Un siège sans dossier sur easyJet fait le buzz

La photo d’une passagère de la compagnie aérienne low cost easyJet assise sur un siège sans dossier fait le tour de la toile, alors qu’elle n’a évidemment pas voyagé dans ces conditions. Mais c’est la demande de retrait de l’image qui fait le buzz.

Une personne devant voyager le 6 aout 2019 sur la spécialiste britannique du vol pas cher entre Londres-Luton et l’aéroport de Genève-Cointrin a été photographiée durant l’embarquement assise sur un siège dépourvu de dossier. L’auteur de la photo a déclaré qu’une hôtesse de l’air d’easyJet avait demandé à la passagère de rester là en attendant la fin de l’embarquement, avant de la déplacer vers un siège libre (et en bon état). Et il a plaisanté : « easyJet bat Ryanair sur les sièges sans dossier », en référence au projet (enterré) de la low cost irlandaise en 2010 de faire voyager debout ses clients. L’affaire aurait pu en rester là, et n’être reprise que par les tabloïds britanniques toujours à la recherche d’un scandale.

Sauf qu’easyJet a initialement répondu au tweet, demandant son retrait : « Merci d’avoir porté ceci à notre attention, avant que nous puissions enquêter sur cette affaire, puis-je vous demandee de retirer la photo et de nous donner par DM plus d’informations à ce sujet, afin que nous puissions vous aider au mieux », signé par un certain Ross (l’auteur a refusé). Si le message de la compagnie a depuis disparu, il a déclenché la fureur d’internautes accusant la compagnie aérienne de censure. Et d’autres « se sont souvenus » de problèmes de dossier manquant sur des vols au départ de Barcelone et de Berlin.

EasyJet a déclaré que l’avion en question avait été retiré du service en attendant la réparation des sièges (il y en avait apparemment plusieurs dans l’Airbus A319 qui assurait le vol EZY2051 ; l’appareil avait été livré en 2007), et qu’elle ne pouvait confirmer les incidents similaires évoqués. Elle précise : « aucun passager n’a été autorisé à s’asseoir et à voler sur ces sièges étant donné qu’ils n’étaient pas fonctionnels et en cours de réparation », la flotte étant opérée « dans le strict respect de toutes les recommandations de sécurité ». Et si le vol avait été complet, la passagère se serait vu proposer un vol alternatif ; selon certaines sources, cinq places étaient libres à bord du vol en question. (Air Journal)

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