Crash d’Egyptair : de vrais débris retrouvés ?

Recherches navalesL’armée égyptienne affirme avoir localisé vendredi matin des débris semblant provenir du vol MS804 de la compagnie aérienne Egyptair, disparu dans la nuit d’hier entre Paris et Le Caire avec 66 personnes à bord dont 15 passagers français.

Après une première annoncé vite démentie hier, l’armée égyptienne affirme ce 20 mai 2016 avoir retrouvé dans la Méditerranée des morceaux de l’Airbus A320 disparu, ainsi que des effets personnels de passagers ; leur état n’a pas été précisé. La découverte aurait eu lieu à 290 kilomètres au nord d’Alexandrie, en gros dans la zone où l’avion a disparu des écrans radar en pleine nuit. La prudence voudrait que l’on attende une confirmation d’Athanassios Binos, président du Comité grec de sécurité aérienne qui avait hier infirmé les déclarations d’Egyptair sur les premiers débris retrouvés. Mais la compagnie aérienne a repris l’annonce de ce matin sur les réseaux sociaux, offrant des condoléances aux familles de victimes. En revanche, toujours pas de nouvelles des signaux émis par les enregistreurs de vol, qui confirmeraient la position générale du fuselage de l’avion.

Des officiels ont d’autre part confirmé ce matin que le chef des enquêteurs égyptiens Ayman el-Mokadam a été rejoint au Caire par trois enquêteurs français et trois britanniques, ainsi que par un expert d’Airbus.

Rappelons que l’A320 d’Egyptair a décollé le 18 mai à 23h09 de l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle à destination du Caire, avec à son bord deux pilotes, cinq PNC, trois agents de sécurité et parmi les passagers trente Egyptiens, quinze Français, deux Iraquiens, un Belge, un Canadien, un Algérien, un Britannique, un Portugais, un Koweïtien, un Saoudien, un Soudanais et un Tchadien (avec de possibles doubles nationalités). Le contrôle aérien grec a décrit les dernières minutes du vol, entré dans son espace le 19 mai à 2h24 locale : à 2h48, l’appareil est transféré au contrôle aérien grec, le pilote « de bonne humeur disant merci en grec ». A 3h27, le contrôle aérien tente de contacter l’avion pour préciser des informations de communication avec le contrôle aérien égyptien, mais plusieurs tentatives restent sans réponse y compris sur la fréquence de détresse. A 3h29, l’A320 franchit la limite entre les deux espaces aériens, et 40 secondes plus tard il disparait des écrans radar, 7 miles à l’intérieur de l’espace aérien égyptien non loin de l’île grecque de Karpathos. Contactée, l’armée de l’air grecque ne trouve pas trace du vol MS804 sur ses propres radars. L’alerte est donnée à 3h45, et les recherches sont lancées. Selon le ministre grec de la défense, l’A320 a effectué un virage à 90° sur la gauche, puis un tout complet sur la droite avant de plonger de 37.000 pieds à 15.000 pieds, disparaissant ensuite des écrans radar militaires. (Air Journal, texte + photo)

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