EasyJet: descendez ou vous serez arrêtés

L’Airbus de la compagnie à bas coûts anglaise devait relier Birmingham à Genève le 26 décembre dernier quand après une trentaine de minutes d’attente sur le tarmac, le pilote a prévenu qu’il y avait un problème: l’avion avait été surchargé en carburant, environ dix tonnes de trop, et ne pouvait donc décoller avec tous ses passagers.

D’après un témoignage recueilli par le Daily Mail, le pilote à alors demandé aux 37 passagers montés en dernier de débarquer, ajoutant qu’une nuit d’hôtel et 120 euros seraient offerts en compensation – sans toutefois garantir que des places seraient disponibles sur le vol du lendemain. Sept passagers se sont alors portés volontaires, mais quand les derniers arrivants ont demandé ce qui se passerait s’ils refusaient de bouger, le personnel de cabine aurait alors répondu que trois policiers étaient au pied de l’avion et les arrêteraient.

L’avion a ensuite décollé, mais les passagers restés à bord ont découvert à l’arrivée à Genève que la plupart de leurs bagages étaient restés sur place. Pour certains, il aura fallu cinq jours pour que les valises arrivent enfin à destination.

Reconnaissant l’erreur commise au moment du chargement en carburant, easyJet a présenté ses excuses aux passagers et promis de diligenter une enquête, en particulier sur les menaces d’arrestations qui auraient été proférées. Elle a offert 30 euros de dédommagement par jour de retard des bagages, et promis d’indemniser ceux qui n’avaient pas pu partir. (Air Journal, photo : easyjet)

 

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