Sécurité des vols : une année 2017 record dans le bon sens

L’Agence européenne pour la sécurité aérienne (EASA) a publié son rapport annuel qui montre qu’avec 9 accidents d’avions ayant entrainé 67 morts dans le monde, l’année 2017 a été la plus sûre depuis au moins 47 ans.

Les statistiques publiées le 16 aout 2018 par l’EASA montrent que l’année dernière a été « exceptionnelle pour la sécurité des compagnies aériennes mondiales, avec moins de décès que jamais dans l’histoire de l’industrie » – et aucun dans les vols commerciaux des compagnies des Etats membres de l’agence, où toutes activités aériennes comprises le nombre de mort en 2017 a été inférieur à la moyenne des dix années précédentes. L’une des raisons pour lesquelles 2017 a eu un nombre particulièrement faible de décès par rapport aux années précédentes est que le plus grand nombre de décès dans un seul accident était de 39, avec une moyenne de 4 décès par accident ; entre 2007 et 2016, le plus grand nombre de décès dans un seul accident était de 298, avec une moyenne de 8 décès par accident.

Cette performance déjà saluée en janvier par ASN avec des chiffres légèrement différents, ne permet toutefois pas à l’AESA de « se reposer sur ses lauriers », souligne son directeur Patrick Ky. L’agence doit faire en sorte que cette tendance se poursuive, et se développer pour faire face « à de nouveaux défis tels que les drones et les risques liés à la cybersécurité ». Il rappelle au passage que les pertes humaines de l’année dernière avaient déjà été dépassées dès la fin janvier 2018 (71 morts dans le crash de Saratov Airlines), et que dans les États membres en 2017, il y a eu des décès « dans toutes les opérations non commerciales et spécialisées », avec en outre l’accident d’une évacuation sanitaire en Italie dans lequel les 6 personnes à bord avaient péri. De tels accidents « démontrent la nécessité d’améliorer constamment la sécurité à tous les niveaux, et de partager les leçons apprises », ajoute Patrick Ky, entre autre via le Plan européen pour la sécurité aérienne (EPAS) en cours de développement. En outre, l’EASA coordonne au-delà de l’Europe « au niveau mondial pour aider à protéger nos citoyens lorsqu’ils voyagent au-delà de nos frontières ». (Air Journal)

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