COP21 : Les enjeux de l’aéronautique face aux émissions de CO2

cop21Les différents acteurs de la filière ont évidemment bien compris que d’énormes efforts devront être réalisés dans les prochaines années et n’ont pas attendu les conférences mondiales sur le climat pour s’engager sur une baisse des émissions. L’OACI s’est par exemple déjà engagée à parvenir à un accord mondial l’année prochaine afin d’atteindre l’objectif d’une croissance neutre en émission de CO2 à horizon 2020.

Plus généralement, rappelons que la lutte contre les émissions, toujours très liée à la réduction de la consommation en carburant, est un impératif aussi vieux que l’histoire de l’aviation, aussi bien du côté des industriels que des opérateurs.

La COP21 est un événement très médiatisé et la soif de communication de certains acteurs n’aura cependant pas manqué de se retourner contre eux. La présence d’Air France en tant que sponsor officiel de la conférence sur le climat a déjà été critiquée par les écologistes. Que penser également des objectifs de réduction d’émissions annoncés par la compagnie française pour 2020 (-20% par rapport à 2011) alors que sa flotte n’évoluera finalement pas aussi vite que prévu ?

Le sujet des émissions du transport aérien est un sujet complexe qui dépasse l’équation opposant l’inexorable augmentation du trafic mondial d’un côté et les améliorations techniques et les cycles de renouvellement des flottes de l’autre. Bien sûr les différents acteurs travaillent aussi à optimiser les trajectoires (ciel unique) et à désengorger les espaces d’approche en fluidifiant le trafic pour réduire les temps de vol ; mais on sent bien que de nouvelles idées devront aussi s’imposer pour que cette industrie, sans doute la plus dépendante aux énergies fossiles, soit l’une des moins contributrices au réchauffement climatique.

Les politiques tarifaires des compagnies aériennes facturant davantage les passagers sur les vols directs, la multiplication des possibilités de correspondances à travers le monde, allongeant de plus en plus les voyages et donc les émissions, l’augmentation des fréquences au détriment de l’utilisation d’appareils de plus grande capacité, autant de pistes dont on ne parle pratiquement jamais et qui engagent aussi la responsabilité du passager. (Journal de l’Aviation)

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