI, ainsi qu’au suivi rigoureux de la mise en œuvre des actions correctives.

Son mandat, qui court jusqu’en 2027, s’inscrit ainsi dans une dynamique d’amélioration continue de la sécurité aérienne en Afrique et à Madagascar. À travers cette nomination, le Gabon confirme sa capacité à positionner des profils d’excellence dans des instances techniques de premier plan, contribuant activement à la consolidation d’un espace aérien africain sûr, performant et conforme aux standards internationaux.