Air France ne sacrifiera pas La Première

La compagnie aérienne Air France va non seulement conserver sa Première classe mais continuera à investir dans le produit La Première, pour lequel le CEO du groupe Benjamin Smith estime qu’il y a « une place à long terme ».

Après avoir évoqué la flotte monocouloir de la compagnie nationale française, le dirigeant d’Air France-KLM a évoqué lors de la conférence virtuelle Routes Reconnected le 30 novembre 2020 l’avenir de la classe avant : « La Première (est) généralement considérée comme la meilleure de sa catégorie. Nous avons donc décidé de réinvestir là-dedans. Nous allons le garder ». Ben Smith n’a pas fourni plus de détails sur les appareils qui pourraient être concernés selon Simple Flying, mais les seuls avions long-courrier attendus par Air France actuellement sont les Airbus A350-900.

La compagnie française ne propose plus au total que 76 sièges de Première dans 19 de ses Boeing 777-300ER, après avoir acté la sortie de flotte des A380 qui en comptaient neuf chacun. Le produit des Triple Sept est supérieur à celui proposé dans les superjumbos, et avait d’ailleurs été récompensé par Skytrax en 2018 et en 2019.

Rappelons qu’Air France a mis en service six des 38 A350-900 commandés, tous configurés pour accueillir 34 passagers en classe Affaires, 24 en Premium et 266 en Economie, soit 324 places (le 300ER quadri-classe est en deux versions de 296 et 322 sièges). Rien n’interdit d’imaginer, comme la rumeur avait couru en début d’année, que certains des A350 pourraient un jour accueillir La Première (à l’instar de ceux de Malaysia Airlines – 4 sièges) où que le produit apparaitra dans de futures commandes de gros porteurs.

Si la Première classe à tendance à reculer face aux nouveaux produits de classe Affaires, cette dernière cabine ne semble pas particulièrement menacée Ben Smith : il s’est dit « convaincu » du retour des voyageurs d’affaires dans ses avions, même si ce sera plus lentement que pour deux autres marchés : le VFR (visite aux amis et familles) et le tourisme.

Le dirigeant a raconté avoir été « surpris » de constater à son arrivée que 50% des clients des classes avant d’Air France sont des voyageurs de loisirs : « il y a une énorme quantité de trafic haut de gamme composé de personnes qui voyagent pour leurs loisirs. C’est différent de beaucoup d’autres transporteurs, car la France est le premier marché entrant en Europe (…) et en France, vous avez la mode, vous avez la culture, vous avez une gastronomie exceptionnelle. Donc, vous avez une raison pour que des gens du monde entier viennent ici pas pour les affaires, et c’est énorme ». (Air Journal, photo : AF)

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