Brexit : Airbus met la pression sur la Grande-Bretagne

Les ailes des Airbus sont assemblées à Brougthon (UK). © Airbus

A moins d’un an de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne, Airbus dresse un scénario catastrophe des conséquences du Brexit si aucun accord n’est trouvé entre les deux parties avant le 29 mars 2019.

La Grande-Bretagne est un élément stratégique dans l’organisation industrielle d’Airbus. C’est en effet outre-Manche que sont assemblées les ailes de toute la gamme. Cela représente 14.000 salariés sur 25 sites de production et 4.000 fournisseurs (110.000 emplois) soit un chiffre d’affaires de 7,8 milliards de livres (6,5 Md€). Ce sont aussi 80.000 déplacements annuels entre la Grande-Bretagne et l’Europe continentale.

Si aucun n’accord n’est trouvé entre la Grande-Bretagne et l’UE, avant l’entrée en vigueur du Brexit, ce système ne pourra plus fonctionner ou alors très difficilement et, de toute évidence, en générant des coûts importants. Sans accord entre l’administration britannique de l’aviation civile et l’EASA, les agréments de conception (DOA), de production (POA) et de maintenance (MOA) risquent de ne plus être valables du jour au lendemain.

Dans une période de montée en cadence de la production des A350 et A320, Airbus n’a aucune souplesse d’où le signal d’alarme que vient de tirer le groupe. Si un « hard Brexit » est une issue que peu d’économistes envisagent, il n’en demeure pas moins qu’Airbus est dans son rôle en prenant l’opinion publique britannique à témoin pour pousser le gouvernement à s’engager sans délai dans la voie d’un compromis qui limitera les dégâts. Sans accord sur le Brexit, Airbus affirme qu’il remettra également en question ses investissements en Grande-Bretagne. (aerobuzz.fr)

 

 

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