CEREMONIE DE CLOTURE DE FORMATION

Port-Gentil, le 06 août 2024
Le mardi 06 août 2024 s’est déroulée la cérémonie officielle de remise d’attestations aux participants à la session de formation « 123 base » qui s’est tenue du 31 mai au 17 juin 2024, organisée par l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) au profit des personnels des  entités exerçant à l’aéroport international de Port-Gentil, dont les missions impactent sur les aspects du programme national de sûreté de l’aviation civile .

Cette cérémonie a été présidée par Monsieur Samuel SAMBA, Directeur général adjoint de l’ANAC, et rehaussée par la présence des Autorités locales à l’instar de Monsieur Nancy BOUNANGA BOUAMI, Sous-Préfet du Département de Bendje représentant le Gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime empêché, Madame Marie Stéphanie INGUIESSI, Délégué Spécial Adjoint 1 de la commune de Port-Gentil représentant le Délégué Spécial, mais également des Dirigeants et Responsables des Services compétents de l’État et entités aéroportuaires.   

En effet, dans le cadre du renforcement de capacités et soucieuse de se conformer aux exigences réglementaires, l’ANAC en sa qualité d’autorité de supervision a initié des sessions de formations en sûreté de l’aviation sur l’ensemble des trois principaux aéroports du pays. L’objectif étant d’assurer des programmes de formation de qualité obéissant aux normes et pratiques recommandées de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).

Dans son propos liminaire, Monsieur Romuald SOUNGOU, Directeur de la Sûreté et de la Facilitation, a présenté le cadre et les enjeux inhérents, soulignant la nécessité impérieuse pour les aéroports du Gabon d’avoir des personnels compétents pour garantir la sécurité et maintenir un niveau de sûreté conforme aux standards internationaux. Il a de ce fait saisi l’occasion pour édifier l’assistance sur l’intérêt de promouvoir une culture de sûreté basée sur l’observance de bonnes pratiques. 

Le Directeur général adjoint s’est dit satisfait de la participation active des entités de l’industrie aéronautique, témoignage de l’intérêt accordé aux questions liées à la sûreté et la sécurité au sein de nos aéroports. Il a ensuite invité les personnels à davantage d’abnégation et de professionnalisme car « l’apprentissage c’est le changement de comportement à la suite d’un enseignement  reçu », non sans traduire aux récipiendaires les félicitations et encouragements de la Direction générale de l’ANAC en tête de laquelle le Général Éric Tristan Franck MOUSSAVOU.

Au terme de cette formation, c’est au total cinquante-neuf (59) récipiendaires dont:
• Les personnels des administrations étatiques ;
• Les personnels de forces de défense et de sécurité ;
• L’Office National de la Sûreté et de la Facilitation des Aéroports du Gabon;
• La Gendarmerie des Transports Aériens ;
• Les Douanes ;
• La Direction Générale de la Documentation et de I’Immigration ;
• La Direction Générale de la Contre-ingérence des Services Militaires ;
• La Direction Régionale de la Santé ;
• La Direction Générale de la Recherche.

Ainsi, les stagiaires peuvent se réjouir d’être désormais des acteurs majeurs de la mise en œuvre des mesures de sûreté de l’industrie aéroportuaire, et de pouvoir exercer leurs missions en accord avec les objectifs de l’OACI. Dans ce sillage, ces derniers sont désormais en capacité de comprendre la nature des menaces perpétrées contre l’aviation civile et ainsi mettre en place des mécanismes efficients pour les prévenir. Ceci en établissant une culture de la sûreté rigoureuse pour à terme, assurer au mieux la sécurité des passagers ainsi que des opérations aériennes.

Enfin, dans l’optique de promouvoir  l’expertise dans le domaine de la sûreté de l’aviation civile au sein des services des forces de défense et de sécurité, le directeur de la sûreté et de la facilitation a émis le vœu  que ces récipiendaires ne soient dorénavant affectés que dans les aéroports.

Cérémonie de Prestation de Serment de huit nouveaux Inspecteurs

Le samedi 03 août 2024 s’est tenue l’audience spéciale de prestation de serment de huit (8) nouveaux inspecteurs de l’aviation civile au Tribunal de Première Instance de Libreville, en présence des membres de ladite juridiction, du Comité de Direction de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), ainsi que les proches des impétrants.

A l’entame de l’audience et comme il est d’usage en pareille circonstance, le Président de séance a rappelé le contexte de cette cérémonie solennelle qui répond à une exigence légale dont le fondement est tiré des dispositions de l’Article 17 de loi 23/2016 du 29 décembre 2016 portant Code de l’Aviation Civile, et l’Arrêté n° 039/MTL/ANAC fixant les conditions d’exerce de la fonction d’Inspecteur de l’aviation civile en République Gabonaise, avant d’inviter les impétrants à prononcer leur serment.

Il s’agit notamment de :

MANGUENDJI Else Laurianne ; 
YENO ILOKY Yvann Marvel ;
Armandine OSSALOYIKA ADOGA ;
Sacré ALLOGHO ;
Jean-Benoît NZE NGUEMA ;
Silvère OKOUELE ;
Leonel MBA NKILI.
Mais également du Général de Brigade Éric Tristan Franck MOUSSAVOU, Directeur Général de l’ANAC, qui a constitué le clou de cette cérémonie.

Nommés le 1er mai 2024 à l’occasion de la Fête du Travail en qualité d’Inspecteurs de l’aviation civile, les nouveaux promus ont à ce titre la lourde charge d’assurer pour le compte de l’Etat, les missions de réglementation et de contrôle dans les domaines d’inspection aérodrome (AGA), de navigation aérienne (ANS), des opérations aériennes (OPS) et de la sûreté (AVSEC), conformément aux normes et pratiques recommandées de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).

Ces derniers ont à tour de rôle juré solennellement de : « remplir fidèlement leurs fonctions, d’observer en tout les devoirs qu’elles leur imposent, et d’apporter leur concours à la justice avec diligence et probité, de respecter strictement les lois de la République Gabonaise pour exercer les pouvoirs qui leur sont conférés dans le but de surveiller l’application pour constater la violation du Code de l’Aviation Civile, et les textes qui en découlent pour son application de toute convention internationale relative à l’Aviation Civile auxquelles la République est ou sera partie, d’agir et de se conduire loyalement dans l’exercice de leurs fonctions d’Inspecteurs de l’Aviation Civile ».

En effet, l’obligation réglementaire imposée par la mission des inspecteurs de contrôler et de superviser la sécurité et la sûreté des activités de l’Aviation Civile, est établie par la cérémonie de prestation de serment qui se veut garantir le respect rigoureux des normes et des standards internationaux en la matière. Par cet acte, les inspecteurs ont marqué leur adhésion aux valeurs inhérentes à la fonction d’inspecteur, qu’ils se sont engagés à protéger.

A l’issue de la cérémonie, les Inspecteurs ont été renvoyés à l’exercice de leurs fonctions respectives avec les vives et chaleureuses félicitations de la juridiction, qui les a encouragés à davantage d’abnégation, non sans leur prodiguer quelques conseils traduits en cinq (5) maitres mots :

  • Loyauté ;
  • Probité ;
  • Rigueur ;
  • Professionnalisme ;
  • Intégrité.

Ce, conformément à la réglementation en vigueur et dans le strict respect de la Loi.

REUNION PREPARATOIRE A L’AUDIT USAP CMA 2025

En prélude à l’audit USAP CMA de l’OACI 2025 axé sur l’évaluation du système national de sûreté de l’aviation civile, une réunion technique présidée par Monsieur Samuel SAMBA, Directeur général adjoint de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), s’est tenue ce jeudi 25 juillet 2024 dans la salle de conférence de l’agence, à laquelle ont pris part les entités de l’industrie aéronautique intervenant dans la mise en œuvre des mesures de sûreté et de facilitation.

En effet, dans le cadre du Plan Régional de mise en œuvre pour la Sûreté et la Facilitation de l’aviation civile en Afrique (Plan AFI SECFAL) visant à appuyer la mise en œuvre efficace et efficiente, l’audit d’évaluation s’articulera autour de huit (8) éléments cruciaux, à savoir :

–              Législation (Code de l’aviation civile) ;

–              Programme de sûreté et textes réglementaires ;

–              Responsabilités de l’autorité nationale compétente dans la supervision et la coordination;

–              Politique, programme et plan de formation (qualification en matière de certification du personnel);

–              Fourniture d’indications techniques (manuels de procédures, guides et matériels spécifiques);

–              Obligations en matière de délivrance de certification et d’approbation ;

–              Obligation en matière de contrôle qualité;

–              Résolution des problèmes de sûreté.

Le Gabon ambitionne lors de cet audit un taux de mise en œuvre de 85%, par rapport au taux fixé AFI SECFAL qui est de 75%.  Objectif qui n’est possible que par les efforts conjugués de tous les acteurs. Pour ce faire, une cellule technique en vue d’une coordination optimale sera mise en place, regroupant les différents points focaux, chacun selon les aspects qui relèvent de sa responsabilité dont les missions se rapportent aux objectifs des Annexe 9 et 17 de l’OACI.

Conscientes des enjeux inhérents, il s’agira pour les parties prenantes d’analyser au préalable tous les aspects et écarts relevés, et de ce fait mettre en place des mécanismes efficients en vue de relever les défis identifiés sur la base d’un programme d’activité conjoint. Ainsi, l’ANAC en qualité d’autorité de supervision, devra s’assurer de l’efficacité des opérations à chaque niveau, au travers des audits et inspections impromptus.

Une occasion pour le Gabon d’autoévaluer son niveau de mise en œuvre de sûreté et de facilitation par élément crucial pour faire des aéroports du Gabon des endroits sûrs et conformes aux normes de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale .

A noter que cet audit s’effectuera au niveau des deux (2) aéroports ayant les niveaux d’exploitation les plus importants.

Bien que le système national de sûreté de l’aviation civile soit marqué par des avancées opérationnelles jugées considérables, il n’en demeure pas moins que cela nécessite l’implémentation de meilleures pratiques avec le concours de toutes les parties intéressées. L’objectif étant de satisfaire aux exigences réglementaires conformément aux normes et standards internationaux d’une part, et maintenir un niveau élevé de mise en œuvre tant sur le plan documentaire qu’opérationnel d’autre part.