South African Airways ferme huit lignes internationales

La compagnie aérienne South African Airways va fermer à la fin du mois huit liaisons internationales, y compris celles vers Munich, Sao Paulo ou la Chine, celles entre autres vers Londres, Francfort ou les USA par exemple n’étant pas affectées. Trois lignes intérieures vont également disparaître.

La nouvelle vague de restructuration annoncée le 6 février 2020 par les administrateurs de la compagnie nationale sud-africaine, déjà en mauvaise posture, implique des coupes sombres dans le réseau au départ de sa base à Johannesburg-OR Tambo : à partir du 29 février, elle fermera ses lignes vers les aéroports d’Abidjan (Côte d’Ivoire) via Accra, Entebbe en Ouganda, Guangzhou et Hong Kong en Chine, Luanda en Angola, Munich en Allemagne, Ndola en Zambie et Sao Paulo au Brésil. Le communiqué des Business Rescue Practitioners (BRPs) de South African Airways précise qu’elle continuera d’exploiter « tous les services internationaux » vers Francfort, Londres-Heathrow, New York-JFK, Washington via Accra et Perth.

Sur le réseau régional, les vols vers Blantyre, Dar es Salaam, Harare, Kinshasa, Lagos, Lilongwe, Lusaka, Maputo, l’île Maurice, Nairobi, Victoria Falls, Livingston et Windhoek sont maintenus. Sur le réseau domestique, SAA « continuera de desservir Cape Town avec des fréquences réduites » ; toutes les autres destinations intérieures, y compris Durban, East London et Port Elizabeth, cesseront d’être exploitées par SAA le 29 février ; les liaisons intérieures exploitées par la filiale low cost Mango ne seront pas affectées par les changements.

Tous les passagers ayant sur des itinéraires internationaux et régionaux annulés recevront un remboursement complet ; ceux ayant réservés sur des vols intérieurs annulés seront réhébergés sur les services exploités par Mango. L’horaire des vols pour février reste inchangé.

La compagnie de Star Alliance « n’a pas l’intention d’apporter d’autres modifications importantes au réseau. Les passagers et les agents de voyages peuvent donc être confiants quant à la réservation de futurs voyages avec South African Airways », précisent les administrateurs. Afin d’améliorer les liquidités de SAA, des « programmes de rationalisation sont à l’étude pour les filiales, ainsi que la vente d’actifs sélectionnés ».  Côté emploi, ils promettent que « tout est mis en œuvre » pour limiter l’impact : « Nous avons l’intention de restructurer l’entreprise de manière à conserver autant d’emplois que possible. Cela contribuera à fournir une plate-forme à un avenir viable et durable. Cependant, une réduction du nombre d’employés sera malheureusement nécessaire », ont-ils déclaré.

Pour les administrateurs, qui ont au passage affiché leur soutien aux enquêtes sur la corruption annoncées par le gouvernement, ces actions visent à « améliorer le bilan de SAA, à créer une plate-forme pour une compagnie aérienne solide et durable, et à garantir que la société soit plus attrayante pour les partenaires stratégiques potentiels ». Dans le rouge depuis 2011, South African Airways est sous perfusion depuis des années et soumise à des interventions politiques sans fin. On la croyait sauvée fin janvier grâce à un nouveau prêt d’une banque publique, mais l’ampleur de la restructuration demandée par le gouvernement pourrait encore révéler des surprises. (Air Journal)

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