Le transport aérien mise sur les ponts pour se relancer

Les prévisionnistes de l’International Air Transport Association (IATA) sont convaincus que l’avenir à court et moyen terme du transport aérien mondial passe par les ponts aériens.

Alors que les salles d’embarquement sont dessertes et que les aéroports européens et nord-américains ferment les uns après les autres, le balai des Antonov 124 à Vatry ouvre de nouvelles perspectives transport aérien qui a perdu en quelques jours la totalité des centaines de millions de passagers. Le nouveau mot d’ordre d’IATA est : « Un pont c’est tout ! ».

Les experts soulignent aussi que le pont aérien offre des débouchés intéressants aux quadrimoteurs. Outre les vieux Antonov 124, c’est, en effet, un espoir qui renaît pour les possesseurs de Boeing 747, d’Airbus A340 et surtout A380. La chute du cours du pétrole remet en piste ces appareils obsolètes d’un autre âge. Quant à leur bilan carbone, il s’agit désormais d’une notion d’avant la crise en perte de vitesse qu’il faut relativiser.

Pénurie de masques, pénurie de respirateurs, … A court terme, les ponts aériens devraient se multiplier. On table aussi sur une pénurie imminente de médicaments pour alimenter les rotations. Mais sur la longueur… De-là à penser que IATA puisse entamer une action de lobbying auprès des états pour leur vanter les avantages de la délocalisation vers la Chine et l’Inde, il y a évidemment un pas que nous ne franchirons pas, d’autant que dans l’immédiat, IATA a deux combats à mener. Le premier est de faire entrer dans ses statistiques, les tonnages traités par les avions militaires qui constituent encore un manque à gagner pour les compagnies civiles. Le second est de mettre en place une journée internationale du pont aérien, en honneur aux combattants de première ligne que sont les loadmasters. Cette journée mondiale pourrait être fixée à l’Ascension. Le Vatican n’y est pas chaud revendiquant l’antériorité sur le pont de l’Ascension. (aerobuzz.fr, photo: Antonov)

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