35e session plénière de la CAFAC au Congo : célébration du 25e anniversaire de la Décision de Yamoussoukro

Brazzaville, la capitale de la République du Congo, a accueilli du 26 au 29 novembre 2024 la 35ᵉ session plénière ordinaire de la Commission Africaine de l’Aviation Civile (CAFAC). Cet événement d’envergure a réuni des responsables de l’aviation civile, des représentants des États membres et des partenaires stratégiques venus discuter des défis et opportunités du secteur aérien africain. Cette 35ème session a  été également l’occasion de  célébrer le 25ᵉ anniversaire de la Décision de Yamoussoukro, acte fondateur du Marché Unique du Transport Aérien Africain (SAATM), une initiative phare pour l’intégration aérienne sur le continent.

La délégation gabonaise, dirigée par le Capitaine de vaisseau Dieudonné Loïc NDINGA MOUDOUMA , Ministre des Transports, de la Marine Marchande et de la Mer, accompagné du Directeur Général de l’ANAC le Général de Brigade Éric Tristan Franck MOUSSAVOU, et du Directeur Juridique, a activement participé à cette session.

Lors de cette rencontre, les autorités gabonaises ont réaffirmé leur engagement à contribuer activement au développement du secteur aéronautique africain. Les travaux ont permis de faire un état des lieux des initiatives pour renforcer la sécurité, la sûreté et l’efficacité des opérations aériennes, tout en accélérant l’intégration régionale à travers le Marché Unique du Transport Aérien Africain (SAATM).

Les échanges avec d’autres nations africaines ont porté sur les meilleures pratiques, les réformes nécessaires et les initiatives permettant de renforcer les capacités institutionnelles des autorités de l’aviation civile à l’échelle régionale.

La session a également été l’occasion de célébrer les réalisations de la CAFAC au cours des 25 dernières années, tout en soulignant la nécessité d’accélérer la mise en œuvre complète de la DY.

Un des temps forts de la session a été la réélection de Madame Adefunke Adeyemi au poste Secrétaire Générale de la CAFAC, qui symbolise un nouveau chapitre dans la gouvernance de l’organisation avec un accent particulier sur l’innovation, la coopération régionale et le renforcement des compétences des États membres. Dans son allocution, elle a souligné l’importance de la Décision de Yamoussoukro en tant que levier pour transformer l’aviation civile africaine en un moteur de croissance économique et d’intégration régionale.

En effet, adoptée en 1999, la Décision de Yamoussoukro vise à établir un marché unique africain pour le transport aérien (SAATM) afin de stimuler la connectivité, réduire les coûts et encourager le développement économique, en encourageant la libéralisation des services.

Rappelons que la CAFAC est l’agence spécialisée de l’Union Africaine pour toutes les questions d’aviation civile sur le continent africain et l’Agence d’exécution de la Décision de Yamoussoukro (YD) et du Marché unique du transport aérien africain.

Réunion préparatoire à l’audit OACI 2025 : l’ANAC mobilise les acteurs aéroportuaires

Ce jeudi 28 novembre 2024, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a tenu une réunion d’information en prélude à l’audit USAP CMA de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) prévu au mois de juillet 2025, qui sera axé sur le système de supervision de la sûreté de l’aviation civile à l’échelle nationale. Présidée par Monsieur Samuel SAMBA, Directeur général adjoint de l’ANAC, cette rencontre a réuni l’ensemble des acteurs de l’aéroport de Libreville, intervenant sur la mise en œuvre des aspects du Programme National de Sûreté de l’Aviation Civile.

L’objectif principal était de faire un état des lieux de la  mise en œuvre des mesures de sûreté à l’aéroport international Léon MBA, un élément essentiel pour garantir la conformité du Gabon aux standards internationaux en matière d’aviation civile avant le prochain audit.

Dans le cadre des préparatifs pour cet audit, des exercices d’audits à blanc ont été réalisés sur les principaux aéroports du pays, notamment Libreville, Franceville et Port-Gentil. Ces exercices ont permis d’évaluer la situation actuelle de ces plateformes et d’identifier les actions prioritaires à entreprendre.

Parmi les défis relevés figurent notamment : un déficit en personnel opérationnel pour l’Office National de Sûreté et de Facilitation des Aéroports du Gabon (ONSFAG), la Gendarmerie du Transport Aérien (GTA) et le Commissariat spécial d’aéroport , des carences au niveau des activités de maintien des compétences des personnels, ainsi que la nécessité impérieuse de se conformer à la réglementation en vigueur.

Face à ces constats, un Comité spécialisé a été mis en place pour assurer un suivi rigoureux de l’implémentation des mesures correctives. Aussi, à l’initiative du Directeur général de l’ANAC, ce Comité bénéficie à ce jour du soutien technique du bureau régional de l’OACI, qui apporte son expertise pour aider le Gabon à atteindre un niveau de conformité optimal par la mise à disposition d’un expert en charge des questions de sûreté, qui a pris part à cette réunion et qui séjourne à Libreville du 24 au 30 novembre 2024 dans le cadre de cette assistance technique.

Par ailleurs, des axes principaux ont été mis en exergue :

  • Renforcement des contrôles d’accès : Une vigilance accrue est nécessaire pour sécuriser les zones réglementées et prévenir toute intrusion non autorisée ;
  • Formation et certification du personnel : La montée en compétence des équipes de sûreté est indispensable pour répondre aux exigences internationales ;
  • Harmonisation avec la réglementation : Toutes les actions doivent être alignées avec les normes et pratiques recommandées par l’OACI.

L’audit de l’OACI constitue une étape cruciale pour le Gabon, qui ambitionne de consolider son image en tant que destination aérienne fiable et conforme aux standards internationaux. Cette mobilisation autour de la sûreté de l’aviation civile reflète l’engagement des autorités locales à garantir la sécurité des passagers, du personnel et des infrastructures.

Cette dynamique participative, où tous les intervenants impliqués collaborent pour combler les écarts identifiés devrait permettre au Gabon de relever avec succès ce défi stratégique pour son aviation civile et d’envisager des perspectives de mise en conformité au-delà de la moyenne mondiale.