Air France-KLM doit « faire beaucoup plus » pour réduire les coûts, selon son PDG

Air France-KLM doit « faire beaucoup plus » pour réduire ses coûts face à la crise persistante du transport aérien en raison du nouveau coronavirus, déclare Ben Smith, le directeur général du groupe franco-néerlandais, dans une interview publiée lundi par L’Opinion.

« Nous savions, avant la pandémie, que nous devions transformer le groupe pour le rendre plus fort« , dit Ben Smith : « Le plan que nous avons annoncé en novembre 2019 est toujours pertinent, mais la crise nous oblige à l’accélérer. Il nous faut faire beaucoup plus pour réduire nos coûts. »

« Nous faisons toutes les économies possibles au sein du groupe et dans les compagnies, c’est indispensable pour réussir à traverser les mois à venir« , ajoute-t-il, en indiquant qu’ »aujourd’hui, la règle est qu’Air France-KLM opère uniquement les vols rentables« .

Ben Smith rejoint donc l’avis du ministre néerlandais des Finances, Wopke Hoekstra, dont le pays détient, comme la France, 14% des parts du groupe aérien. Air France et KLM « devront s’attaquer à leur base de coûts, même si les choses restent en l’état. Mais si la situation se prolonge jusqu’à la fin de l’année prochaine, alors ils devront réduire (les coûts) encore plus drastiquement« , sans quoi « la survie d’Air France-KLM n’est pas acquise« , a estimé récemment le ministre néerlandais.

« Si nous nous basons sur les dernières semaines, il est clair que le rebond du trafic sera plus lent que prévu« , prévoit le directeur général d’Air France-KLM. Il entend poursuivre la réorganisation du réseau domestique d’Air France, un marché très déficitaire qui a perdu 200 millions d’euros. « Cela passe par la rationalisation de HOP ! Nous gardons des liaisons entre Roissy et les villes moyennes françaises, ainsi que le hub de Lyon. »

Les aides publiques de la France (7 milliards d’euros) et des Pays-bas (3,4 milliards d’euros) « permettent de tenir moins de douze mois. Nous sommes en train de discuter avec nos actionnaires de la manière de renforcer notre bilan au-delà de cette période« , indique-t-il. Et de préciser : « Un, trois ou cinq milliards d’euros ? Il est trop tôt pour chiffrer le montant d’une éventuelle recapitalisation. Cette question sera décidée avant la prochaine assemblée générale« . (Air Journal)

 

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