Crash de Metrojet: une cannette de soda piégée?

La dernière édition du mensuel Dabiq, publiée le 18 novembre 2015 affirme que la cannette de Schweppes Gold, accompagnée de ce qui ressemble à un détonateur, a été utilisée pour détruire en plein vol l’Airbus A321 de la compagnie charter russe effectuant la liaison entre l’aéroport de Charm el-Cheikh à Saint Petersburg. L’EI précise avoir agi après avoir découvert « une faille dans sécurité » de l’aéroport égyptien, et que son objectif initial était « un avion d’un membre de la coalition » effectuant des frappes aériennes sur ses positions en Syrie et en Irak ; la Russie aurait été choisie après le début de ses opérations militaires en Syrie. Le magazine publie également une photo de passeports russes, qui appartiendraient à des passagers de Metrojet et auraient été récupéré dans le désert au milieu des débris d’avion. Le texte en anglais explique que « les croisés de l’est et de l’ouest se croyaient à l’abri dans leur jets alors qu’ils bombardaient les Musulmans du califat; nous avons exercé notre revanche contre ceux qui se pensaient en sécurité dans les cockpits ».

Sans se prononcer sur la cannette, plusieurs experts ont rappelé que le crash de la Pan Am au-dessus de Lockerbie en 1988 avait été causé par des explosifs de la taille d’une main, cachés dans un enregistreur à cassette ; un trou de 50cm dans le fuselage avait été suffisant pour entrainer une décompression, et la désintégration du Boeing 747 en plein vol. Les 243 passagers et 16 membres d’équipages avaient été tués, ainsi que onze personnes au sol.

Ces annonces non vérifiées surviennent au lendemain de l’aveu de la Russie, qui pour la première fois a officiellement admis qu’un attentat terroriste est à l’origine de la catastrophe du vol 7K-9268. Selon le directeur du Service fédéral de sécurité (FSB) Alexander Bortnikov, l’explosion en plein vol de l’A321 était « le résultat du déclenchement d’un engin explosif artisanal d’une puissance équivalente à 1 kg de TNT a été déclenché à bord ». Le ministère des Affaires Etrangères russe a lié le crash de Metrojet à « série d’attentats terroristes sanglants, perpétrés ces derniers temps à Paris, à Beyrouth, en Irak, à Ankara et en Egypte ». L’Egypte a jusqu’à ce jour refusé de l’admettre, attendant les conclusions de l’enquête qui « ne serait pas parvenue à des résultats qui permettent de déterminer la cause du crash » selon le ministre de l’intérieur interrogé mardi. (Air Journal)

 

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