Air France espère remettre en service en janvier son A380 accidenté

Les jours de l’A380 d’Air France à Goose Bay sont comptés. Franck Terner, le directeur général de la compagnie, a indiqué le 21 novembre, à l’occasion d’une conférence de presse organisée par l’AJPAE, qu’Air France avait obtenu l’autorisation de réaliser des réparations sur le Super Jumbo accidenté le 30 septembre dernier et de le ramener en France.

« Nous avons obtenu très récemment l’autorisation de faire une réparation et de ramener cet avion. Je pense que cela se fera rapidement maintenant, dans les jours ou les semaines qui viennent. Mon objectif était de ramener l’avion le plus vite possible pour éviter l’hiver canadien mais nous sommes évidemment sous la contrainte de l’enquête », a-t-il annoncé.

Reste donc à organiser le convoyage d’un nouveau moteur GP7200 vers la base canadienne pour effectuer cette réparation et rapporter le moteur accidenté pour analyse. Le BEA, en charge de l’enquête, avait déjà indiqué en octobre qu’il serait livré à un établissement de GE à Cardiff, où les enquêteurs seraient ensuite dépêchés pour réaliser les analyses nécessaires. Quant à l’A380 F-HPJE, il sera lui aussi convoyé pour subir de derniers travaux de remise en état. « L’avion en lui-même n’est pas très endommagé donc il n’y a pas de réparations très importantes à faire », affirme Franck Terner.

« Je pense qu’il sera remis en service au début du mois de janvier – nous ne connaissons pas encore la date parce qu’il faut que nous finissions l’évaluation de la réparation. En tout cas, je l’espère parce que nous avons réussi à nous organiser mais si cela devait se prolonger, cela commencerait à être un petit peu difficile. » La ligne de maintenance a en effet été réorganisée pour pallier le déficit de capacités entraînée par l’immobilisation de l’A380 jusqu’au début de l’année.

Franck Terner a par ailleurs souligné que les inspections des GP7200 de la flotte A380 d’Air France avaient été réalisées avant même la publication de la directive de navigabilité de la FAA au mois d’octobre et qu’aucune constatation n’avait pu être faite. Pas plus que chez les autres opérateurs des moteurs d’Engine Alliance.

L’A380 immatriculé F-HPJE avait connu une défaillance non contenue de son moteur n°4 qui entraîné la désolidarisation de la soufflante le 30 septembre dernier, alors qu’il survolait le Groenland au FL370, en route pour Los Angeles. L’équipage avait décidé de procéder à un atterrissage d’urgence sur la base militaire de Goose Bay, au Canada. L’enquête pour déterminer les circonstances de l’accident se poursuit. (Journal de l’Aviation, photo: BEA)

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