Mort d’un pionnier de l’aviation civile gabonaise

Jean Claude BrouilletL’histoire du transport aérien au Gabon ne peut s’écrire sans TRANSGABON (…), a préfacé feu Président Omar Bongo Ondimba dans « L’avion du Blanc », paru aux éditions Raponda Walker. « TRANSGABON », c’est le parcours de Jean-Claude Brouillet né le 21 mars 1925 à Villeneuve-sur-Lot en France.

En 1945 après la seconde guerre mondiale, l’aviateur  et ancien résistant français, décide de rejoindre l’Afrique. Il achète un camion (à crédit) et fait les transports à l’intérieur du Gabon afin de gagner suffisamment d’argent pour acheter un avion, car c’est cela son but : fonder une compagnie d’aviation.

Au bout de trois ans, il s’achète un avion, un antique biplan Tiger Moth datant de la première guerre mondiale. C’est dans ce vieux cerceau qu’il décollera dans la brume pour faire le trajet jusqu’au Gabon en compagnie d’un vieux mécano. Le soir même de leur arrivée au Gabon, l’avion sera détruit dans une tempête. M. Brouillet, ruiné, n’a même pas le temps de déprimer. Ses amis forestiers cotisent pour lui payer un autre avion.

Au fil des ans, de nouveaux avions apparaîtront sur le terrain. Un second « Tigre » assemblé à partir de deux épaves, puis des biplans Dragon de De Havilland. Tranquillement, les Gabonais découvrent l’avion; d’abord pour le courrier, puis pour le ravitaillement des forestiers et enfin pour le transport de passagers. En 1950, il fonde la compagnie aérienne TAG (Transports aériens du Gabon) qui effectue des vols intérieurs, ravitaillant et transportant les exploitants forestiers avec son (puis ses) “Tiger Moth”.

Jean Claude Brouillet est mort le 27 mars à l’âge de 91 ans.

Dans le prochain numéro de notre magazine, nous consacrerons plusieurs pages à cet homme qui a joué un si important rôle dans l’aviation gabonaise. (Photo, Franck Bougerol)

Publier votre commentaire