737, 737 MAX, 787, A380 – que des problèmes …

La compagnie aérienne low cost Southwest Airlines a trouvé des fissures dans deux de ses Boeing 737NG, tandis qu’au Brésil GOL a cloué au sol onze des siens. American Airlines reporte à la mi-janvier un éventuel retour dans les airs de ses 737 MAX, tandis qu’Aeroflot a annulé sa commande de 22 787 Dreamliner passée en 2007. Chez Airbus, c’est l’A380 qui est l’objet d’une directive de l’EASA ordonnant l’inspection des bords de fuite des ailes.

Ordonnée fin septembre par la FAA (autorité de l’aviation civile américaine) puis accélérée la semaine dernière, l’inspection de Boeing 737NG modèles -600, -700, -700C, 800 et 900ER pour d’éventuelles fissures structurelles a déjà fait deux victimes. Southwest Airlines a annoncé en avoir découvert sur deux appareils qui ont été immédiatement retirés du service, tout en soulignant qu’aucun problème n’avait été décelé dans « la vaste majorité » des monocouloirs inspectés. De son côté, la low cost brésilienne GOL a cloué au sol onze de ses 115 737 après y avoir trouvé « des preuves d’un remplacement nécessaire d’un composant spécifique dont les caractéristiques ne sont pas conformes aux standards » de Boeing. Elle a précisé que cette immobilisation affecter 3% de ses passagers d’ici le 15 décembre.

Côté 737 MAX, alors que ni la FAA ni les autres régulateurs n’avancent de calendrier pour une re-certification, American Airlines a de nouveau repoussé le retour dans les airs des 24 MAX 8 reçus (sur 100 commandés), au 16 janvier 2020 au plus tôt – plus tard que toute autre concurrence américaine. L’absence des monocouloirs remotorisés la force à annuler environ 140 vols par jour, et lui a coûté 140 millions de dollars au dernier trimestre fiscal (9475 annulations).

Si la famille 737 ne lui causait pas assez de soucis, Boeing a officialisé le mois dernier dans ses listings l’annulation par Aeroflot des 18 787-8 et quatre 787-9 Dreamliner.  A la fin septembre, l’avionneur avait enregistré 1450 commandes pour la famille Dreamliner, dont 894 livrés ; ce qui au rythme actuel de production, 14 par mois, correspond à 40 mois de travail dans les deux FAL d’Everest et Charleston. La flotte Boeing LC restera donc à 19 777-300ER (plus trois en attente de livraison), aux côtés de 22 Airbus A330 et quinze A350-900 – dont les livraisons restent prévues à partir de 2020.

L’Airbus A380 est d’autre part l’objet d’une nouvelle directive de l’EASA (Agence européenne de la sécurité du transport aérien), qui a demandé aux opérateurs de contrôler la potentielle existence de fissures sur les bords de fuite de la voilure d’un certain nombre d’appareils, qui « pourraient entrainer des pertes de pièces en vol ». Une trentaine de structures sont concernées, qui utiliseraient un alliage d’aluminium « nommé 7449 » déjà impliqué dans des fissures. Les compagnies aériennes doivent mener ces inspections dans les 147 mois après la mise en service du superjumbo, puis tous les six ans. Airbus a déjà diffusé les bulletins idoines auprès de ses clients. (Air Journal, photo : Southwest)

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