ANAC Gabon : renforcement des compétences et accélération de la digitalisation sous l’impulsion de la Direction Générale

Dans le cadre de sa politique de développement des compétences et de modernisation de ses services, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC Gabon) franchit une nouvelle étape significative en matière de transformation digitale.

Monsieur Rufin MBADINGA MOUKAGNI vient en effet d’obtenir un Master 2 en Conception des Systèmes d’Information (CSI), à l’issue d’un parcours académique international mené sur la période 2024-2026.

Cette formation diplômante a été entièrement financée par l’ANAC Gabon, sous l’impulsion et avec le soutien constant de son Directeur Général, le Général de Division Éric Tristan Franck MOUSSAVOU.

Cette initiative s’inscrit dans une vision stratégique claire, alignée sur les orientations des plus hautes autorités gabonaises, visant à accélérer la digitalisation des processus métiers au sein des administrations publiques.

La digitalisation, levier essentiel de modernisation, consiste à transformer les procédures administratives traditionnelles en solutions numériques performantes. Elle permet notamment de simplifier les démarches, réduire les délais de traitement, sécuriser les données et améliorer durablement la qualité du service rendu aux usagers.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit le mémoire de fin d’études de Monsieur Rufin MBADINGA MOUKAGNI, consacré à la :
« Mise en place d’une plateforme digitalisée de demande d’autorisations de survol et d’atterrissage en République Gabonaise »
Ce projet structurant répond directement aux enjeux de performance et d’efficacité de l’ANAC Gabon. Il vise notamment à :

– simplifier les démarches administratives ;
– réduire significativement les délais de traitement ;
– sécuriser et centraliser les données ;
– améliorer le suivi des opérations en temps réel ;
– mettre en place des indicateurs de performance (KPI) pour un pilotage optimal ;
– renforcer la traçabilité des demandes et des décisions ;
– optimiser l’efficacité globale des processus métiers.

Sur le plan technique, la solution proposée repose sur une approche méthodique intégrant l’analyse des besoins métiers, la modélisation des processus, la conception d’une architecture applicative robuste, la gestion des bases de données, le développement d’interfaces utilisateurs intuitives, ainsi que la mise en place d’outils de reporting et d’aide à la décision.

La formation s’est achevée par une soutenance organisée au Maroc, suivie des formalités d’authentification du diplôme auprès des autorités compétentes, notamment les services administratifs marocains et l’Ambassade de la République Gabonaise au Maroc.

À travers cette réussite, la Direction Générale de l’ANAC Gabon réaffirme son engagement à investir dans le capital humain et à accompagner activement la transformation digitale de l’institution.

Elle illustre également la volonté de positionner l’ANAC Gabon comme une administration moderne, innovante et résolument tournée vers la performance et la qualité du service public.

Mission d’inspection des AAMAC à Lomé : l’expertise de l’ANAC-Gabon mise à contribution

Du 06 au 10 avril 2026, une mission d’audit conduite sous l’égide des Autorités Africaines et Malgaches de l’Aviation Civile (AAMAC) s’est tenue à Lomé, en République Togolaise.

Cette mission a porté sur l’évaluation du Centre Régional de Navigation Aérienne (CRNA), des services Communication, Navigation et Surveillance (CNS) ainsi que de la Météorologie (MET) et du Centre de Veille Météorologique (CVM).

L’objectif principal de cette mission était de s’assurer de la conformité des installations, des procédures et des dispositifs organisationnels aux exigences nationales et régionales en vigueur, dans un contexte de renforcement continu de la sécurité aérienne.

À cet effet, une équipe pluridisciplinaire composée d’experts des AAMAC, d’inspecteurs togolais et de professionnels issus de plusieurs autorités de l’aviation civile a été mobilisée.

L’Agence Nationale de l’Aviation Civile du Gabon (ANAC-Gabon) y était représentée par deux de ses inspecteurs :
– M. Léonel MBA NKILLI, inspecteur MET,
– Mme Laurianne Else MAGUENDJI, inspecteur CNS.
Placée sous la direction de M. Ali, expert ATS au sein des AAMAC, la mission a permis de passer en revue les cadres réglementaires, les structures organisationnelles ainsi que les procédures opérationnelles des services ATS, CNS et MET du centre de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), situé à l’aéroport de Lomé.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du programme annuel d’audits des AAMAC, visant à évaluer les services communs de navigation aérienne fournis aux États membres de l’ASECNA.

Elle contribue ainsi à garantir la mise en œuvre effective des obligations découlant de la Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), notamment celles issues de la Convention de Chicago.

Créées le 20 janvier 2012, les AAMAC constituent un organisme sous-régional de supervision de la sécurité (RSOO), né de la volonté des dix-sept États membres de l’ASECNA de mutualiser leurs efforts en matière de supervision et de coordination de la sécurité aérienne.

La participation active de l’ANAC-Gabon à cette mission témoigne de la reconnaissance de l’expertise aéronautique gabonaise au niveau régional. Elle illustre également l’engagement du Gabon à contribuer efficacement à la sécurité et à la performance du transport aérien en Afrique, en parfaite adéquation avec la vision des plus Hautes Autorités de la République.

Renforcement de la coopération aérienne : le Gabon et l’Algérie franchissent un cap stratégique

Le 5 avril 2026 à Alger, le Gabon et l’Algérie ont franchi une étape majeure dans le renforcement de leur coopération aérienne, à travers une rencontre stratégique entre l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) du Gabon et son homologue algérienne.

Cette rencontre de haut niveau s’est tenue en présence des représentants des services diplomatiques gabonais ainsi que du Ministère des Affaires étrangères, témoignant du
caractère transversal et stratégique de cette coopération, à l’interface des enjeux techniques, économiques et diplomatiques.

Conduits respectivement par le Général de Division Éric Tristan Franck MOUSSAVOU et Monsieur Hassan BOULFELFEL, les échanges ont permis de consolider une vision commune :  faire du transport aérien un levier d’intégration africaine, de croissance économique et de connectivité accrue entre les États du continent.

Les travaux ont abouti à des résultats significatifs, notamment :

– le paraphe de l’Accord sur les services de transport aérien entre les deux pays ;
– la signature d’un mémorandum d’entente technique entre les deux autorités.

Ces instruments visent à faciliter l’exploitation des liaisons aériennes à travers :

– une extension des droits de trafic,
– une plus grande flexibilité des fréquences,
– et des procédures administratives simplifiées.

Sur le plan technique, les deux parties ont également acté des avancées importantes, notamment :

– la reconnaissance mutuelle des licences,
– L’encadrement du partage de codes,
– et l’harmonisation des mécanismes de supervision, conformément aux standards internationaux.

 

Cette initiative intervient dans un contexte où l’Afrique reste faiblement connectée sur le plan aérien. En favorisant l’ouverture du marché et la simplification des opérations, le Gabon et l’Algérie apportent une réponse concrète aux contraintes structurelles du secteur.

La perspective d’une liaison directe Alger – Libreville, opérée par Air Algérie dans les prochains mois, illustre cette volonté de traduire rapidement les engagements en actions concrètes.

Au-delà des accords, la coopération intègre un important volet formation. Des discussions ont été engagées avec Air – Algérie pour permettre l’accueil d’inspecteurs de l’ANAC Gabon au sein de son centre de formation, dans une logique de transfert de compétences et de renforcement des expertises

Par ailleurs, la remise officielle du permis d’exploitation à Air Algérie par l’ANAC Gabon marque une avancée opérationnelle majeure, ouvrant la voie à l’exploitation effective de nouvelles dessertes entre l’Afrique du Nord et l’Afrique centrale.

Au-delà du secteur aérien, cet accord ouvre des perspectives dans des domaines connexes tels que le commerce, le tourisme et les investissements. Il s’inscrit dans une volonté commune de bâtir un partenariat équilibré, fondé sur la coopération Sud-Sud et la réduction de la dépendance aux hubs extra-africains.

En définitive, cette rencontre, marquée par l’implication conjointe des autorités techniques, diplomatiques et institutionnelles, constitue une avancée significative dans la consolidation des relations gabono-algériennes et pose les bases d’un partenariat durable, au service d’une Afrique plus connectée, plus intégrée et tournée vers son propre développement.