Ce lundi 20 janvier 2025, s’est tenu le lancement officiel de la troisième série des sessions de formation 1 2 3 Base en sûreté de l’aviation civile, organisée par la Direction Générale de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), en prélude à l’audit USAP-CMA de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) que le Gabon abritera en juillet prochain.
La formation des personnels étant une obligation pour se conformer aux exigences de sécurité et de sûreté imposées par l’OACI, eu égard d’une part aux écarts relevés dans la mise en œuvre des mesures de sûreté au niveau des aéroports locaux, et d’autre part, dans le cadre des préparatifs de l’audit USAP-CMA, l’ANAC, en sa qualité d’autorité compétente et d´organe de supervision en matière de sûreté de l’aviation civile , a initié une série de formations à titre gracieux au profit des services de l’Etat et de l’ensemble des acteurs de l’industrie dont les missions impactent sur la mise en œuvre des aspects du Programme National de Sûreté de l’Aviation Civile (PNSAC). L’objectif étant de relever le niveau technique des personnels opérationnels et de se conformer aux huit (8) éléments cruciaux du système de supervision de la sûreté.
En accord avec l’Annexe 17 de l’OACI qui recommande que tout personnel impliqué dans le PNSAC doit bénéficier de formations initiales et périodiques en sûreté, l’ANAC a ainsi mobilisé ses instructeurs certifiés qui développeront des modules spécifiques, conformément à la Mallette Pédagogique Normalisée de Sûreté de l’Aviation.
Dans son allocution, le Directeur de la Sûreté et de la Facilitation représentant le Directeur général empêché, a rappelé l’importance de ces formations qui permettront à terme de : «garantir un système de sûreté robuste et des personnels compétents pour protéger notre aviation civile contre les actes malveillants…Rehausser le niveau de culture en de sûreté au sein de nos aéroports et à assurer la mise en conformité du Gabon aux exigences de l’OACI dans le domaine de la sûreté de l’aviation civile. Ces formations, organisées simultanément dans trois salles de classe de vingt (20) apprenants chacune, sont une étape déterminante vers cet objectif. »
L’audit de sûreté de l’OACI prévu en juillet 2025, constitue un enjeu majeur pour le Gabon. De ce fait, l’ANAC s’assure que les personnels anciens et nouveaux issus de :
– Office National de la Sûreté et de la Facilitation de Aéroports du Gabon (ONSFAG);
– Police de l’Air et des Frontières (PAF);
– Gendarmerie du Transport Aérien (GTA);
– Douanes;
– Commissariat spécial d’aéroport;
– Direction Générale des Contre-Ingérences et de la Sécurité (B2);
– Office Centrale de Lutte Anti-Drogue (OCLAD);
– Bureau d’Enquêtes Incidents et Accidents d’Aviation (BEIAA) ;
ainsi que ceux de l’industrie aéronautique, sont bien formés, compétents et capables de répondre aux enjeux inhérents par le mécanisme de certification qui interviendra à l’issue de ce processus de formation.
L’ambition affichée par l’ANAC étant, de positionner l’aéroport international de Libreville-Léon Mba comme une référence en matière de sûreté aérienne, en s’appuyant sur un personnel formé et opérationnel, capable de répondre efficacement aux exigences internationales conformément à la réglementation en vigueur.



D’entrée de jeu, le Président du Conseil d’administration s’est dit satisfait des réalisations 2024, en adressant ses vifs encouragements à la Direction Générale. De plus, il a exhorté l’ensemble des parties prenantes à redoubler d’efforts afin d’impulser l’année 2025 au rang d’année charnière et prometteuse pour l’expansion de l’aviation civile gabonaise. A cet égard, il a souligné l’importance des défis majeurs à venir, tout en appelant à une vigilance accrue pour garantir le bon fonctionnement de la structure et maintenir la confiance des autorités de la Transition. Il a ainsi réitéré son engagement envers une gouvernance exemplaire et innovante.
Les travaux ont débuté par :
En outre, le Directeur Général a présenté le projet de digitalisation du système de supervision de l’ANAC, visant à moderniser les processus, améliorer l’efficacité et la transparence, mais aussi à renforcer les interactions avec les différentes parties prenantes. Cette transformation numérique s’inscrit dans une vision d’avenir pour répondre aux exigences croissantes du secteur aéronautique.
En somme, les défis à venir qu’ils soient opérationnels, réglementaires ou stratégiques, seront relevés grâce à une vision claire et une détermination sans faille, de concert avec l’ensemble des parties prenantes. Les résolutions issues de ces assises seront consignées dans le procès verbal en vue de leur implémentation.
La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs personnalités de haut rang, notamment, Monsieur Yankoba Diémé, Ministre des Infrastructures et des Transports Terrestres et Aériens du Sénégal, Monsieur Guy Gérard Nkolo Dongo, Ambassadeur de la République du Gabon au Sénégal, les membres du Comité de Direction de l’ASECNA, et Monsieur Samuel Samba, Directeur général adjoint représentant le Général de Division Eric Tristan Franck Moussavou, Directeur général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile gabonaise empêché.
Monsieur Rolland Fidiariseheno Ranjatoelina, Président du Conseil d’administration représentant le Comité des Ministres de l’ASECNA, a exprimé sa satisfaction quant à la nomination de Prosper Zo’o Minto’o. Il a loué son professionnalisme, son intégrité et sa connaissance approfondie du secteur aéronautique africain, mettant en lumière sa dextérité dans le traitement des dossiers complexes. Des qualités reconnues unanimement et essentielles pour répondre aux défis actuels.

