Air Zimbabwe : plus qu’un seul avion opérationnel

La compagnie nationale aérienne zimbabwéenne en difficulté, Air Zimbabwe, a annoncé qu’elle allait rapidement réparer son unique appareil en état de marche, un Boeing 767, immobilisé au sol après avoir laissé échapper des étincelles alors qu’il revenait dimanche au Zimbabwe en provenance de l’Afrique du Sud avec des passagers à bord.

Plusieurs vidéos visionnées sur la plate-forme des microblogs des réseaux sociaux, Twitter, ont montré la panique à bord suite aux étincelles perçues dans les pots d’échappement de l’avion d’Air Zimbabwe peu de temps après son décollage de l’aéroport international O.Tambo de Johannesburg, en Afrique du Sud.

L’avion revenait à l’aéroport international Robert Mugabe, à Harare, au Zimbabwe.

 »Nous pouvons signaler qu’il y a eu une surtension du moteur de l’avion à la suite de l’ingestion d’un corps étranger sur le moteur gauche, au décollage. Cela a provoqué de brèves étincelles sur le tuyau d’échappement et non pas un incendie réel. Ces étincelles ont été éteintes peu de temps après », a déclaré Air Zimbabwe dans un communiqué.

 »Le pilote a pris toutes les précautions nécessaires, y compris la vérification de tous les paramètres, et a conclu qu’il n’y avait ni compromis, ni risque de sécurité pour les passagers et l’équipage à bord, d’où la décision de se rendre à l’aéroport international RGM de Harare, où l’aéronef a atterri à 20 h 35 ».

Air Zimbabwe a déclaré que le moteur gauche avait depuis été remplacé et que des vols d’essai et des contrôles obligatoires avaient été effectués avec succès.

 »L’appareil devrait être remis en service dans la soirée du mardi 30 avril 2019. Nous présentons nos excuses sincères à tous nos précieux passagers dont les horaires de voyage ont été perturbés. Air Zimbabwe tient à assurer toutes les parties prenantes de son engagement et de son strict respect de toutes les normes de qualité et de sécurité, en offrant à ses hôtes l’hospitalité dans le ciel du Zimbabwe’’, a déclaré Air Zimbabwe.

La compagnie aérienne nationale en difficulté avait déclaré en mars qu’elle utilisait cet avion, le seul en service, pour toutes ses liaisons, ce qui avait accru la pression sur l’avion pour qu’il fasse l’objet d’une maintenance régulière.

Cela vient du fait qu’Air Zimbabwe est actuellement confrontée à une dette de 341 millions de dollars américains. Sur la dette, 92,2%, soit 314 millions de dollars américains, sont des dettes locales, tandis que la dette extérieure représente 8%, soit 26,1 millions de dollars américains.

En raison de cette dette, Air Zimbabwe s’efforce d’attirer d’éventuels partenaires d’investissement à cause de son bilan médiocre, parmi une multitude d’autres défis auxquels la compagnie aérienne est confrontée.

Le ministre des Transports et du Développement des infrastructures, Joel Biggie Matiza, a déclaré aux médias d’Etat, au début du mois, que le gouvernement « travaillait d’arrache-pied pour faire en sorte qu’Air Zimbabwe revienne à la vie ».

 »Nous avons un équipement qui doit être évidemment réparé ou introduit dans le système; c’est ce sur quoi nous travaillons maintenant. Quand je parle d’équipement, je parle d’avion, car sans équipement, nous ne pouvons travailler », a-t-il déclaré.

Le récent incendie montre que le gouvernement n’a encore déployé aucun effort important pour soutenir la compagnie aérienne.

Dans le même temps, Air Zimbabwe a reçu, mardi, un avion d’occasion, un Embraer ERJ145, destiné à soutenir et à réduire la pression exercée sur le Boeing 767. (pana)

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