Moscou : entré dans un nuage de mouettes, un A321 atterrit dans un champ de maïs

Une décharge sauvage d’ordures située à deux kilomètres seulement de la piste de l’aéroport de Joukovski (Moscou) est mise en cause dans le crash de l’A321, le 15 août 2019, au décollage.

Le vol de l’Airbus A321 (VQ-BOZ) d’Oural Airlines qui devait relier Joukovski (aérodrome situé dans la banlieue de Moscou) à Simferopol en Crimée avec 233 personnes à bord n’a duré que 93 secondes. Les deux moteurs de l’Airbus ont ingéré des mouettes juste après le décollage, entrainant une perte immédiate de puissance. Seuls 23 blessés sont à déplorer. Ils seraient tous sortis de l’hôpital à l’heure où nous écrivons.

Dès qu’ils sont entrés dans le nuage de mouettes, le commandant de bord, Damir Youssoupov, et son copilote, Georgy Mourzine, ont  aussitôt analysé la situation. N’ayant ni la vitesse, ni la puissance nécessaires pour un retour vers la piste de Joukovski, ils ont fait le choix d’un atterrissage de secours, train rentré, dans un champ de maïs.

Bien évidemment, cette réaction de l’équipage renvoie à celle de Chelsey B. Sullenberger, commandant de bord du vol 1549 d’US Airlines, le 15 janvier 2009. Toutefois, Damir Youssoupov n’est pas un ancien pilote militaire comme Sully. Avant de devenir pilote de ligne, il a été pendant onze ans juriste. Ce n’est qu’à l’âge de 31 ans qu’il a débuté sa formation de pilote.

« Je n’ai fait qu’appliquer les procédures qu’on nous enseigne en simulateur à Ekaterinbourg » a-t-il déclaré aux médias russes avant de louer le professionnalisme de ses collègues qui ont appliqué à la lettre, eux aussi, et dans le calme, les procédures d’évacuation d’urgence. En Russie, le pilote est déjà considéré comme un héros par les rescapés du vol et les médias tandis que les autorités mettent en place une commission d’enquête. Trois enquêteurs du BEA ont été envoyés en Russie ainsi que des experts d’Airbus et de CFM International. (aerobuzz.fr)

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