Renforcement de la Sûreté Aéroportuaire : l’ANAC déploie une mission d’audit à Port – Gentil

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Surveillance Continue (PSC), l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) mène, du 4 au 9 mai 2026, une mission d’audit du système de sûreté de l’aviation civile à l’aéroport de Port-Gentil.

Cette mission concerne plusieurs entités impliquées dans la mise en œuvre des dispositions du Programme National de Sûreté de l’Aviation Civile (PNSAC), notamment AFRIJET-FLY Gabon, AVANTIS AVIATION-AFRICA UNITED, HELY-UNION, la Brigade de Gendarmerie des Transports Aériens (BGTA), l’ASCENA ainsi que l’ONSFAG.

Placée sous la conduite de Monsieur Romuald Peggy’s SOUNGOU, Inspecteur en Sûreté de rang exceptionnel, cette opération vise à évaluer la conformité des dispositifs et procédures appliqués par les différentes structures auditées en matière de sûreté de l’aviation civile.

A travers cette mission, l’ANAC entend vérifier l’effectivité des mesures de sûreté mises en œuvre afin de garantir la protection de l’exploitation aérienne, des passagers, des personnels, des infrastructures aéroportuaires ainsi que des équipements sensibles de l’aéroport de Port – Gentil. Cette activité s’inscrit dans la dynamique d’amélioration continue du système national de sûreté de l’aviation civile.

Elle intervient à la suite de l’audit du système de sûreté du Gabon réalisé par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) en juillet 2025.

Par cette démarche, l’ANAC réaffirme sa volonté de maintenir les performances déjà enregistrées en matière de sûreté et de renforcer durablement la culture de sûreté au sein des plateformes aéroportuaires nationales.

 

 

 

 

Harmonisation des règlements de navigation aérienne : l’ASSA-AC et les AAMAC franchissent une étape majeure pour la CEMAC

Douala, du 27 avril au 2 mai 2026 , dans le cadre du renforcement  de la sécurité aérienne en Afrique centrale, l’Agence de Supervision  de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale (ASSA-AC) et les Autorités Africaines et Malgache de l’aviation civile (AAMAC) ont organisé un Comité technique à Douala au Cameroun.

C’est à cette occasion que l’ANAC s’est vue représenter par deux experts du domaine de la Navigation Aérienne, il s’agit de :

  • MVOLA NDONG Toussaint, Conseiller Technique du Directeur Général, Directeur de la Navigation Aérienne pi, Inspecteur de rang exceptionnel, spécialité ATS/AIS/MAP et SAR ;
  • MANGUENDJI Laurianne, Chef de Service CNS et Inspecteur CNS.

Cette initiative s’inscrit dans la  mise en place des règles communautaires visant le maintien d’une meilleure sécurité aérienne dans la zone CEMAC.

Les travaux ont réuni les experts techniques représentant l’ensemble des Etats membres de la CEMAC, ainsi que les institutions suivantes :

 

  • L’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique centrale (ASSA-AC);
  • Les Autorités Africaines et Malgache de l’Aviation Civile (AAMAC);
  • La Cameroun Civil Aviation Authority (CCAA);
  • L’Autorité Nationale de l’Aviation Civile de Centrafrique (ANAC – Centrafrique);
  • L’Agence Nationale de l’Aviation Civile du Congo (ANAC – Congo);
  • L’Agence Nationale de l’Aviation Civile du Gabon (ANAC – Gabon);
  • L’Autorité aéronautique de la Guinée équatoriale (AAGE);
  • L’Autorité de l’Aviation Civile du Tchad (ADAC).

Conformément au mandat reçu lors de la 56e session du Conseil des AAMAC, le regroupement du groupe d’experts visait à doter les Etats membres d’un cadre réglementaire commun, directement applicable, afin d’améliorer la mise en œuvre des éléments cruciaux EC1 et EC2 de l’OACI.

Les travaux se sont appuyés sur les dernières annexes de l’OACI, les textes communautaires existants et les procédures de l’USOAP CMA 2024-ANS.

Pour l’atteinte des objectifs assignés au groupe d’experts, deux groupes ont été mis en place, ce qui a permis d’aboutir à des livrables concrets, par domaine couvert ils ont été repartis ainsi qu’il suit :

Groupe 1  (20 livrables) 

  • Règles de l’air, services de la circulation aérienne (ATS),
  • Recherche et sauvetage (SAR),
  • Information aéronautique (AIS),
  • Cartes aéronautiques, procédures PANS-OPS,

Exigences communes pour les services de navigation aérienne.

Groupe 2 ( 21 livrables)

  • Météorologie (MET),
  • Unités de mesure

Télécommunication aéronautiques (CNS) couvrant les aides radio, les systèmes de télécommunication, les radars, le spectre radiofréquences, les liaisons C2 pour drones, ainsi que les exigences d’installation et de maintenance des équipements.

Seule l’annexe relative à la certification des fournisseurs de services (notamment l’ASECNA) a été reportée à une session ultérieure pour permettre d’affiner sa structure.

Clôture et perspectives

A l’issue des travaux, une restitution solennelle a été faite au Directeur général de l’ASSA-AC et au Secrétaire exécutif des AAMAC, qui ont salué la qualité et la richesse des échanges.

l’adoption prochaine de ces règlements communautaires permettra aux Etats de la CEMAC de disposer d’un référentiel harmonisé, renforçant ainsi l’efficacité et la sécurité du transport aérien régional.

 

 

 

Participation de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC- Gabon) à la Troisième édition de la Semaine de la Sécurité Aérienne TSA-ACAO sur la problématique des aéronefs sans pilote

Du 27 au 30 Avril 2026, deux représentants de l’ANAC ont pris part à la 3e édition de la Semaine de la Sécurité Aérienne TSA-ACAO, tenue à Marrakech, au Maroc, sous le thème  » La prochaine ère de la sécurité aérienne : s’adapter aux menaces et transformer l’écosystème « .

Organisée sous l’égide de l’Organisation de l’Aviation Civile Arabe (ACAO) , cette rencontre internationale a réuni plusieurs acteurs majeurs de la sûreté et de la sécurité de l’aviation civile, notamment le Gouvernement du Maroc, le Département d’Etat des Etats-Unis (DOS), la Transportation Security Administration (TSA), ainsi que des experts et autorités de l’aviation civile de nombreux Etats membres.

L’ANAC y était représentée par Mme Aïcha IBRAHIME MPOUH, Directeur de la Sûreté et de la Facilitation, et M. Oliver Estai BOUNGOU, Responsable Sûreté et Facilitation de la Délégation Régionale Sud-Est. Leur participation traduit l’engagement constant de l’ANAC à renforcer ses capacités institutionnelles et à anticiper les nouvelles menaces pesant sur l’aviation civile.

Parmi la thématique majeure abordée figurait la problématique des systèmes d’aéronefs sans pilote (UAS), communément appelés drones. Leur essor rapide dans les usages civiles et commerciaux constitue à la fois une opportunité technologique  et un défi majeur pour la sûreté aérienne, en raison des risques d’intrusion dans les zones sensibles avec l’intention de commettre un acte d’intervention illicite, de collision avec les aéronefs et d’usages malveillants.

La session intitulée  » Menaces liées aux drone – ce qui nous empêche de dormir la nuit  » a particulièrement retenu l’attention. Les experts de l’ACAO (Arab Civil Aviation Organisation ) et du laboratoire PNNL (Pacific Northwest National Laboratory) y ont présenté les risques croissants que les drones font peser sur le trafic aérien civil, ainsi que les limites actuelles des systèmes de lutte anti-drones (Counter-UAS).

Les discussions ont permis d’approfondir les difficultés de détection, d’identification et de neutralisation de ces appareils, tout en soulignant la nécessité d’un encadrement réglementaire harmonisé afin de mieux contrôler leur exploitation, d’assurer leur traçabilité et de renforcer la protection des infrastructures critiques.

Les échanges ont également porté sur le Plan mondial pour la sûreté de l’aviation (GASeP) de l’OACI, les retours d’expérience sur les incidents récents de sûreté aérienne, ainsi que les meilleures pratiques de prévention des actes d’intervention illicite. Une attention particulière a été accordée à la coopération entre Etats et au partage d’informations stratégiques face aux menaces émergentes.

Cette participation a permis aux représentants de l’ANAC – Gabon de s’approprier les nouvelles orientations internationales en matière de sûreté aérienne et d’identifier les pistes concrètes pour l’intégration de la menace que représentent les drones dans les dispositifs nationaux de prévention contre les actes d’intervention illicite. A l’instar des MANPADS et des cyberattaques, les drones constituent aujourd’hui une menace silencieuse, mobile et difficilement identifiable, qui doit impérativement être prise en compte dans le système national de sûreté.

L’objectif demeure clair : garantir un haut niveau de sécurité dans les aéroports ouverts à la circulation aérienne, protéger les passagers, les équipages et les installations sensibles, tout en préservant l’intégrité de l’espace aérien national.

A travers cette participation, l’ANAC réaffirme son engagement en faveur d’une aviation civile moderne, sûre et conforme aux standards internationaux, au service de la sécurité des usagers et du développement durable du transport aérien au Gabon.