La France instaure unilatéralement une écotaxe sur les billets d’avion

Le ministère des transports français a décidé de montrer l’exemple à ses partenaires européens en créant une taxe sur les billets d’avion. Cette « écotaxe » qui doit entrer en vigueur en 2020 est destinée à financer des infrastructures de transports plus écologiques.

A partir de 2020, une écotaxe de 1,50 à 18 euros sera instaurée sur les billets d’avion pour tous les vols au départ de la France, sauf vers la Corse et l’Outre-Mer et sauf vols en correspondance. Les vols en obligation de service public sont également dispensés. L’annonce a été faite mardi 9 juillet 2019 par la ministre des Transports à l’occasion du deuxième Conseil de défense écologique. La taxe sera intégrée au projet de loi de finances 2020 et s’appliquera à toutes les compagnies aériennes?.

Le montant de cette nouvelle taxe sera de 1,50 € en classe éco pour les vols intérieurs et intra-européens, de 9 € pour ces vols en classe affaires, de 3 € pour les vols en classe éco hors UE et de 18 € pour ces vols en classe affaires.

Le gouvernement français estime de cette « écocontribution » devrait rapporter 182 millions d’euros à partir de 2020, qui seront consacrés à des investissements pour des infrastructures de transports plus écologiques, notamment le ferroviaire, a précisé la ministre.

Les premiers à réagir ont été les aéroports français. « Rien dans les conclusions des Assises et dans la stratégie nationale du transport aérien 2025 ne laissait présager une telle mesure. Cette nouvelle taxe est un non-sens économique et environnemental. La mesure a pour seul but de remplir les caisses de l’AFITF et n’aidera en rien à la transition écologique du secteur. L’amélioration des performances environnementales du transport aérien doit être recherchée avant tout dans le transport aérien lui-même et non dans une fiscalité punitive », a déclaré Thomas Juin, Président de l’Union des Aéroports Français.

Pour sa part, Air France s’est déclarée « opposée » à cette décision du gouvernement qui est « d’autant plus incompréhensible que cette nouvelle taxe sur le transport aérien devrait financer des modes de transport concurrents dont le transport routier et non la transition énergétique dans le domaine aérien. » (aerobuzz.fr)

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