Audit de renouvellement de l’agrément de maintenance RAG 5.3 de l’OMA TUNISAVIA

Tunis, Tunisie – 25 août 2026. Dans le cadre de ses missions de supervision et de surveillance de la sécurité de l’aviation civile, une équipe d’inspecteurs de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) du Gabon a effectué, les 24 et 25 août 2026, une mission d’audit auprès de l’Organisme de Maintenance Agréé (OMA) TUNISAVIA, sur sa base opérationnelle de Sfax-Thyna, en République tunisienne.

Conduite par Messieurs MOMBO BOUTAMBA et Emery Serge NGUEMA ELLA, inspecteurs AIR (navigabilité des aéronefs), cette mission s’inscrit dans le cadre du processus de renouvellement de l’agrément de maintenance RAG 5.3 délivré par l’ANAC Gabon à l’organisme, notamment pour les activités de maintenance des hélicoptères Airbus Helicopters AS365N3.

L’audit avait pour objectif de vérifier le maintien de la conformité de l’organisme aux exigences applicables du Règlement Aéronautique Gabonais (RAG) 5.3, ainsi que la capacité de l’OMA à poursuivre les activités de maintenance pour lesquelles il est agréé.

Les vérifications réalisées par les inspecteurs ont notamment porté sur :

• l’organisation de l’organisme et les compétences du personnel ;
• les installations, équipements, outillages et moyens techniques ;
• la maîtrise documentaire et la traçabilité des opérations de maintenance ;
• la gestion des pièces, composants et matériels aéronautiques ;
• le système de management de la qualité ;
• le Système de Gestion de la Sécurité (SMS).

À l’issue de cette mission, les constats et conclusions issus de l’audit contribueront à l’évaluation de la conformité de l’organisme et à la décision relative au renouvellement de son agrément de maintenance, conformément aux exigences réglementaires en vigueur.

Libreville accueille l’atelier régional de l’OACI sur les plans de sécurité aérienne AFI-RASP & NASP

Libreville, le 31 août 2026 – Le Gabon accueille, du 31 août au 4 septembre 2026, un atelier régional de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) consacré au Plan régional de sécurité de l’aviation pour la région Afrique-Océan Indien (AFI-RASP) et au Plan national de sécurité de l’aviation /National Aviation Safety Plan (NASP).

Organisé sous la houlette de l’OACI, cet atelier vise notamment à sensibiliser les parties prenantes et à renforcer les compétences des acteurs impliqués dans la planification et la mise en œuvre des plans nationaux de sécurité aérienne, en cohérence avec le Plan mondial pour la sécurité de l’aviation (GASP) et le plan régional. Il doit également permettre aux États d’identifier leurs principaux risques de sécurité opérationnelle, leurs enjeux nationaux prioritaires et les initiatives à mettre en œuvre pour y répondre.

La cérémonie d’ouverture officielle s’est tenue ce lundi 31 août, en présence notamment du Directeur Général adjoint de l’Office National de Sûreté et de Facilitation des Aéroports du Gabon (ONSFAG), M. Wilson MAKAYA MAKAYA, et du Capitaine John Patrick OTHA GADOULLET, représentant le Directeur de la Police de l’Air et des Frontières, ainsi que des représentants des administrations, de l’industrie aéronautique et des autres parties prenantes du secteur.

« La sécurité est une priorité absolue dans l’aviation »

Dans son allocution, le Directeur du Bureau régional de l’OACI pour l’Afrique occidentale et centrale (WACAF), M. Romain EKOTO, a rappelé que la sécurité demeure au cœur de la stratégie mondiale de l’aviation civile.

S’exprimant au nom du Président du Conseil de l’OACI et du Secrétaire général, il a remercié le Gouvernement gabonais et l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC Gabon) pour l’accueil de cet important rendez-vous régional.

Il a souligné que le GASP constitue le cadre mondial de référence pour l’amélioration continue de la sécurité aérienne, avec pour objectif de réduire constamment les décès et les risques de décès liés aux accidents, à travers une stratégie harmonisée.

Pour le Directeur régional, l’enjeu dépasse toutefois la seule prévention des accidents. « A safe, resilient and sustainable aviation system contributes to the economic development of States and their industries », a-t-il notamment rappelé, soulignant ainsi le lien étroit entre sécurité, résilience du système aéronautique et développement économique.

L’AFI-RASP, actuellement en cours de révision, s’inscrit dans cette dynamique en prenant en compte les orientations du GASP 2026-2028, tout en intégrant les risques spécifiques à la région Afrique-Océan Indien.
L’ambition régionale est clairement affirmée : atteindre et maintenir l’objectif de zéro décès dans les opérations de transport aérien commercial à l’horizon 2030 et au-delà, en cohérence avec l’Agenda 2030 des Nations Unies.
Dans cette perspective, M. Romain EKOTO a appelé les États à s’approprier pleinement l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de leurs plans nationaux et régionaux de sécurité, tout en encourageant les participants à partager leurs expériences, les enseignements tirés et les bonnes pratiques.

Le Gabon réaffirme son engagement

Ouvrant officiellement les travaux Au nom de l’ANAC Gabon et du Directeur général empêché, le Général de Division Éric Tristan Franck MOUSSAVOU, le Directeur Général adjoint, M. Camille MAKOUMBOU, a souligné que l’accueil de cet atelier constitue à la fois un honneur et une opportunité pour le Gabon de contribuer à la dynamique régionale et mondiale portée par l’OACI en faveur du renforcement de la sécurité aérienne.
Il a rappelé que, compte tenu du caractère international de l’aviation civile, la sécurité doit être pensée dans une approche coordonnée, structurée et cohérente, au-delà des frontières nationales. Cette vision se traduit notamment par l’articulation entre le GASP, l’AFI-RASP et les NASP, permettant aux États d’identifier leurs risques, de définir leurs priorités et de mesurer leurs performances en matière de sécurité.
Le Directeur Général adjoint a également insisté sur la nécessité de faire des plans nationaux de sécurité de véritables outils de pilotage, capables d’orienter les priorités, de mobiliser les ressources et de mesurer les progrès accomplis. Il a enfin souligné l’importance d’une mobilisation de l’ensemble des acteurs du système aéronautique pour garantir l’efficacité et la durabilité de cette démarche.
« La sécurité aérienne est une responsabilité collective », a ainsi rappelé le Directeur Général adjoint de l’ANAC, invitant les participants à faire de cette semaine un véritable espace de dialogue, de partage d’expériences et de recherche de solutions adaptées aux réalités de chaque État.

Autorités de l’aviation civile, organismes d’enquête, exploitants d’aéronefs, prestataires de services, gestionnaires d’aéroports, services de navigation aérienne, organismes de formation, industrie aéronautique et Forces de Défense et de Sécurité : tous concourent, à leur niveau, à la performance globale du système de sécurité.

Cette mobilisation élargie répond à l’objectif même de l’atelier, qui réunit notamment des spécialistes des opérations aériennes et de la gestion de la sécurité, des inspecteurs de la sécurité de l’aviation civile, des contrôleurs aériens, des gestionnaires de la sécurité des compagnies aériennes et des représentants des organismes participant aux enquêtes sur les accidents et incidents.

Une première journée consacrée aux fondamentaux de la sécurité aérienne

Après la cérémonie d’ouverture, les travaux techniques de cette première journée ont porté sur trois thématiques majeures :
• l’aperçu du Plan mondial pour la sécurité de l’aviation (GASP) ;
• la présentation du Plan régional de sécurité de l’aviation pour la région AFI-RASP ;
• les risques opérationnels de sécurité.
Ces différentes sessions doivent permettre aux participants de mieux appréhender les orientations mondiales et régionales en matière de sécurité, mais également de les traduire dans leurs contextes nationaux.
La rencontre constitue ainsi un cadre privilégié pour renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes, améliorer l’identification et la gestion des risques et favoriser la mise en place de mécanismes efficaces de suivi de la performance en matière de sécurité aérienne.

Durant cinq jours, experts de l’OACI et représentants des différents États et acteurs du secteur poursuivront leurs échanges autour d’un objectif commun : renforcer les capacités nationales, mieux maîtriser les risques et contribuer à l’amélioration continue de la sécurité de l’aviation civile dans la région AFI.

concertation sur l’optimisation des délais de transfert des marchandises vers les magasins sous douane

Libreville, le 5 août 2026 – Dans le cadre du suivi des préoccupations soulevées par le Haut Conseil de l’Investissement (HCI) concernant les délais de transfert des marchandises transportées par voie aérienne entre les aéronefs et les magasins sous douane de l’Aéroport International Léon Mba de Libreville, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a convié, ce 5 août 2026, l’ensemble des parties prenantes concernées à une séance de travail.

Cette rencontre a réuni l’ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne logistique du fret aérien, notamment :

  • Afrijet airport services
  • DHL Gabon
  • Logistique Service Gabon
  • Navitrans
  • MO Sécurité
  • Handling Partner Gabon
  • COREX
  • OMEGA Sécurité
  • Africa Global Logistics
  • Direction Générale des Douanes et Droits Indirects
  • GSEZ-Airport
  • Entreprise Accueil Assistance Approvisionnement
  • Groupe Gabon Handling
  • G4S
  • AVOMO Cargo

Les travaux avaient pour objectif d’examiner, de manière concertée, l’ensemble du processus d’acheminement des marchandises, depuis leur déchargement de l’aéronef jusqu’à leur prise en charge dans les magasins sous douane, afin de :

  • établir une cartographie détaillée des différentes étapes du processus ;
  • identifier les acteurs intervenant à chaque phase ainsi que leurs responsabilités respectives ;
  • déterminer les délais observés pour chacune des opérations ;
  • recenser les contraintes affectant la fluidité de la chaîne logistique ;
  • formuler des propositions d’amélioration visant à réduire les délais de traitement et à renforcer l’efficacité opérationnelle.

Les échanges ont principalement porté sur le déroulement des opérations d’acheminement des marchandises, en précisant les tâches exécutées par chaque intervenant, les interfaces entre les différents acteurs, les délais d’exécution ainsi que les procédures opérationnelles applicables.

Au cours des discussions, les opérateurs ont indiqué que, contrairement à certaines informations relayées, le délai d’acheminement des marchandises entre l’aéronef et les magasins sous douane n’excède généralement pas deux heures.

En revanche, les principales difficultés identifiées concernent les procédures de dédouanement, les exigences réglementaires associées, les interventions en heures extralégales ainsi que l’insuffisance de communication et de coordination entre les différentes parties prenantes.

Afin d’améliorer la qualité du service offert aux usagers tout en garantissant le respect de la réglementation en vigueur, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment :

  • la digitalisation des procédures afin d’harmoniser la documentation locale, de prendre en compte les contraintes propres à chaque intervenant et de réduire les délais de traitement ;
  • le renforcement de la sensibilisation aux procédures d’importation, avec l’appui du Conseil Gabonais des Chargeurs, notamment à travers la mise à disposition d’un répertoire exhaustif des administrations et organismes concernés ;
  • la mise en place d’un guichet unique sur la plateforme aéroportuaire, destiné à centraliser les démarches administratives et à réduire les délais de traitement.

La mise en œuvre de ces recommandations nécessitera une concertation élargie avec l’ensemble des acteurs concernés, notamment le Ministère des Transports, de la Marine Marchande et de la Logistique, afin de renforcer la performance de la chaîne logistique aéroportuaire.