AF066 : les débris du moteur de l’A380 d’Air France localisés

Après avoir réussi à déterminer précisément le moment où le moteur N°4 de l’A380 d’Air France (vol AF066) s’est disloqué en vol (30 septembre 2017), les enquêteurs du BEA ont pu commencer à récupérer (4 octobre 2017) une partie des débris dans une zone désertique, couverte de glace, située sur la côte ouest du Groenland.

L’exploitation des données contenues dans l’enregistreur de paramètres (FDR) a permis de déterminer le lieu où l’avarie est survenue en croisière au moteur numéro 4 de l’Airbus A380 et de délimiter une zone de recherche des éléments qui se sont détachés. Il s’agit d’une zone désertique, couverte de glace, localisée à environ 150 kilomètres au sud-est de la ville de Paamiut, située sur la côte ouest, précise le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA).

Une première partie des pièces récupérée
À la demande du bureau danois d’enquêtes sur les accidents, un hélicoptère de la compagnie danoise Air Greenland a survolé le 4 octobre cette zone et a repéré des pièces provenant du moteur. L’équipage de l’hélicoptère de la compagnie danoise Air Greenland dépêché sur place a pu récupérer quelques pièces du moteur. Ces pièces ont été remises au bureau danois d’enquêtes sur les accidents et sont en cours d’acheminement au BEA.

Une prochaine mission pour récupérer d’autres pièces et tenter de localiser des pièces manquantes sera organisée dès que les conditions météorologiques le permettront, précise le BEA. La neige qui recouvre progressivement les débris risque en effet de rendre plus difficile leur détection et leur récupération.

Les boîtes noires analysées au Bourget
Les cinq enquêteurs du BEA qui se sont rendus à Goose Bay et à Ottawa, tout de suite après l’incident, sont rentrés en France le 5 octobre. Les travaux d’analyse des données contenues dans les enregistreurs de bord vont se poursuivre au laboratoire du BEA au Bourget. Les calculateurs du moteur vont également être analysés chez le constructeur de ces équipements aux États-Unis.

À la suite de l’accident survenu à l’Airbus A380, immatriculé F-HPJE, en croisière au dessus du Groenland (30 septembre 2017), le bureau danois d’enquêtes sur les accidents (AIB DK) a délégué au BEA l’ouverture et la conduite de l’enquête de sécurité. Le BEA représente la France, État de l’exploitant, de l’immatriculation et de conception de l’avion. Des enquêteurs de l’AIB DK, représentant le Groenland et le Danemark, État d’occurrence, du NTSB, représentant les États-Unis, État des motoristes, et du BST, représentant du Canada, État où s’est dérouté l’équipage, participent à cette enquête de sécurité.

Quatre enquêteurs du BEA se sont rendus à Goose Bay dimanche 1er octobre, accompagnés de conseillers d’Airbus et d’Air France. Des enquêteurs du NTSB, accompagnés de conseillers des motoristes General Electric et Pratt & Whitney, et du BST se sont également rendus sur place.

Un cinquième enquêteur du BEA s’est rendu à Ottawa pour assister à la première lecture des données enregistrées dans l’enregistreur de paramètres (FDR). Cette lecture a permis de confirmer le lieu de survenance de l’avarie. (aerobuzz.fr, photo: AIB Denmark / Air Greenland)

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